S05 E15 ~ Les Paradoxes Parentaux

 

 

En matière d’éducation, entre l’avis de ton conjoint, les conseils de tes propres parents, de tes amis, les lectures inspirées (‘Il n’y a pas de parent parfait’) ou pas (‘Tout se joue avant 6 ans’), l’écoute de psychologues qui paradent à la télé (Ruffo), tu te demandes où est la vérité.

LdmJ (et Mulder) ont bien une idée :

truth-is-out-there

En attendant, tu tâtonnes et tu te plantes (souvent). Tu te dis que tes enfants doivent percevoir toutes tes contradictions et que, s’ils croisaient Ruffo, ils pourraient avoir quelques dossiers à lui transmettre.

 

 


 

*** GÉNÉRIQUE ***


1. Fais ce que je dis mais pas ce que je fais.

Bon okay, que celui qui n’a jamais hurlé sur son enfant : « ARRÊTE DE CRIER !!! » me lance son premier sonotone (T’en as pas encore ? T’as des enfants ? T’inquiète, ça va venir).

Oui, je sais, crier qu’il ne faut pas crier, c’est un peu comme regarder tous les jours ‘Les Anges Marseillais chez les Ch’tis’ (ou pire PBLV) tout en proclamant que c’est de la merde.

Le message est brouillé.

Le Môme a (bien) entendu « ARRETE de CRIER !!! », mais n’a pas compris, vu que sa mère qui prétend qu’on ne doit pas crier vient de se bousiller les cordes vocales pour le lui dire.

Ton enfant a en effet un peu de mal à comprendre que certaines choses sont tolérées quand elles sont faites par les adultes, mais proscrites à leur âge. Cela ressemble COMME MÊME à une grosse arnaque.

Par exemple :  dire des gros mots. A Winterfell, j’ai tenté le : « Ta maman a le droit de dire quelques gros mots quand elle est énervée parce que c’est une adulte et qu’elle n’arrive pas à s’en empêcher. Mais ce n’est pas joli-joli quand même. Toi par contre, tu n’as pas intérêt ! »

L’efficacité est moyenne. En même temps, il faut le reconnaître, on critique beaucoup l’école en affirmant que c’est là-bas qu’ils apprennent un vocabulaire de charretier (pense à nous, pauvres profs de collège, qui, dès le lundi matin à 7h51 dans la cour, entendons les premiers ‘ferme ta gueule’ de la semaine). Cependant, je peux confier que les seuls gros mots que mes enfants disent, ils les ont entendus … à la maison. Probablement dans ma bouche. Notamment mon classique : P.U.T.A.I.N . Je n’arrive pas à me défaire de cette sale habitude. Pour finir, j’ai coupé la poire en deux : s’ils veulent dire des gros mots, ils vont aux toilettes (merci à l’une de mes collègue de français de m’avoir donné cette idée). Parfois, cela donne des conversations surréalistes, du genre :

« Oh maman, je suis vraiment fâché après Fils Cadet, je vais aller aux toilettes pour dire des gros mots. »

(Pauvre Trône de fer, je n’ose imaginer ce qu’il doit entendre).

Par contre, en ce moment ils sont dans une phase : « Fesses, caca, pipi, hinhinhin » ; et je peux t’assurer que cela ne vient pas de moi.

2. « Le message est brouillé » bis

Entendu à la piscine entre deux bassins :

« Allez dépèche-toi un peu MAIS SANS COURIR !!! »

Dire à un gosse de se magner le train sans courir, c’est comme dire à ma tante d’accélérer sans passer la cinquième. Ah oups, mauvais exemple : ma tante le fait. 🙄

En rhétorique, on appelle cela une oxymore (t’as vu). En langage parental, c’est juste un gros foutage de gueule. Comme lorsque je dis à Fils Cadet :

« Okay, tu peux jouer à la ‘mouillasse’ (c’est un terme que mes mômes ont inventé) (ça fait envie, hein !) (comprendre ‘jouer avec de l’eau et de la terre’) mais tu ne t’en mets pas partout ! » 😐

Dans cette phrase, il y a toute l’essence de la contradiction parentale. Pourtant, la solution est très simple : si tu as envie qu’il s’amuse tout seul pendant une heure dans la terre mouillée (et être ainsi peinarde) t’as qu’à le changer et lui mettre des vêtements spécial ‘gadoue’. Problème résolu. Sauf que convaincre un Môme d’aller se changer, alors qu’il a déjà les mains et la figure pleines de boue, n’est pas si évidemment que cela en a l’air. Déjà qu’il a pas envie de rentrer, alors enlever ses vêtements et en enfiler d’autres relève de l’exploit sportif.


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Ben oui, faut juste lui mettre des bottes de caoutchouc.

 


3. Vouloir tout et son contraire.

Moi, je ne veux pas le beurre, l’argent du beurre ni le uc’ du crémier. Nan : je veux manger le beurre et avoir le même uc’ qu’Angelina Jolie.

Parait que c’est pas possible.

Avec les enfants, c’est pareil : je suis ravie que Fils Aîné soit si sage en classe (ma grosse frayeur, en tant qu’enseignante, serait d’avoir des enfants hyper pénibles en collectivité), mais d’après ses maîtresses successives, il y a quand même un souci : il est … TROP … sage. Il est très timide et a beaucoup de mal à s’exprimer devant un public. Du coup, je me suis beaucoup inquiétée alors qu’en même temps, à bien y réfléchir, son père et moi étions très timides lorsque nous étions enfants. Il ne peut donc pas lutter contre certains atavismes (on lui a transmis d’autres trucs supers handicapants) (genre, apprécier les maths).

A l’école, j’aimerais qu’il soit épanoui et qu’il ait beaucoup d’amis, mais SANS être imbu de sa personne ou méchant avec d’autres élèves ou – PIRE ! – bavard en classe 😉 .

Bon, en même temps, on peut être épanoui dans sa vie d’adulte sans jamais avoir été populaire à l’école. Coucou Leonard, Howard et Sheldon :

“The Contractual Obligation Implementation" -- Leonard (Johnny Galecki, right), Sheldon (Jim Parsons, far right) and Wolowitz (Simon Helberg, center) speak to junior high girls about careers in science, on THE BIG BANG THEORY, Thursday, March 7 (8:00 – 8:31 PM, ET/PT) on the CBS Television Network. Photo: Michael Yarish/Warner Bros. ©2013 Warner Bros. Television. All Rights Reserved.
Photo: Michael Yarish/Warner Bros

Qui sait, il sera peut-être « astronaute » ?

Quand à Fils Cadet, nous avons toujours pensé qu’il était à l’aise avec les autres et ses premières années avaient tendance à nous le prouver. En petite section, il avait même acquis une certaine « popularité » : en sortant de l’école, bon nombre de gamins plus âgés disaient à leur parents : « Ohhh c’est Fils Cadet », et les filles de la classe de son frère venaient lui faire des bisous. Il était très exubérant en classe, ce qui me faisait craindre qu’il ne devienne un peu pénible à l’école (ouais, toujours la même angoisse) (ouais, faudrait que je consulte). A chaque fois, qu’on me faisait des reproches (enfin, des reproches à lui) (que je prenais pour moi) du genre : « il a été très pénible à la cantine », je passais en mode vigilance extrême et lui faisais une morale d’enfer. Puis, récemment, la maîtresse m’a confié qu’il était de moins en moins exubérant et devenait très raisonnable, voir même un peu … timide. Et devine quoi ? OUIIII, je me suis inquiétée immédiatement. Mince, mon petit Cadet toujours si malicieux et rigoleur s’éteindrait en classe ?

Bref, je ne sais toujours pas s’il s’agit d’une bonne ou d’une mauvaise nouvelle. 🙄

Cela me fait penser à cette maman d’élève que j’ai un jour reçue en rendez-vous individuel. Quand je lui ai dit que son fils était très bavard, je l’ai vu sourire franchement et déclarer :

– OHHHHH, que je suis contente !!!

Devant mon air étonné, elle m’a expliqué que jusqu’à présent, on reprochait à son enfant d’être éteint en classe, ce qui l’inquiétait. On a plaisanté 5 minutes sur le sujet puis je lui ai dit que puisqu’il avait trouvé l’interrupteur, ce serait bien qu’il découvre également le variateur de lumière parce que là, manifestement, il avait placé le curseur un peu trop loin. En rhétorique, on appelle cela une métaphore (t’as vu).

4. Vouloir responsabiliser son enfant vs tout faire tout à sa place.

J’aimerais qu’ils deviennent plus autonomes. Vraiment. Et pourtant, je préfère tout faire moi-même. Parce que c’est plus facile et surtout parce que ça va plus vite.

Prenons un cas concret. Le matin avant l’école, alors que nous sommes déjà en retard de 5 minutes, Fils Cadet tient à enfiler ses chaussures seul. Observons : il prend sa chaussure droite, telle Cendrillon : il la regarde avec intérêt puis essaie de l’enfiler. Il tire délicatement sur la languette, place son pied, fronce des sourcils, retire le pied, ouvre plus grand ses scratchs, remets le pied, fronce les sourcils, retire la languette plus haut, enfile jusqu’au bout, fronce les sourcils, secoue le bazar puis déclare : « Ah, non, je me suis trompé de pied », (facepalm parental) et c’est reparti de l’autre côté. En gros, il lui faut 5 minutes pour mettre sa paire de godasses. Si c’est moi qui lui enfile, j’en ai pour 20 s. Tu comprends quelle option a ma préférence. Ensuite, je peux me désoler avec la maîtresse, en parfaite mauvaise foi, sur sa lenteur pour se rhabiller le soir.

De même, j’avoue que mes enfants font très peu de taches ménagères. Ils débarrassent leur table, donnent à manger au chat et rangent – difficilement – leur chambre (sous la menace). Pour la chambre, j’avoue que je préfère bien souvent ranger moi-même : je n’en ai pas pour longtemps et puis je mets les playmobils avec les playmobils (mon esprit cartésien a du mal avec le mélange des jouets). Ce qui ne m’empêche pas de me désoler que ce soit si difficile de leur faire effectuer cette tâche. En même temps, si j’arrêterais de leur ranger deux fois par semaine, ils se bougeraient certainement plus le train pour le faire eux-mêmes (ou peut-être apprécieraient-ils de vivre chez Crapouille).

Il y a quelques semaines, LdmJ a reçu les parents d’une élève de 3ème dont il est professeur principal. Ils étaient devant une impasse concernant son orientation. La gamine n’a aucune motivation pour quoi que ce soit, pas d’activités extra-scolaires sportives ou culturelles … Bref, en désespoir de cause et afin de trouver un point d’accroche, LdmJ demande si elle aime cuisiner, si elle participe à certaines tâches ménagères, si – comme de nombreux collégiens – elle s’occupe des petits frères/soeurs/cousin(e)s … ou autres. Là, sa mère lui dit :

– C’est encore une enfant, je veux qu’elle vive sa vie d’enfant et je ne lui demande rien de particulier à la maison.

Gloups. Quand tu vois le résultat, c’est un peu effrayant même si, intrinsèquement, je peux comprendre ce genre de discours (comme le dit, de temps à autre, un ami : « Qu’est ce que c’est chiant cette vie d’adulte ! »).

En rentrant ce soir-là, LdmJ m’a dit qu’il serait temps de responsabiliser un peu plus nos Mômes à la maison (je crois qu’il était en plein trauma). Et c’est vrai qu’à leur âge, nous avons découvert qu’ils aimaient bien nous aider. Aller jeter des détritus dans le composteur du jardin, c’est marrant ; chercher le lait ou leur jus de fruit dans la réserve en bas à la cave, c’est fun ; mettre la table, c’est sympa … bon, par contre, ranger sa chambre (et le salon plein de légos, de crayons, de feuilles, de livres et de VHS par terre) (et le couloir plein de voitures, majokits …) c’est toujours aussi nul.

J’en ai discuté avec des collègues et certaines m’ont assurée que leurs enfants chargeaient le lave-vaisselle depuis l’âge de 6 ans. De quoi réfléchir. J’ai donc commencé des recherches sur le net et je suis tombée sur ce tableau bien flippant :

charte-tache-montessori-flanders-family

Bon okay, mes Mômes ne font rien de tout cela.

J’ai partagé ce tableau sur Facebook, histoire d’avoir un avis autre que le mien et des amies qui ont la tête sur les épaules m’ont expliqué que c’était :

– vraiment too much (genre, tu laisserais ton gamin de 9 ans passer la tondeuse toi ?) (Tu trouves qu’il a trop d’orteils ?)

– très bête de vouloir mettre les gamins dans des cases.

Evidemment, elles avaient raison. En poussant les recherches plus loin (pas très loin d’ailleurs, puisque c’est écrit dessus), une copine (Amé pour ne pas la citer) m’a envoyé le lien du blog initial. Ce tableau a été réalisé par une maman (flandersfamily.com) …texane … qui a douze enfants. En gros, déléguer certaines taches ménagères à ses enfants est une question de survie. Amé m’a également fait remarquer que pour cette maman :  les laisser eux-même changer les ampoules était peut-être une sorte de sélection naturelle (j’avoue que cette remarque m’a fait étouffer de rire).

Bref, j’ai bien trouvé l’interrupteur pour faire participer davantage les Mômes dans les tâches quotidiennes, mais je ne vais pas pousser le variateur trop vers la droite. Même si mon gamin de trois ans a la taille idéale pour épousseter les plinthes 😉 (de toute façon, je n’ai jamais épousseté les plinthes) (ni désinfecté les clenches des portes).

Sinon, j’ai trouvé un autre tableau plus positif, si on tient vraiment à instaurer des règles dans la maison 🙂

sticker-les-regles-de-la-maison

5. Et tout le reste.

Etre parent, c’est donc accepter d’être pétris de contradictions.

Vouloir le meilleur pour son enfant, sans vraiment savoir ce que serait le meilleur pour lui. En fait.

Et surtout se remettre en question.

On a le droit de se tromper … mais on a aussi le droit de ne pas culpabiliser (et c’est plus facile à écrire qu’à faire ! )


Tu peux me suivre sur Facebook ou Twitter

*** GÉNÉRIQUES de FIN ***

(au pluriel ! )

Les enfants, si vous lisez cet épisode plus tard, sachez que mes maladresses ont été commises pour votre bien …

Mais bon, en attendant, vous faites ce que je vous dis !

***

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46 thoughts on “S05 E15 ~ Les Paradoxes Parentaux

  1. Oh, j’ai le même problème que toi concernant le *utain qui sort très, très facilement de ma bouche. J’avais l’angoisse d’avoir des enfants pénibles à l’école. J’ai Pichoune … qui collectionne les remarques. C’est comme ça … Je m’en suis (presque) remise. Ce n’est pas simple mais on a encore un peu de marge.Fais gaffe QUAND MEME (non, je ne comprends pas que tu puisses mal l’écrire même en italique) Fils Ainé pourrait devenir ingénieur !
    Quant aux tâches ménagères, ayant « subi » des responsabilités très tôt, j’ai tendance à les laisser tranquilles ! Ce n’est pas une bonne solution mais on ne peut pas dire qu’avoir vécu dans une maison parfaitement rangée et nettoyée en permanence ait vraiment déteint sur moi … Bon, par contre, il faudra prendre sur toi lorsque tu découvriras l’état de la chambre de Pichoune !
    Je n’ai pas de conclusion intelligente à proposer si ce n’est que c’était un bon épisode. Bises.

    1. Alors en vrac :
      – Désolée pour le « comme même », c’est une sale habitude que nous avons prise LdmJ et moi et qui nous fait toujours autant ricaner. ENDIRÉ que c’est fait exprès.
      – Si Pichoune collectionne les remarques, c’est de la faute que sa/son PE qui ne sait pas correctement la gérer 😉
      – Je préfère que Fils Aîné devienne ingénieur PLUTO que pilote de course (j’espère qu’il ne lira pas ce commentaire ^^)
      – Vu le bazar régulier dans la chambre des garçons, je ne pense pas être choquée.
      – Je n’ai pas du tout parlé de ménage dans cet épisode, pour la bonne et simple raison que je suis comme toi. J’aime la poussière et le désordre. Enfin disons que je n’ai pas vraiment le temps pour cela 😉 .
      – J’ai également eu des responsabilités très tôt (à base de montagnes de haricots à équeuter et autres joyeusetés) donc c’est vrai que jusqu’à présent je leur fichais un peu la paix. Mais bon, les faire participer un peu ne les ennuie pas tant que cela.
      – Merci pour ton commentaire final ♥
      Bises également.

      1. Nan mais en fait Karya ne supporte pas la poussière et le désordre… mais comme c’est moi qui suis chargé de ces tâches et que, puisque ça ne me dérange pas plus que ça, je n’en fais pas mes priorités et qu’elle est trop fainiasse* pour le faire, bah, elle fait avec…

        * Bon, elle elle dit trop occupée par son travail… mais tout le monde sait bien que les profs sont tous des fainiasses… (Sur ce, je pars en courant pour éviter les coups…)

          1. Je me disais bien qu’il n’avait pas mis « feiniasse » en italique (huhuhu)
            Ici, LdmJ est chargé du linge, et j’essaie tant bien que mal de faire un brin de ménage. Mais je suis comme toi : j’ai trop de boulot en journée pour le faire 😀

            1. Alors, pour moi, fainiasse vient de fainéant, et pas de feignant… on vient justement d’en débattre férocement et comme personne ne veut admettre qu’il a tort on songe sérieusement à régler ce différent lors d’un duel à l’épée. (Juste un duel au premier sang hein, pas à mort…)

              PS : On n’a pas trop le choix en fait, un duel de français, histoire, géo ou culture générale je suis battu et un duel de math ou de logique c’est moi qui gagne…

                  1. http://fr.wiktionary.org/wiki/fainéant
                    Des mots fait et néant. Auguste Scheler [1] souligne qu’il faut distinguer ce mot de feignant, participe présent de feindre qui avait le sens spécialisé de « celui qui fait semblant de prendre du cœur au travail ». La proximité phonétique et sémantique de feignant et fainéant a fait qu’ils sont devenus synonymes.

                    Du coup, forcément, j’écris fainiasse et pas feignasse… même si mon correcteur me souligne fainiasse et pas feignasse, je sais que j’ai raison!

                    Sinon, il y avait bien une vraie faute cette fois… pas une simple ponctuation facultative…

                    1. Je me suis endormie moins bête hier soir, effectivement ton raisonnement se tient 🙂
                      Bon, sinon, LdmJ et moi, nous sommes penchés sur ta phrase et à part peut-être une majuscule, on sèche totalement.

    1. J’ai eu 15 et 16 au bac français, pis après j’ai complètement arrêté 😉
      Cette matière m’a toujours angoissée car j’avais peur de ne rien avoir à raconter, même si j’avais quand même une préférence pour les récits d’imagination.
      Je préférais les maths, car il suffisait de répondre à des questions précises. C’était plus rassurant.
      Mais merci pour le compliment (je le prends comme tel, hein 😉 )

      1. Voui voui, c’est un compliment :-), un vrai du fond du cœur !

        J’ai oublié de te dire que je préfère le 2ème tableau de règles, il me semble bien plus important !

        Au fait, chez moi aussi c’est le bazar et la poussière s’épanouit sur les plinthes (et dans plein d’autres endroits aussi) 😉

  2. Pour l’ampoule ça doit être ça ^^ Bon clairement, je jure comme un charretier et la poulette m’entend râler… beaucoup… surtout en voiture… parfois elle dit aux autre conducteurs de « démarrer plus vite »… Alors j’ai honte (mais ça ne dure pas longtemps ^^)

    1. Remarque le mien dit très fort dans la rue : « OH REGARDE, encore quelqu’un qui sait pas se garer !!! » (en général quand la personne est aux abords de sa voiture, sinon c’est moins drôle).

  3. Alors oui d’un premier abord le tableau fait flipper mais avec l’explication qui suit tu te dis tout de suite : « Ahhhhhhh ouiii ok ! »
    Tu décris vraiment à merveille la « folie parentale » !
    Le coup des plinthe à 2-3 ans c’est mon préféré… moi qui ne pense même pas à les faire à chaque passage d’aspi.
    Et je suis d’accord avec Ax-L tu as beaucoup de talent pour raconter en plus de ton côté « matheux ».

    1. Sincèrement on s’en fout, mais je te le concède elles sont sales (chez nous). Quand à DD, s’il est pas content, il le fait 😀 . LdmJ serait (très) mal reçu s’il venait me faire une réflexion après mon passage d’aspi (et il pourrait 😉 )

  4. Pour l’ampoule, j’ai immédiatement pensé à la sélection naturelle!! C’est horrible!! 😀
    bon… ton billet m’a fait rire… très beaucoup fort… j’ai eu l’impression que tu parlais de moi, de mes gosses!! Enorme!!
    Seule légère différence… quand on m’a appris que la 5 ans était bavarde, j’ai adoré… moi, à l’école, j’étais l’introvertie, la sauvage qu’ils disaient. Alors qu’elle soit tout le contraire m’a plu. Puis un jour on m’a dit, pour reprendre tes mots « qu’elle avait poussé le curseur un peu loin »… puis quelques jours plus tard « beaucoup trop loin » etc. etc. Là, j’ai été bien moi ravie… et comme toi, j’ai fait la morale! (je crois les doigts, voilà 2 semaines que la maitresse ne m’a rien dit (en même temps, entre les ponts et son école vandalisée fermée 3 jours, elle ne l’a pas beaucoup vu)…

  5. Je préfère le 2ème tableau…(en même temps je visualise très bien la famille texane responsable du 1er…) Et j’aime comme tu files la métaphore de l’interrupteur ! Bon dimanche ! 😉

  6. Je compatis pour les gros mots même si j’arrive régulièrement à sortir un lutin de merle. En voiture j’ai opté pour trou d’balle insulte la plus civilisée que j’ai trouvé (et je me lâche dès que je suis seule…)
    Pour ce qui est des tâches ménagères j’ai hérité d’une fille maniaque (elle tient ça de son père). A 2 ans elle vide et remplis le lave-vaisselle, essuie quand elle renverse et fait une crise à sa nounou si elle veut la faire sortir alors que tous les jouets ne sont pas rangés dans le bac. Du coup la peur qu’elle ne devienne obsédée par le rangement me pousse à lui montrer qu’on peut laisser les choses en vrac sans que ça soit un drame, vive les contradictions de maman !
    Ps par contre trier les couteaux à 4 ans comme dans le tableau je suis pantoise

    1. Le tableau a été traduit de l’anglais par des québécois, il semblerait que coutellerie signifie « couvert » chez eux, ce qui fait un peu moins peur. Reste le problème de la tondeuse à neuf ans ainsi que les changements d’ampoules.

  7. Ayé je t’ai enfin lue!!!
    Pour ma part mon métier m’aide beaucoup, car dans mon métier je me rends compte des contradictions des parents….. (ben oui ça se voit plus facilement chez les autres) et j’essaie de ne pas trop en avoir. (J’essaie hein, c’est pas facile). (Mais oui, je demande de chuchoter en chuchotant) (Par contre je dit d’arrêter de crier en criant) A creuser….
    Quand je rentre, j’explique à Bruno qu’il est plein de contradictions … et je le suis aussi! Mais je m’en rends compte (ce qui ne fait pas avancer le schmilblick). Fais ce que je dis mais pas ce que je fais quoi….

    Pour le « pas assez bavard » je l’ai déjà dit, mais pas aux parents d’élèves, j’ai peur qu’ils me prennent pour une folle. Alors je dis « ne participe pas assez en classe » ou « très réservé ».

    Bon sur ce je m’en vais encadrer quelques momes au mini golf pour l’anniv de Lucas… Y’aura donc du depeche toi, mais fais tout bien, tais toi mais parle…. etc…..

      1. Exactement! Et heureusement que les autres sont là pour nous montrer nos défauts en miroir. J’ai compris ce que je faisais subir aux autres quand ma grand mère me saoulait de paroles et que je n’en pouvais plus…
        Pour mes élèves bavards, je m’en fiche tant qu’ils ne gênent pas trop…. et que les résultats sont là. Les profs ne m’ont pas trop embêtée avec ça, je fais pareil

  8. « C’est dur cette vie d’adulte »: ça me rappelle quelque chose 😉
    Je ne reviendrai pas sur le ménage (les plinthes sont faites uniquement si l’une de nos mère débarque…et encore)…je crois avoir vécu le même expérience que Karya…avec le côté fais-mais-laisse-moi-faire-car-c’est-mieux-fait en plus.
    Je crois surtout qu’il faut arrêter d’essayer d’être absolument parfait(e). Et en ce sens, le second tableau est bien plus intéressant.

  9. Alors en vrac: merci pour l idée des toilettes! Angelina doit avoir trois coachs rien que pour ses fesses et j ai explosé de rire en lisant « tu trouves qu ils ont trop d orteils? »
    😀

  10. Bon, avis tout personnel, je le trouve bien, moi, ce tableau des tâches selon l’âge. Je l’ai même accroché dans ma cuisine. Car ça donne une idée des capacités de nos enfants (qu’on a toujours tendance à penser trop petits)

    Chez moi, mon 4 ans sait : mettre et débarrasser la table, remplir et vider le lave-vaisselle, lave-linge et sèche linge (et les mettre en route sur le bon programme)
    Il se prépare son petit déj tout seul le matin, sait utiliser le micro-onde (ben oui, il se réveille à l’aube, c’était une question de survie)

    Sinon, très bon billet, comme toujours 😉

    1. Comme je le dis à Lola un peu plus bas, pour moi ce tableau donne avant tout des exemples de taches qu’un enfant de cet âge peut réaliser. Cependant, je pense que nous sommes plus à même de savoir ce que notre enfant peut faire. Il suffit de rester connecté avec lui (si je puis dire) : par exemple tu sais que ton quatre ans peut se préparer son petit déjeuner tout seul. Le mien n’en serait pas encore capable 😉

  11. Bon je vais me faire lyncher mais je ne suis pas du tout choquée par le tableau des tâches. Je lis ça comme des offres faites aux enfants de participer aux tâches domestiques en fonction de leur âge… ça donne de bonnes idées… mais peut-être est-ce parce ce que j’ai 4 enfants (entre 4 et 11 ans) et que par ex le samedi, je liste ce qu’il y a à faire et ils choisissent dedans… et finalement, le résultat ressemble assez à ce tableau.
    Mon fils de 9 ans a déjà passé la tondeuse (mais avec moi à côté, pour les virages (elle est encore un peu lourde pour lui) et pour la sécurité), il a adoré ça (et a gagné des sous). Mon fils de 7 ans passe régulièrement le coupe-fil. Ma fille de 11 ans adore passer l’aspirateur dans la voiture (et ça lui complémente son argent de poche). On leur demande s’ils veulent le faire, ils disent oui, ils gagnent des sous, ils disent non, on le fait nous.
    Les 3 plus grands (7, 9 et 11 donc) ont déjà repassé des trucs (des serviettes de table pour les plus jeunes, des jeans pour la plus grande – les trucs faciles quoi). En général, c’est eux qui demandent à le faire (oui parce que je préfère quand c’est moi : je le fais bcp plus vite, donc moins de conso d’électricité quand même).
    Je remarque aussi que les enfants sont bcp plus motivés pour participer aux tâches domestiques quand c’est devenu un rituel et que tout le monde s’y met, chacun ayant ses responsabilités.

    1. Non, tu ne te feras pas lyncher. Ici, on partage ses opinions en toute sérénité. Moi aussi, je vois cela comme des idées de ce qu’on peut demander, je l’avais d’ailleurs écrit sur mon statut facebook. Mais, je le trouve un peu too much dans beaucoup de points.
      Tu as raison sur le fait que demander à un enfant de participer dès son plus jeune âge permet d’établir des rituels et c’est plus facile pour le suite. J’admire (avec un peu d’envie) ce que ce sont déjà capable de réaliser tes enfants.
      Dès l’instant où cela satisfait tout le monde, what else ?

  12. Olala ! Entièrement en phase pour les taches ménagères ! En plus le mien est particulièrement maladroit (peut être a t il compris que casser les trucs ça lui éviterait de ranger 🙂

    Mort de rire pour l’histoire des chaussures .. j’ai le même 🙂

    Sinon .. une petite histoire : je vais avec mon fils dans une agence immobilière pour demander une estimation de notre appart. Je lui dit en route, quoi que la dame dise, surtout surtout tu ne lui dis pas qu’on a déjà vu qq un avant (car on ne souhaite pas vendre avec eux). Il me dit Pourquoi ! Je lui explique ! Il me dit OK. ET 5 minutes après … il me dit .. mais en fait c’est un mensonge que tu dis a la dame !  » Euh … delicat !

  13. Oui bon alors le grand de 15 ans chez nous a dû mal à comprendre qu’un lave vaisselle ne se remplit pas seul (et qu’il ne se vide pas seul non plus) ; comme ça l’embête il tente d’entraîner la petite… qui ne répond que mollement ! Elle préfère étendre les chaussettes ou ranger le linge propre pour « m’aider » (les jours où j’ai plus de 10 min devant moi pour les lessives). Comment ça j’ai plein de retard dans mes lectures ?

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