Previously on Game of Mômes :

Rappelle-toi, ces événements se passaient dans un passé lointain, très lointain …

Oui j’avoue t’avoir laissé dans un suspense intolérable pendant 1 mois ! Pas un jour ne s’est passé depuis, sans que je n’ai reçu le mail d’un lecteur me demandant expressément le parfum de la glace que j’ai mangé le mardi 1 mai !

« Mais c’est pas possible de nous laisser dans un tel état d’incertitude !!! 😭😭😭 »

Pardon ami lecteur, tu sauras bientôt le nombre de motos que les Mômes ont vu passer en Italie. Cette information capitale va enfin t’être révélée.

(Non, je déconne, personne ne m’a écrit, ce qui est assez vexant) (d’ailleurs je boude).

Je rappelle donc le début de cette histoire oh combien passionnante : après quelques déboires le long des routes, les Mômes et leurs parents sont enfin arrivés en Italie, sur les bords du lac de Côme. Le premier jour de ce long week-end du 1er Mai fut consacré à la visite de l’abbaye de Piona, suivie de la visite non moins intéressante d’un carrossier italien, ne parlant qu’italien, mais qui nous a rassuré sur l’état de la voiture clong clong (« No grosso problemo ») sans rien nous révéler vraiment de ce problemo (encore un amateur de suspense).

Voici donc ENFIN la suite de nos aventures itinérantes (et mécaniques)  !


*** GÉNÉRIQUE ***

Presque …


Mardi 1er Mai.

N’étant pas tout à fait rassurés sur l’état du Berlingo, nous avions décidé de laisser la voiture au repos ce mardi et de prendre les transports en commun. Nous souhaitions nous rendre à Bellagio, afin d’utiliser les nombreuses lignes de bateaux qui partent de son embarcadère pour visiter les jolis villages du centre du lac.

Bellagio se situe à la pointe du lac, en son centre. Si tu ne connais pas du tout ce coin d’Italie, tu dois te demander comment une ville peut être à la pointe du lac et EN MÊME TEMPS en son centre …

Et bien c’est simple, voici une pointe en plein centre :

Depuis le village d’Onno où nous séjournions, les lignes de bateaux reliant Bellagio ne fonctionnent qu’en pleine saison ET les jours fériés. Or le 1er Mai est également férié en Italie. Donc nous pouvions utiliser le bateau toute la journée. Cool.

Sauf que l’horaire de départ du matin nous semblait trop tardive (je rappelle que nous sommes des lève-tôt) (correction : je rappelle que LES MOMES sont des lève-tôt).

Nous pensions donc prendre le bus le matin et de rentrer le soir en bateau.

Sauf que les lignes de bus fonctionnent tous les jours EXCEPTÉ les jours fériés.

Devant ce casse-tête, nous avons opté  pour la facilité : prendre la voiture clong-clong. La facilité bruyante.

Cependant nous étions tout de même assez inquiets sur l’endroit où nous garer … Le guide du routard était formel : en saison (ou lors des jours fériés 😖) les places de parking près de l’embarcadère  sont rares, il faut donc se garer sur les hauteurs de la ville.


Nous voici donc ce mardi matin vers 8h30 sur les hauteurs de Bellagio. Là où nous garons la voiture, c’est sûr : ce n’est pas la foule. Maps nous indique qu’il va falloir marcher 45 minutes pour rejoindre l’embarcadère, gloups (on pense surtout qu’il faudra tout remonter ce soir).

Le seul avantage est que je peux faire des photos depuis les hauteurs et c’est joli ; de chaque côté de la petite colline qui marque la pointe, on peut apercevoir les deux branches du lac :

Plus on se rapproche de l’embarcadère, plus nous prenons conscience que toutes les places de parking en ville sont libres, même celles qui sont à moins de 100 mètres des départs de bateaux 😐😭

Il fallait donc juste se lever tôt.

Au bord du lac, nous choisissons d’acheter le billet famille, valable toute la journée, qui nous permet de prendre tous les bateaux reliant les villages du centre du lac (30€, c’est plutôt un bon plan). La guichetière étant fort aimable (comprendre qu’elle me demande 15 fois en soupirant où je veux aller) , je ne m’attarde pas auprès d’elle, et j’en oublie de demander où sont les départs de bateaux.

C’est comme cela que nous attendons 15 minutes devant les départs de ferry (nous aurions pu faire passer la voiture si nous ne l’avions pas garée à 15 bornes de là).

Après avoir rejoint le bon embarcadère, nous nous perdons pendant un autre bon quart d’heure devant le casse tête que représente le livret avec les horaires. Ambiance Escape Game.

Trente grilles horaires écrites en arial 6 nous narguent. Nous sommes donc un jour férié, mais « feriale » en italien signifie « tous les jours », les bateaux qui naviguent les jours fériés c’est « festivo ». Nous perdons donc beaucoup de temps à regarder les horaires de bateaux qui ne naviguent pas aujourd’hui…

Nous finissons d’ailleurs par voir accoster celui en provenance d’Onno, et que nous n’avons pas voulu prendre parce que nous pensions qu’il arriverait trop tard dans la matinée … 😐

Nous finissons par monter dans un bateau, qui nous conduit vers le côté ouest du lac.

 

 

Nous débarquons non loin de la villa Carlotta et de ses splendides jardins que je recommande de visiter au mois de mai :

Nous ne l’avons pas fait cette année, car nous avions déjà eu le plaisir de les parcourir pendant notre voyage de noce et franchement le refaire avec les Mômes en aurait terni le souvenir (mais tu as peut-être des enfants rhododendrons-friendly). Fils Cadet aurait apprécié d’ailleurs, mais cela n’aurait pas été le cas de notre Aîné.

A la place nous décidons donc d’emprunter à pied la « greenway » (en pas-italien dans le texte)  de Tremezzo jusqu’au village de Lenno d’où nous pourrons reprendre le bateau.

Comme tu le vois, le sentier se poursuit bien après, de quoi s’amuser lors d’un prochain séjour.

Le chemin emprunté regorge de spots pour prendre les enfants en photo, et ils se prêtent volontiers aux caprices photographiques de leur mère :

 

 

Je fais aussi beaucoup de photos ratées, je t’épargne la série.

Ou pas :

Observe bien, Fils Cadet possède aussi un appareil photo, cela méritera bien un petit épisode bêtisier … Stay Tuned.

On continue notre chemin, et j’admets que c’est très charmant :

 

 

On quitte les abords du lac pour grimper dans les hauteurs du village de Mezzegria  :

 

On continue de voir des ruelles où les voitures (après avoir subi une cure d’amaigrissement)  peuvent théoriquement rouler (je t’encourage à lire ce premier épisode pour comprendre notre traumatisme).

Même si parfois cela semble en dépit du bon sens, comme ici :

Et parfois le feu passe au vert 😱 (à tes risques et périls)

Nous continuons de suivre la greenway, et j’avoue ne pas avoir su choisir parmi mes photos, alors je te mets le tout, les vues du lac, les champs de moutons …

 

 

 

 

On redescend vers le lac …

 

 

Il n’est pas loin de midi, les enfants ont profité de la balade et ne se serons jamais plaint (excepté ce moment où  un chien a jappé très fort au passage de Fils Aîné) (il est parti en hurlant se jeter dans un champ d’orties) (…).

On reprend le bateau vers Bellagio où nous avons décidé de déjeuner (notre propriétaire nous a recommandé un petit resto dans les ruelles du village).

J’en profite pour jeter un dernier coup d’œil à l’hôtel où nous poserons nos valises la prochaine fois 😂

Le grand hôtel de Tremezzo, bah quoi ?

Ce n’est pas grave si c’est hors de nos prix, car du côté de Bellagio, il y a des hôtels avec des noms tellement, mais tellement plus jolis …

😍

Arrivés à Bellagio, nous partons en quête du ristorante La Grotta pour déjeuner, les enfants semblent un tantinet affamés :

LdmJ et moi dégustons des pâtes aux fruits de mer délicieuses (pendant que les enfants dévorent une énième pizza). Je ne montrerai pas de photos de nos plats, parce que je n’y pense pas tout simplement, un repas cela se savoure, cela ne se prend pas en photo (ou alors avec la tête en gros plan de mes enfants ravis). D’ailleurs cela me fait penser que le lendemain, une nana à la table à côté de la nôtre a pris en photo son plat de pâtes sous toutes les coutures et … ne l’a pas mangé. Oui, je sais 😣 …

L’après midi commence par la découverte de routes carrossables étonnantes :

Oui, oui « passo carabile » signifie « passage de voiture » ???!!! J’arrête d’essayer de comprendre …

Nous reprenons le bateau, où les enfants dégustent une coupe de champagne …

… pour rejoindre le village de Varenna du côté est du lac.

 

Le village est très coloré et charmant, tu peux y visiter les jardins de la villa Monastero. Magnifiques également. Quand j’étais enceinte de Fils Aîné, alitée à l’hôpital, une sage femme m’a initié à la sophrologie. Pour me rendre mentalement dans un endroit apaisant, je choisissais systématiquement ces jardins :

Photo exclusive de mai 2006 (j’ai dû fouiller dans mes archives et perdre une heure à fouiller dans les photos de notre voyage de noce).

Cette année nous n’y sommes pas allés mais nous avons marché le long de la greenway locale, bien sympathique également.

 

 

 

Les enfants ont souhaité se tremper les pieds dans l’eau à 10° (ils n’ont pas eu de pneumonie pendant le séjour).

D’ailleurs sur cette plage, j’ai une petite anecdote. Une demoiselle se filmait en selfie et parlait très fort à son téléphone (c’était bien pénible d’ailleurs) :

« Where are you Georges ??? »

Tu sais peut-être que Georges Clooney a une résidence secondaire (ambiance villa de dingue) sur les bords du lac de Côme. Visiblement cette jeune et jolie personne le recherchait. Mais manifestement il n’était pas là. En tout cas, il n’a pas répondu … Quand à elle, elle avait juste l’air cloche.

Nous avons pris le dernier bateau pour retourner à notre point de départ, cheminer durant 45 minutes pour retrouver notre voiture et bien mérité une dernière glace à Onno-Lulu:

Je sais que tu attends avec impatience le parfum du jour, et bien figure toi que je ne me rappelle plus, mais peut-être est-ce ce jour là que j’ai expérimenté une glace aux yaourt et à la framboise à tomber ….


Mercredi 2 mai.

Malheureusement pour nous, il a beaucoup plu. Nous sommes tout de même retourné à Bellagio afin d’y visiter les jardins de la villa Mezzi (nous avons garé la voiture beaucoup plus près par contre) (pas deux fois hein).

C’était mouillé mais bien joli quand même. Et puis avec la résolution des appareils photos actuellement, on pourrait presque croire qu’il ne faisait pas si moche (… mais si quand même).

 

« Dans le brouillard »

 

« Il faisait un froid de canard »

 

 

 

La villa Mezzi

 

 

 

 

Fils Aîné a tenté de faire du stop de bateau …

 

 

Le reste de la journée, nous avons surtout profité de la gastronomie locale. C’était notre dernier jour, il fallait que notre estomac s’en souvienne …

 


 

Nous approchons de la fin de cette parenthèse enchantée, nous avons dû reprendre la route avec le Berlingo clong clong le lendemain. Te dire que nous n’avons pas eu des sueurs froides sur les autoroutes et dans le Gothard serait te mentir, mais la voiture a bravement tenu le coup.

Les enfants ont clôturé leur relevé comptable  : « On aura vu 614 motos en Italie !!! »

On a d’ailleurs béni la frontière suisse de nous permettre d’arrêter cette torture quotidienne « 314, non 313, ohhhhh 314, 315 et 316 »


Dès notre retour à Winterfell, LdmJ a apporté le Berlingo au garage.

Verdict :

« La pompe à eau est cassée, monsieur … Vous auriez pu bousiller votre moteur à rouler ainsi … »

Oups …

Le « No grosso problemo » s’est transformé en un changement complet du circuit de distribution (remarque il aurait fallu bientôt le faire tôt ou tard vu l’âge du biniou).

En attenant, je me demanderai toujours ce que le garagiste italien a vu sous le capot de notre voiture 😉


*** GÉNÉRIQUE ***

Mais t’étais où George ?

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