[ La BANDE-ANNONCE VIDEO de cet épisode dont le son est la reprise par LdmJ d’un morceau de The Offspring  est accessible en cliquant sur ce texte ]

« Eh oh c’est quand qu’on sort ? Je voudrais jouer dehors … »

Okay, mais après la lecture de cet épisode 😉

 


*** GENERIQUE ***

Et regarde ! Juste devant la porte : de la mauvaise herbe !


 

L’enfance a de nombreuses parts de mystère, mais je vais te parler d’une en particulier : as-tu déjà remarqué que quelque soit le temps, un enfant aura toujours envie d’aller se cailler jouer dehors.

Même s’il fait froid :

« Ooooooooooh, mais je vais mettre une écharpe, M’man ! »

Et il s’en va gaiement emmitouflé dans une écharpe sur un  manteau … ouvert 🙄

Même s’il pleut :

« Ooooooooooh, mais je vais mettre ma capuche, M’man ! »

Et il s’en va capuchonné jusqu’aux sourcils, en ayant pris soin de choisir ses vieilles chaussures … qui puisent.

Même si nous sommes en pleine alerte rouge vigilance warning clignotant canicule :

« Oh mais j’vais mettre ma casquette, mes lunettes de soleil, et la crème solaire ! »

Et il s’en va jouer au ballon du côté … ensoleillé de la maison  (l’ombre, c’est pour les faibles).

Même s’il neige :

Ouais mais non, la neige c’est pas du jeu, EVIDEMMENT que l’enfant a envie d’aller jouer dehors quand il neige !


 

De toute façon, le Môme n’a jamais trop froid ou trop chaud dehors , enfin … QUAND IL JOUE, parce que s’il faut qu’il fasse 50 mètres à pieds, là tu peux être sûre qu’il aura froid, faim et mal aux pieds …

Mais si l’enfant a de quoi s’occuper, il sentira à peine les gouttes lui traverser le jean’s et ne calculera même pas ses chaussures se remplir d’eau. Tout juste s’étonnera-t-il en rentrant de découvrir des chaussettes bonnes à essorer :

« OH BEN CA ALORS : mes pieds sont trempés ! »

Ce à quoi tu lui répondras : « Ben voilà : tu vas être malade demain » (ce qui est faux : l’enfant n’est jamais malade le lendemain car, contrairement à nous, il est beaucoup plus résistant).

Pour être tout à fait honnête, moi aussi j’adorais jouer dehors quand il pleuvait. La cour de mes parents était remplie de flaques, dont une particulièrement gigantesque, dans laquelle je sautais allègrement. Une fois la pluie terminée, ma voisine et moi apportions dehors nos poupées Barbie :

« On a qu’à dire que la grosse flaque, c’est la mer !!! »

Ah magie de l’enfance 🙂  … Imaginer que la grosse flaque maronnasse était l’océan. On s’asseyait dans l’herbe à côté (on ne sentait pas le mouillé sur nos fesses), et nous installions les Barbies sur une serviette de bain (un vieux gant de toilette, donc) où elles prenaient un bain de soleil tranquillou bilou (enfin un bain de gros nuages gris d’Easteros). C’était chouette.

BREF : je peux comprendre que mes enfants veuillent souvent aller jouer dehors.

Le seul truc, c’est que je n’ai pas envie de les accompagner.

Moi je suis vieille : je sens le froid qui engourdit mes petits doigts et je perçois LEGEREMENT la grosse pluie qui me dégouline dans le cou, et je n’ai même plus envie de m’asseoir dans l’herbe mouillée.

Mais je n’aime pas non plus les laisser jouer seuls dehors … déjà parce que notre foutu portail s’est complètement désolidarisé de sa base et que depuis il est grand ouvert en permanence  (tous ces dangers qui pourraient venir de la rue !!!), ensuite parce qu’il ne peuvent pas être dehors et jouer gentiment ensemble. Oui : il y a un adverbe intrus dans la phrase précédente (correction : il y en a deux … gentiment ET ensemble).


Je me suis amusée à lister leurs activités, leur temps d’occupation ainsi que la façon dont elles se terminent :


 

Jouer au ballon.

Début de l’activité : 14h00

Fin de l’activité : 14h02 (heure approximative à laquelle le ballon atterrit chez la voisine dont le labrador batifole dans le jardin) (passage en force par-dessus le grillage déconseillé).

Heureusement, l’activité ballon pourra reprendre le lendemain, quand la voisine aura rendu son otage aux enfants.


Jouer « aux raquettes ».

Je ne sais pas trop comment appeler cette activité. Il serait pompeux de l’appeler « tennis » surtout que nous jouons avec une vulgaire balle en mousse qui se transforme en Bob l’éponge quand survient la pluie. Il serait également ambitieux de la nommer :  « Jouer à se renvoyer une balle en mousse avec des raquettes », vu que le nombre de passes n’excède jamais … euh … Une .

Bref, dire qu’ils jouent « aux raquettes » est plutôt bien trouvé, car effectivement l’activité consiste essentiellement à agiter les raquettes dans tous les sens en espérant qu’elles touchent quelque chose : la balle principalement, mais si elle frappe leur frère c’est pas mal aussi, et un point bonus si elle assomme leur mère qui étend le linge à côté …


Jouer à « faire la fête ».

Je n’ai jamais vraiment saisi ce jeu.

Il s’agit en fait de sortir l’intégralité des jouets qui sont stockés au garage : ceux appelés basiquement « Jouets d’extérieur »  : les briques que-c-est-pas-des-duplos, les petites voitures moisies, les jouets en plastique à moitié défoncés (comme les figurines auxquelles il manque un bras, une jambe, ou une tête) … Bref, les joujous qui ne craignent pas la pluie ou une exposition prolongée au soleil (ils craignent juste le sac poubelle).

disney channel phineas and ferb toy story 3

Une fois que les Mômes ont sorti tout leur bord… bazar, ils l’étalent dans l’herbe ou carrément sur les branches de notre petit arbre et ils proclament que « C’est la fête ».

Bon honnêtement leur fête ressemble plutôt à une vide-grenier (avec des trucs invendables) …

Ceci dit parfois, on jurerait un installation d’Art Contemporain :

ap5KktiP-Xkv2Ly0BUfrD8uOUAoDufjYZx8WYhL79pE=w617-h822-no

Attention : Exposition temporaire !

Cette activité possède de nombreux bienfaits : elle les occupe longtemps et ils jouent ensemble sans se chamailler. Ce qui est TRES rare.

Par contre, elle se termine invariablement dans les pleurs et les cris. Mais POURQUOI ?

Parce que leurs vilains parents s’obstinent à vouloir les faire ranger tout leur fatras avant de rentrer et c’est vraiment trooooooooooop duuuuuuuuuur. Surtout qu’ils ont absolument TOUT sorti, hein … Et que même :

« HAN ? Je ne vais pas ranger les briques !!! C’est Fils Cadet qui les a sorties !!! »

« Et moi je range pas tes voitures, vieille patate moisie !!! »

Bref le « Jouer Ensemble » n’a pas fait long feu.


Jouer avec le chat.

En vérité, il serait plus judicieux de dire « Jouer à embêter le chat », parce que franchement la bête a rarement envie de jouer avec les enfants.

L’activité consiste à débusquer le chat dans sa cachette (en général à l’ombre d’un arbuste, sous lequel il  ronronnait peinard) et à le titiller avec une baballe.

« Allez viens jouer, Brimbelle !!! »

Enfin, pour être plus réaliste, je devrais plutôt l’écrire ainsi :

« ALLEZ, VIENS JOUER BRIMBELLE ! » (corps de caractère 36)

Las …

Le chat n’est point joueur,

C’est là son moindre défaut :

« Que faisiez-vous tantôt ? »

Miaule-t-il aux em…bêteurs (hum)

« Nuit et Jour, à tout venant, on criait, ne te déplaise »

« Vous criiez ? J’en suis fort aise et bien allez jouer à « Just Dance » maintenant ! »

Ouais pas trop trop rigolo, le chat : il finit par lever son digne popotin pour aller se pieuter chez une voisine (pas celle au labrador, hein !).


Sortir les vélos.

 … Et tourner en rond dans la cour.

Certes, ils préféreraient que nous les emmenions faire du vélo ailleurs, hein … mais que voulez-vous ? On a la flemme du travail.

Du coup, ils ont exactement 30 m² pour manœuvrer leurs deux biclous (20 si la voiture est dehors).

Au début, ils sont sages, ils tournent en rond, et ne rayent (presque) pas la voiture.

Et puis, tout s’enchaîne comme dans une réaction chimique à l’issue incertaine. Fils Aîné commence à zigzaguer, son Cadet se met à crier :

« MAMAN, il me barre la route !!!« 

Je détache difficilement le nez de mon livre pour voir qu’effectivement, l’Aîné joue un jeu dangereux. Mais je n’ai pas le temps d’intervenir que le petit fonce déjà sur ce dernier façon Banzaï.

L’histoire se termine dans un enchevêtrement de vélos. Fils Cadet, qui ne supporte pas la vue du sang, (oui, oui, grosse phobie) me supplie :

« Nan j’ai très TRÉS mal, mais je ne veux pas que tu regardes mon genou, NAAAAAAAAAN ne regarde pas !!! Le bobo partira tout seul ! »

Le grand réenfourche son vélo et s’amuse à nous frôler sous les cris effarouchés du petit, qui m’empêche toujours d’accéder à son genou.

Tout se termine par un grand :

« TOUT LE MONDE RENTRE ! » pas du tout énervé.


Jouer au frisbee.

Se référer au chapitre « Jouer au ballon », l’activité dure exactement deux minutes : temps mis par le frisbee pour atterrir chez le voisin. Game over.


Jouer dans leur maison en plastique.

On avait dit NON. Jamais ces trucs immondes verts et rouges hors de prix dans notre jardin.

Et puis un beau jour, ou peut-être une nuit,  nous sommes allés rendre visite à un cousin, dont la plus jeune enfant était désormais collégienne. Une cabane de ce genre était à l’abandon au fond de leur jardin. Nos enfants sont tombés en amour devant et l’ont investie comme s’il s’agissait d’un temple maya renfermant un précieux trésor (genre de grosses araignées).

Comme le dirait Bénabar : « La cabane du jardin trouve une deuxième jeunesse : c’est le consulat que rouvrent les gosses »

Mon cousin leur a offert. Et maintenant : NOUS AUSSI, on a la cabane verte et rouge moche dans le jardin.

Les enfants ont dû jouer un mois avec. Depuis, c’est devenu le paradis des araignées … #VoilàVoilà


Et enfin :
Transformer le jardin en ville ou notre entrée en ferme.

Il faut le reconnaître : les constructions des enfants, c’est pire que les herbes folles. Cela pousse partout et cela prend vite toute la place …

PicMonkey Collage

Tu noteras que la dernière construction entame joyeusement la porte d’entrée, mais comme dirait Fils Aîné : « C’est paaaaas grave, il suffit de tendre un peu les jambes épicètout ».

Evidemment, inutile de compter sur le Môme Constructeur pour lui-même procéder à la démolition « C’est trop difficile, M’man » (c’est vrai qu’il a mis beaucoup de son âme dans ce chantier).

Inutile également de compter sur Fils Cadet qui, POURTANT, il y a encore peu de temps, adorait shooter dans les constructions fraternelles. Aujourd’hui, une sorte de retenue semble l’habiter (‘parait qu’il grandit) (mouais).

Bref, il est souvent nécessaire de faire le sale boulot nous-même et nous sommes contraints d’éliminer les constructions sauvages, même si nous nous exposons à des dommages collatéraux gigantesques (principalement pour notre audition).

Oui, parce que même si le Môme ne joue plus avec sa ville depuis trois jours, même si l’orage menace d’inonder les habitations, même si on l’a pris en photo 15 fois pour bien s’en souvenir, même si les trois quarts des maisons sont retournées (à force de tendre les jambes par au-dessus) et bien MALGRE TOUSSA : le Môme ne veut pas qu’on touche à sa construction. POINT.


 

Au moment où je termine ce billet, il neige à gros flocons dans l’Easteros. Je crains crois que demain, je devrai les accompagner dans le jardin afin de superviser leurs descentes en luge. Le sujet est tellement vaste que j’avais déjà écrit un épisode sur leurs jeux dehors lorsqu’il neige. Même combat cette année 😉

 


 


 

*** GENERIQUE de fin ***

Un petit bonus pour terminer cet épisode : un générique inédit créé à partir de nos vidéos perso. Eh ouais !!!

(sur une musique de Mademoiselle K.)

 

 

Rendez-vous sur Hellocoton !
10 Comments