Intermède ~ Un livre Un jour #1: Big Bang Baby de Lucie Citharelle

J’inaugure ici, la partie  » littérature » de mon blog. C’est un peu pompeux, hein ? Soyez indulgent 😉

D’ordinaire, j’apprécie les livres qui me permettent de m’évader ( avec des meurtres dedans c’est encore mieux ). Je ne suis pas pas porté spontanément vers les lectures qui me poussent à l’introspection. Et c’est pourtant le cas de Big Bang Baby. Il n’est donc pas certain que, me retrouvant en librairie avec ce dernier entre les mains, mon choix se soit  porté sur lui. Mais j’ai eu la chance de le gagner sur le blog de Papa Online.

Quelques jours plus tard, Big Bang Baby arrive dans ma boîte aux lettres, envoyé directement par l’auteure avec une dédicace très sympathique. Je commence à le feuilleter, certains passages m’interpellent. Cependant, j’ai un autre livre à terminer ( avec un meurtre dedans ) ; je pose donc celui-ci sur ma table de nuit et décide de terminer le précédent, mais chaque soir, l’envie de le lire est plus forte. Vaincue, j’en commence sa lecture.
Ce livre est le premier roman édité de Lucie Citharelle, femme de Lettres et chroniqueuse. Nouvellement maman, elle s’inspire de cette récente expérience pour écrire ce livre tout en justesse et douceur sur la révolution émotionnelle que peut provoquer l’arrivée d’un enfant. La narratrice de l’histoire, Noémie, nous conte tour à tour : son interrogation sur son désir d’enfant, ses doutes et ses espérances durant sa grossesse, le déséquilibre que provoque l’arrivée de sa fille dans sa vie et dans son couple , mais également l’amour fou que lui inspire cette dernière.
Je n’ai jamais été tentée par l’introspection ; cet exercice auquel se livre la narratrice me terrorise. Elle réussit cependant à décrire clairement ses émotions, et reconnaître ses faiblesses. Certains passages m’ont ému aux larmes. La grossesse de Fils Aîné a été une véritable épreuve pour moi. Je n’ai jamais pris le temps de me réjouir qu’il soit là, en moi, je n’ai jamais été sereine. J’avais simplement la constante peur de le perdre. Ceux qui me lisent ou me connaissent personnellement savent que cette grossesse n’était pas la première. La première fois, LdmJ et moi-même avons dû prendre une décision importante : celle d’effectuer un geste chirurgical  ( une amniocenthèse ) qui s’est soldé par une grave infection et la perte du fœtus. Je me sentirai éternellement fautive d’avoir fait ce choix.
Dans ce livre, l’auteure décrit avec une réelle justesse ce sentiment de responsabilité qui nous étreint quand nous portons la vie. Un sentiment exaltant et terrifiant :

 » Etre responsable de l’autre en moi, c’était évidemment merveilleux, puisque j’avais la délicieuse obligation de prendre soin de moi.

Mais j’y perdais également les minces marges d’entrave aux comportements exemplaires que je m’accordais dans ma vie d’adulte » 

En la lisant, j’ai pu analyser à ce que j’ai éprouvé durant mes grossesses suivantes, cette constante peur, cette impression que quelque chose de terrible allait arriver si je prenais le moindre risque, ce constant besoin de tout maîtriser. Elle m’a permis de comprendre pourquoi, l’idée d’une troisième grossesse était difficilement envisageable.
Le Big Bang du titre correspond à la naissance de l’enfant et ce passage de la jeune femme à la mère. C’est bouleversant et criant de vérité. Je ne suis pas passée par les tourments qu’elle décrit, mais les émotions éprouvées par la narratrice sont tellement réalistes, qu’on s’identifie totalement à elle. Noémie recherche la perfection dans son nouveau rôle, son couple vacille, la dépression rôde.

« Je me rappelle m’être dit que la fatigue, la vraie fatigue que je ressentais en tant que jeune maman, ce n’était pas seulement la fatigue des nuits courtes et du sommeil interrompu, mais l’épuisement nerveux causé par les cris. C’était insupportable. Et je devais supporter. Je devais calmer Junie. J’étais sa mère, bon sang, je devais réagir justement, avec sang-froid, avec amour. « Les bras d’une mère sont irremplaçables »… « 

Et surtout ce qui illumine toute la lecture : l’amour inconditionnel d’une mère envers son enfant. Les passages où elle parle de sa fille sont merveilleux de douceur et de beauté.

« Je repose Junie dans son cocon. A la lumière pâle du jour qui passe à travers les persiennes, je vois les yeux de Junie, ronds, ouverts, précis, curieux, splendides. Elle sourit. Et par ce sourire, elle balaye des siècles de poésie. »

Après la lecture de ce dernier passage, je pense ne rien pouvoir ajouter. Si vous avez l’occasion de le lire, je vous conseille fortement de le faire, et je peux prêter mon exemplaire aux copines. Vous pouvez également le trouver ici, et Lucie propose même des dédicaces personnalisées de son roman.
Pour mettre un visage sur cette jeune auteure très sympathique , c’est ICI.

Bonne lecture.

Big Bang baby, de Lucie Citharelle, 18€ aux éditions Sokrys.

 

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7 thoughts on “Intermède ~ Un livre Un jour #1: Big Bang Baby de Lucie Citharelle

  1. Coucou !
    Je suis moi assi en train de le lire :p
    Et c’est vrai qu’il est criant de vérité, moi je n’ai pas e du tot le même rapport mais je me vois quand même dans de nombreuses phrases !
    Bisous

Répondre à Emilie Clairétoile Annuler la réponse

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