[ La BANDE-ANNONCE VIDEO de cet épisode dont le son est la reprise par LdmJ d’un morceau de Aerosmith  est accessible en cliquant sur ce texte ]

Je suis la première fan des dessins de mes enfants (pour preuve la catégorie D’Art D’Art de ce blog). J’adore les décoder avec eux, car si ils sont plein de petits détails amusants (et parfois complètement frappés 😛 ). Comme nous nous marrons beaucoup, je me suis dit que ce serait bête de ne pas se marrer ici aussi.


*** GENERIQUE ***

Dans cette jolie interview de Dorothée (eh oui) Cabu raconte aux enfants comment il est devenu dessinateur :


***


 

D’aussi loin que je me souvienne : j’ai toujours été une bille en dessin. Quoique le dessin, cela pouvait encore passer (dans le genre pas trop exigeant)… Mais par contre, dès qu’il fallait mettre des couleurs ou pire le peindre … Le rendu final était catastrophique.

Pourtant mon père était peintre … en bâtiment okay, mais peintre quand même. D’ailleurs quand j’étais gosse, chaque fois que je parlais de son métier, on me répondait : « OHHHHH, il peint des tableaux ? » Ce à quoi je répondais : « Nan, il peint les murs sur lesquels on les accroche »  

Ceci dit, il a peint quelques tableaux. L’un d’entre eux est d’ailleurs aujourd’hui accroché dans ma maison. C’est sans doute plein de maladresses et d’imperfections, mais je l’adore: il me représente, à l’âge de Fils Cadet, devant notre maison. Je ne dirais pas qu’un jour une copine m’a demandé : « Mais, c’est quoi ce tableau moche ? » Je te laisse imaginer sa tronche quand je lui ai dit que c’était un souvenir de mon père (et qu’en plus c’était moi sur le tableau) (un grand moment 😛 ) (la pauvre quand même ^^)

En attendant, j’étais nullissime avec des pinceaux. Je me rappelle particulièrement de ma première « oeuvre » au collège. La prof  nous avait demandé de séparer une feuille A4 en petits rectangles et de peindre chacun d’entre eux dans une couleur différente. J’avais fait un carnage. Tout débordait de partout : c’était positivement atroce (ou sublimement avant-gardiste). Ma prof, qui par un heureux concours de circonstance, était également ma voisine  avait interpellé ma mère depuis son balcon (je la vois encore) :

« EH BIEN ! je viens de corriger le dessin de Florence ! J’aurais jamais cru qu’elle était aussi brouillonne !!! On m’en avait dit tellement de bien … »

Je me rappelle avoir eu des sentiments assez ambivalents : dans la même seconde, j’ai appris que mes instits avaient dit du bien de moi, mais que je n’étais qu’une usurpatrice …

Et là, elle a rajouté :

« Ben heureusement que Dédé (mon père) ne travaille pas comme cela, hein »

Mais HA-HA-HA …

Connasse.

Du coup, je n’ai jamais pu la piffrer : déjà comme voisine, elle était moyenne ; mais alors comme prof …

Cette longue introduction pour te dire que lorsque Fis Aîné a commencé ses premiers dessins, j’avais en tête qu’il aurait des difficultés (oui, je suis cette mère qui croit vachement dans les capacités de son enfant). Pourtant, j’ai toujours TOUT conservé : même ses premiers gribouillis datant de l’époque de la crèche. J’arrivais pas à les jeter : y’avait toujours un truc ou un petit trait … différent des autres (du genre que j’étais la seule à pouvoir percevoir !).

Bon je n’aurais tout de même pas encadré leurs premières gommettes au mur …

023

Ceci n’est pas du tout une photo de notre cuisine.


Les dessins de Fils Aîné

A l’école maternelle, Fils Aîné a eu beaucoup de mal avec ses premiers dessins. Par exemple, il voulait représenter une maison mais son rectangle se transformait en cercle. Il avait en tête ce qu’il voulait faire, mais n’arrivait pas à le retranscrire avec sa main. Cela le rendait dingo : combien de brouillons ont été chiffonné avec des « Z’y arriverai zamais » sanglotés … et tous les cris, les SOS, qui ont été proférés.

Du coup, pendant deux ans, il n’a plus dessiné que des chiffres et des lettres (mais sans Laurent Romejko).

Bizarrement, j’étais persuadée qu’il n’était point doué et que ce serait toujours ainsi. Quand on est parent, parfois, on a des idées arrêtées toutes moisies.

Enfin moi, j’en avais.

Je crois que j’ai transféré mes propres difficultés dans ce domaine sur lui. Heureusement, il m’a fait mentir. En Grande Section, nous l’avons inscrit aux « activités dessin » du mercredi de Winterfell. Et depuis : que de changements ! Ses dessins sont devenus très détaillées, avec un trait sympa. On y retrouve bien souvent l’univers du sport automobile, tu te doutes … Il a même remporté un concours l’année dernière 😉 (pour ceux ou celles du fond qui ne suivent pas ^^ ) D’ailleurs, après avoir longtemps voulu devenir pilote de rallye, il pense maintenant être designer automobile.

Cet été, un de ses dessins de l’élève Ducobu a été publié dans son Sacro-Saint Journal de Mickey (et oui, encore!) (Non, je ne suis pas sponsorisé par le JdM 😉 ).

C’était celui-là :

002 - Copie

Tu peux noter le souci du détail notamment dans la représentation de la deux-chevaux de Monsieur Latouche … Ainsi que la petite phrase lèche-botte, que n’aurait pas reniée Léonie Gratin 😛

Les dessins accompagnant ses poésies sont sympas aussi. Voici celui qui illustre « Automne Malade » de Guillaume Apollinaire :

005 (1)

Bon, okay, on ne sait pas pourquoi le mec a un sombrero sur la tête (c’est comme le Port Salut, hein … si si regarde bien). Sans doute parce que c’est un sombre héros de l’amer. Et sinon rien à voir, mais c’est l’arbre de Simone : Adieu Veil Arbre 


Les dessins de Fils Cadet

Il dessine en permanence.

D’ailleurs, il a décrété que l’Ecole Maternelle n’était pas une école où l’on apprenait à lire, mais une école où l’on apprenait à dessiner et à jouer (son père avait eu l’audace de lui dire que peut-être il apprendrait à lire cette année) (le fou). Fils Cadet prend d’ailleurs ses apprentissages très au sérieux, vu que chaque soir il ramène 4 ou 5 dessins. D’après la maîtresse, dès qu’il termine une activité, il est super autonome : il se met à dessiner. Ses dessins commencent  à envahir peu à peu toute notre maison. Nous en avons accroché beaucoup mais la plupart d’entre eux se retrouvent désormais en décoration de sa petite table à dessin. Nous rajoutons simplement un morceau de nappe transparente dessus :

005

 

Depuis un an, il a expérimenté plusieurs styles.


 

Sa période Pirates

031

J’ai sélectionné au hasard trois dessins dans la bonne cinquantaine que nous avons sur le sujet.


Puis est venu une phase plus sombre.

Sa période Dark :

Il y a d’abord eu les chateaux hantés :

008

Pour finalement ne plus dessiner QUE des têtes de morts.

Tête de morts qu’il collait un peu partout (sur la porte de sa chambre notamment) (ambiance …).

Mais également sur sa petite chaise :

Puis soudain, ses têtes de morts sont devenues plus … kawaï :

006

 

Observons les coeurs et fanions derrière la tête de mort.

On sent le glissement de l’artiste vers …

 


 

Sa période Arc en Ciel

011

Le soleil qui rigole … c’est d’un classique, mais avec un arbre, c’est tout de suite plus chouette :

010

Il reste tout de même un petit nuage grisaillou qui fait la tronche mais bon …

Puis ce fut un festival de fleurs, de couleurs, de coeurs :

030

 

Même les clowns sont sympas sur ses dessins (je rappelle que le clown reste tout de même Number One au panthéon de mes terreurs enfantines …)

Afficher l'image d'origineVERSUS                    024

Tout de suite, c’est moins flippant.

Il a même réussi à donner un petit côté friendly à Dark Vador :

001 (1)

Et même, il a décidé d’accompagner la tête de mort de la porte de sa chambre par une petite fille lui offrant des fleurs :

009

Et oui, les différentes périodes de l’artiste se côtoient dans la maison.


De façon transversale, il réalise régulièrement :

Des bandes dessinées

Voici sa première BD, appelée par ses soins : « L’enfant qui a la varicelle »

(on sent le vécu torturé de l’artiste)

PicMonkey Collage

Inutile de crier au « génie » pour les textes, il me disait ce qu’il voulait écrire et je lui faisais un modèle 😉


En voici une autre, réalisée intégralement à l’école. Comme il me l’a longuement commenté, en voici un  résumé succinct :

Planche 1 : Une charrette se promène sur une route.

025

Planche 2 : La charette (qui -tel un caméléon- change de couleur) suit le panneau indicateur, mais le conducteur ne voit pas le piège ! Un cocotier qui lui barre la route !

026

Planche 3 : C’est l’accident !

Comme l’image est riche en rebondissements, j’ai préféré détailler tout ce dont m’a parlé Fils Cadet.

Capture

Oui, t’as l’impression qu’il a retranscrit son dernier cauchemar. Normal …


Et pour terminer, dernièrement, il nous a révélé une dernière facette de son « oeuvre » :

Sa période Wolinski (avec un « i »)

Et oui, la relève est assurée avec ce … monstre ?

001bis

Oui, oui, il a dessiné deux parties précises de son anatomie : des fesses vertes et un pénis. Difficile de ne pas être morte de rire quand il t’explique ce que cela représente.

« En fait, c’est un monstre pour faire rigoler les enfants »

(Effectivement, son frère est mort de rire) (moi aussi) (mais bon). Mais il m’a surtout achevé quand il a rajouté :

« Ben oui, Maman, regarde : il porte un masque  ! C’est rigolo hein ? »

Et finalement, c’est vrai : ce masque symbolise le ressort comique de l’oeuvre. Le monstre a caché son visage mais montré tout le reste (je pense qu’il n’assume pas totalement   😉 )


 

 

Allez pour terminer, un petit jeu ! Sauras-tu reconnaître ce qu’ont voulu représenter les enfants sur ces deux dessins :

Fils Aîné : 

001

Fils Cadet  :

002

La première (ou le premier) (sait-on jamais ?) à me donner les deux bonnes réponses en commentaires aura droit à une petite surprise easterosienne dans sa BAL.

Bon jeu 😀


PS : Je viens de prendre conscience que certains parmi vous continuent à compléter le questionnaire créé lors des un an du blog.

Merci  ! J’adore 😀 Un coucou particulier à Lucille de Troyes : ton message m’a beaucoup touché ! Bisous.


***GÉNÉRIQUE de FIN ***

Pour « boucler la boucle » des souvenirs, voici une interview de Charb : « Un dessin ne mérite ni la mort, ni un incendie »

***

Rendez-vous sur Hellocoton !
22 Comments