Il y a quelques semaines, j’ai écrit un épisode sur tous ces petits sacrifices que nous concédons à nos enfants une fois devenus parents.

Cependant, on oublie souvent de souligner à quelle point leur présence peut nous enrichir (moralement) (parce que financièrement, c’est plutôt l’inverse 😉 ).

Les Mômes sont donc les stars de ce billet dans lequel je vais te confier tout ce qu’ils m’ont appris depuis qu’ils sont nés. Attention, c’est un peu sucré.

 


 

*** GÉNÉRIQUE ***

car … Everybody’s Got To Learn Sometime


 

 

 

1.  A devenir -ENFIN- une adulte.

Certaines personnes grandissent trop jeunes, trop vite. Moi, c’était plutôt l’inverse. Au moindre pépin ou angoisse existentielle, j’appelais mes parents.

Puis j’ai accouché.

Quand je me suis retrouvée seule avec ce petit bonhomme dont j’avais désormais la responsabilité, j’ai eu très peur. Je ne me sentais pas à la hauteur, je pensais que je ne réussirais pas à l’allaiter, que je ne pourrais pas répondre à tous ces besoins, j’avais même peur de le laisser dormir seul dans une pièce. Quand je le portais, je craignais de le laisser tomber, de mal m’y prendre, de ne pas réussir à l’apaiser. Et puis, je l’ai vu s’épanouir, j’ai réalisé qu’il se sentait bien en confiance dans mes bras et cela m’a fait grandir.

J’y arrivais, nous y arrivions, LdmJ et moi. Seuls. J’ai compris que nous n’avions plus besoin d’une béquille.

Aujourd’hui quand ils sont malades, mon premier réflexe n’est pas d’appeler ma maman, mais le docteur (bon okay parfois j’appelle d’abord belle-maman) (mais elle était infirmière 😉 )


 

2. A explorer mes limites

Dans mes relations avec autrui, j’ai toujours préféré arrondir les angles. Je crois que peu de personne m’ont vu m’énerver (à part LdmJ) (sorry, honey).

Si on m’avait demandé, il y a quelques années, de décrire ma personnalité, je pense que le premier adjectif qui me serait venu à l’esprit aurait été « gentille » … dans le sens gentille-gentille (trop bonne/trop conne, tu vois), quelqu’un qui sait se faire apprécier mais sans réel relief, une personne qu’on oublie très rapidement. Voilà ce que je pensais de moi.

Depuis que j’ai des enfants, je pourrais me qualifier de douce et colérique – patiente et vite lassée – généreuse et égoïste. J’ai tout testé, il m’ont fait visiter des parties de ma personnalité dont j’ignorais l’existence, j’ai vu mon côté obscur, mais j’ai également découvert des facettes lumineuses (genre Mary Poppins). Bon okay, le côté obscur (la mère qui hurle sur ses Mômes façon Dark Vador) m’a bien fait flipper.

Grace à eux, je ne suis plus juste une personne gentillette, mais un être un peu plus complexe avec ses atouts et ses faiblesses. Je me trouve maintenant digne d’intérêt (j’me la raconte un peu là) ( j’ai dépassé les limites).


3.  A me recentrer sur les priorités.

Les années précédant la naissance de Fils Aîné ont été dure professionnellement. J’étais une jeune prof …  pas vraiment respectée (j’étais trop gentille-gentille).

Et cela m’angoissait beaucoup : le moindre souci avec une de mes classes ou un élève en particulier, prenait des proportions gigantesques dans mon esprit. J’avais du mal à m’endormir, car toutes mes pensées se focalisaient sur mon travail, notamment sur ce que je devais rectifier pour que cela se passe mieux.

Je me rappelle être allée travailler certains matins avec une boule au ventre … une belle boule d’angoisse, celle qui te ronge de l’intérieur.

Je me suis arrêtée presque un an en 2007/2008 entre mon hospitalisation pour grossesse pathologique et mon congé de maternité. Je pensais que le retour au travail serait difficile. Et … pas du tout.

Tout est plus simple depuis.

Cet élève difficile ? Il ne va pas m’énerver longtemps. J’ai passé une mauvaise nuit (4 réveils enfantins pour cause d’angine/nez bouché/mal à la troisième phalange du pouce), j’ai pas envie qu’on me casse les bonbons à 10h du matin. Et je me suis rendue compte que cela marchait drôlement bien. Pour la gestion des classes en tout cas, moins tu te poses de question, mieux cela se passe : un vrai cercle vertueux !

J’ai arrêté de m’angoisser la nuit sur mes élèves, j’avais déjà suffisamment d’angoisses avec (entoure la mention utile) la fièvre élevée du petit/ses réveils nocturnes  pour bobo imaginaire/son caractère de cochon. Bref , j’avais d’autres trucs à penser que refaire un plan de classe pour la terrible quatrième A (oui, oui, il m’arrivait de refaire des plans de classe à 1 heure du matin) (zinzin).

Maintenant, j’arrive à scinder complètement vie privée et vie professionnelle, même si j’écoute toujours LdmJ quand il me parle de ses élèves (comprendre je hoche la tête d’un air concerné) (il va râler en relisant ces lignes ^^ ).  Mais, si je suis à la maison et que je ne bosse pas (comprendre pas de préparations de cours, de devoirs, ou de corrections) et bien je ne pense pas du tout au taf. Pouf. Fini. Je segmente.


4. L’humilité.

Je ne vais pas trop détailler cette partie car je publierai prochainement un épisode sur ces personnes qui ont fait des concessions avec leurs principes une fois devenus parents.

Simplement, je ne suis plus autant dans le jugement qu’avant. Je ne trouve plus dégoûtant un enfant tout barbouillé de confiture (Fils Cadet a régulièrement le bout du nez « emmarmeladé »), nullipare : je trouvais cela limite gerbant. De même, je ne regarde plus sévèrement un Môme qui braille dans un magasin. J’éprouve juste une empathie infinie pour ses parents (à part si ces derniers lui assènent un « Mais tu vas fermer ta pu-biiiiiiiip de g-biiiiiiip  … » comme je l’ai entendu récemment devant l’école).


 

5. A ralentir.

… surtout en forêt 😉

Avant d’avoir des enfants, je n’aurais jamais songé à parcourir très lentement les abords d’un étang afin d’y découvrir chacune des grenouilles s’y cachant.

Je ne me serais pas arrêtée pour observer ce massif de fleurs, afin de détailler chacune des espèces qui le compose.

Je ne me serais pas penchée pendant 10 longues minutes sur un escargot afin d’observer comment il rentre ses antennes et comment il se déplace.

Et pourtant chacun de ces moments ont été enrichissants, pour mes enfants, mais également pour moi.

Prendre le temps de s’émerveiller, de redécouvrir des lieux, des animaux, des fleurs avec un regard neuf – celui de l’enfance – est un réel bonheur.


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Toi aussi, prends le temps de découvrir les grenouilles qui se cachent sur cette photo 🙂

Alors combien ?

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6. A prendre soin de moi.

Maintenant qu’ils sont là, j’aimerais être à leurs côtés le plus longtemps possible. J’ai une nouvelle responsabilité :  je dois faire le maximum pour rester en bonne santé. Ce qui inclut : me ménager ainsi que revoir mon rapport à l’alimentation et, en conséquence, au sport.

Ainsi, quand nous avons commencé à préparer leur premier repas sans sel, naturellement nous avons également arrêté de rajouter du sel dans les nôtres. Et une fois le palais habitué à ce changement, je serais incapable de remanger certains aliments salés.

Ceci dit, j’aimerais également arrêter le gras et le sucré, mais  j’ai encore du mal à trouver la motivation.


 

7. A vivre sans sommeil.

Fallait quand même bien que je glisse une connerie dans cet article 😀 .

Ceci dit : c’est vrai. Je sais maintenant qu’il est possible de vivre avec seulement 6 heures de sommeil la nuit. Malheureusement j’ai appris récemment que c’était extrêmement mauvais pour la santé. Donc, cela contredit donc totalement le point précédent.

D’ailleurs justement :


 

8. Accepter d’être emplie de contradictions.

C’était d’ailleurs le sujet de mon précédent billet 😉


 

9. A prendre soin de mon apparence.

Avant, je ne mettais jamais de vernis ou de collier, mais depuis que Fils Cadet m’abreuve de compliments quand je le fais, j’avoue que cela me motive pour devenir plus coquette (je te rassure, LdmJ aussi me fait des compliments) (mais ni sur mes colliers qu’il trouve – je cite – moches, ni sur mes vernis qu’il trouve – je cite – criards).

Récemment, Fils Cadet m’a demandé si les garçons, quand ils devenaient grands, avaient le droit, eux aussi, de se mettre du vernis. Je lui ai répondu qu’il ferait bien ce qu’il voudrait avec ses cheveux ongles, et il m’a répondu :

– Ah ouf, je pourrai me peindre les doigts, comme toi.

😀

 


Et donc :

10. A rire.

Je dois rire deux fois plus qu’avant. Entre leurs bons mots, les jeux ensemble, les séances de chatouilles … Les regarder rire est extrêmement contagieux. A côté d’un enfant qui éclate de rire au moins plusieurs fois par jour, n’importe quel adulte passe pour un horrible rabat-joie.

(Bon, bien sûr, je suis aussi deux fois plus angoissée ) (ce qui doit contrebalancer les bénéfices de la rigolade journalière) (fuck).


 

11. De nouvelles connaissances.

Les ados apprennent de nombreuses choses à leurs parents, notamment concernant les nouvelles technologies. Mais même à l’âge des miens, ils peuvent avoir des connaissances que nous ne possédons pas, et qu’ils sont RA-VIS de partager (par exemple la dernière comptine à la mode de chez nous).

Grâce à Fils Aîné, j’apprends à reconnaître certains modèles de voitures, et cela me passionne (hahaha, nan je déconne) (je hoche la tête d’un air concerné -bis) (cela marche avec tous les mâles de cette maison).

Grâce à lui, dans deux semaines, je vais vivre une « aventure humaine » palpitante  (et je parle comme un candidat de télé-réalité si je veux), je t’en reparle bientôt (ouuuuh le teaser d’enfer …) (comment cela tu t’en fous ?)

En tout cas, j’espère que je pourrai briller en société avec ces toutes nouvelles connaissances (ou au moins au Trivial Pursuit).


 

12. A redécouvrir mon âme d’enfant.

Je suis certes devenue une adulte … mais avec une âme d’enfant :

– J’ai restauré ma capacité à jouer  (surtout depuis que nous sommes passés aux jeux de société de  « 5 à 99 ans »).

– Je m’enthousiasme quand, au détour d’une balade en vélo et à moins de 10 kilomètres de la maison, nous découvrons une merveilleuse aire de jeux, ou un terrain de BMX pour petits :

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– Je recherche dans mes lectures d’enfance, celles qui pourraient les toucher.

En me reconnectant avec l’enfant que j’ai été, je me repositionne naturellement et avec bonheur dans le grand cycle de la vie.


 

*** GENERIQUE de FIN ***

Le cycle éternel 🙂

 

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