Comme je l’expliquais sur la page facebook du blog la semaine dernière …

Outre le fait que je manque cruellement de temps, ma durée de connexion internet est limitée. Oui limitée, comme du temps de wanadoo et de son CroïngCroïngCroïng.  Pour t’expliquer rapidement, nous avons dû déménager mon ordinateur le temps de faire des travaux dans notre salon (et c’était nécessaire : la dernière fois que le papier peint avait été changé, Gorbatchev devait encore être président de l’URSS) (bref). Nous avons donc déplacé l’ordinateur dans une autre pièce, mais mon câble ethernet, qui mesure pourtant plusieurs mètres, n’était pas assez long (et oui, que veux-tu, je vis dans un château) (hahaha). J’ai bien eu l’idée lumineuse de commander une clé wifi mais cette dernière, une fois installée,  n’a jamais été en mesure de repérer notre box (je dois vraiment vivre dans un château). J’ai passé deux heures de mon précieux temps dimanche après-midi à essayer de faire marcher ce stupide gadget mais force est de constater que mon ordinateur ne souhaite pas de connexion wi-fi. Il veut son fil.

Evidemment nous aurions pu le placer dans le couloir et prier les enfants de ne pas jouer à la corde à sauter avec le câble, mais nous ne sommes pas aussi joueurs.

Bref me voilà avec un ordinateur sans connexion …

Je vis un drame.

Obligée de travailler mes cours sans zoner sur Facebook …

Obligée d’écrire cet article dans word sans vérifier mes mails.

Putain.

Putain, c’est fou ce que je suis efficace depuis dimanche.

Bien sûr LdmJ a consenti à  me prêter son portable afin de poster ce billet. Là par contre, je perds en efficacité, son windows XP met 15 minutes à s’allumer, et j’aurais eu le temps de me faire une manucure en ouvrant l’interface du blog. J’allais appeler 1&1 (mon hébergeur) quand j’ai pris conscience que manifestement le problème se répétait sur toutes les pages  internet.

Enfin bon, je ne vais pas râler plus longtemps parce qu’il me le prêtera plus et je serai obligée d’écrire des billets depuis mon téléphone en langage sms. LOL. MDR. (hum)

Cette longue introduction pour te dire, que face à ces difficultés, je ne pourrai pas écrire des billets bien longs ces prochaines semaines (eh oui, toutes les excuses sont bonnes pour en faire le moins possible) (que veux-tu, je suis une vraie gauchiste).

Et comme j’ai déjà écrit 445 mots, il va falloir que je me dépêche. Faudrait pas que je fasse des heures sup’ non plus !

Alors hophophop, le sujet du jour !

Donc comme promis dans mon post facebook, aujourd’hui je vais te parler d’un bonhomme de neige.

Mais avant cela …


*** GENERIQUE ***

J’allais oublier le générique de l’épisode didonc.

Pourtant il était facile à trouver.

Fils Cadet + Anna = ♥


L’équation hivernale change en vieillissant :

Pour un enfant :

Neige = luge + boules de neige + bonhomme de neige + glissades rigolotes.

Pour un adulte :

Neige  = verglas + froid + glagla + bottes qui puisent + corvée de neige + gratter la voiture (ou carrément passer le balai pour désencombrer le pare-brise)  + routes qui glissent + pneus qui se prennent les trottoirs +   glissades qui font mal au luc.

 

Le 21 décembre quand Fils Cadet a appris que c’était le premier jour d’hiver, je l’ai retrouvé figé devant la fenêtre du salon.

– Mais que fais-tu ?

– Ben, c’est l’hiver aujourd’hui ! J’attends la neige !

Evidemment, j’ai explosé de rire. Puis je me suis rappelé que mes seuls souvenirs des hivers d’enfance étaient là, en haut de ce tas de neige :

Enfin ça et la cagoule qui gratte.

J’ai l’impression qu’il neigeait de décembre à mars dans les années 80.

Fils Aîné, ce pourrisseur de groove,  est alors intervenu :

« Nan, mais c’est pas parce que c’est l’hiver qu’il neige, hein !!! T’as jamais entendu parler du réchauffement climatique, Fils Cadet ? »

Non, et heureusement, qu’à 6 ans, il ne connaisse pas encore.

Bon maintenant si.

Quand la neige a été annoncée dans l’Est, il a poussé des cris de joie :

« Ouaiiiiiis, c’est fini le réchauffement climatique ! »

Alors non … mais j’aimerais voir la vie avec des yeux d’enfants.

Quand les premiers flocons ont encombré la terrasse le dernier jour des vacances, il était tout fou :

« JE VEUX ALLER DEHORS ET FAIRE UN BONHOMME DE NEIGE !!! Tu viens m’aider maman ? »

Alors comment dire … Outre le fait que je déteste me congeler les mains dans la neige fraiche, l’autre problème était que l’épaisseur de neige atteignait la hauteur pharaonique de 2 mm. Donc à moins de faire un bonhomme de neige pour poupée Barbie, cela ressemblait fort au treizième travail d’Hercule son idée …

Mais bon, après avoir enfilé quinze couches de vêtements à tout le monde, j’ai consenti à les accompagner d’un air ravi. En vrai, je pleurais intérieurement toutes les larmes (gelées) de mon corps …

Je l’ai laissé se débrouiller avec toute la neige disponible …

Après de LONGUES minutes, voilà le résultat :

On était loin du bonhomme de neige tant espéré, vous en conviendrez …

Fun Fact : en voyant cette photo, LdmJ s’est exclamé : « Ah vous aviez même sorti la luge ? »

Il avait pris son Fils Aîné (allongé en haut de la photo) pour la luge rouge des Mômes. Mouhaha.

En même temps, je ne comprends toujours pas ce qu’il fabriquait ainsi allongé, mais il me semble qu’il essayait de voir si sa combinaison lui permettait de glisser sur la terrasse. Une luge humaine donc. LdmJ n’avait peut-être pas tort …

En attendant, Fils Cadet a mis sa boule de côté pour « quand il y aura plus de neige » . Dans ma tête, j’ai pensé « Jamais » et deux jours plus tard il neigeait autant que dans mes souvenirs d’enfance … (Ne jamais penser « Jamais »)

Il a voulu retourner faire son bonhomme de neige, et cette fois je l’ai laissé y aller seul.

 

Donc le petit a repris sa petite boule sur la terrasse et l’a roulé pendant longtemps …

Photo prise depuis la fenêtre du salon, un thé chaud à portée de main. C’était supportable.

Très … longtemps …

Je lui ai d’ailleurs demandé de ne pas oublier de passer devant le garage histoire de déneiger un chouilla (faut bien que les Mômes servent à quelque chose de temps en temps).

Quand il a joué au culbuto avec sa boule entraîné dans la descente, je lui ai suggéré de la laisser là et d’en faire une autre pour la tête (en passant devant la maison cette fois) (ben quoi).

Il a pleuré pour je vienne l’aider. J’ai eu pitié.

Il m’a ensuite fallu l’aider à positionner les deux boules de 50kg l’une sur l’autre.

Puis retourner chercher à la cuisine une carotte pour le nez.

Puis trouver deux cailloux pour les yeux.

Puis casser deux branches pour les bras.

Puis déterrer un pot de fleur comme chapeau.

Puis …

Ouais bon, il est fini là ton bonhomme, non ?

« Ben oui, maman, mais … il est moche nan ? »

Oui, bien sûr, c’est un bonhomme de neige.

NOOOOOOOON !

Je lui ai assuré que c’était le plus beau bonhomme du monde des bonhommes de neige, on a pris plein de photos dont une pour poster sur facebook (où je lui ai caché qu’une amie l’avait rebaptisé : Olaf-freux) (bien que j’ai ri comme une bécasse pendant 1 minute).

Il est passé le voir et lui parler tous les jours jusqu’à dimanche dernier. Jour où les garçons l’ont décapité façon Ned Stark en hurlant comme des sauvages.

Finalement, Olaf-freux a terminé sa vie comme la plupart des constructions légos des Mômes : en morceaux.

La neige est ré-annoncée à partir de demain, et quand Fils Cadet l’a appris, je te laisse deviner ce qu’il m’a dit :

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Finalement, construire un bonhomme de neige n’est pas un travail d’Hercule, mais plutôt de Sisyphe.

L’enfant roule sa boule du matin au soir et recommence le week-end suivant, sans se décourager.

… Vivement le Printemps !


*** GENERIQUE de FIN ***

Si tu ne le connais pas, je te conseille ce magnifique dessin animé sur un bonhomme de neige onirique qui prend vie : The Snowman » de Raymond Briggs.

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