Après t’avoir confié mes frustrations futiles de blogueuse, je vais tenter d’être un peu plus sérieuse en racontant toutes les frustrations que je rencontre dans mon métier.

Enfin, sérieuse … tu me connais, ça va être difficile tout de même.

On peut rire de tout mais pas avec n’importe qui.

Et tu n’es pas n’importe qui 🙂

(Je ne parle pas des trolls) (d’ailleurs une spéciale dédicace : je rappelle qu’aucun commentaire dénigrant ne sera publié, inutile de perdre ton temps) (Je mets l’avertissement au début, comme ça tu peux passer ton chemin tout de suite).


*** GÉNÉRIQUE ***

Bon, clairement c’est pas ma came, mais cela rentre complètement dans le sujet (merci à Séverine Dodouce pour l’idée) :


Accepter de ne pas plaire à tout le monde (et que nous avons vieilli).

C’est la première frustration à laquelle doit faire face le jeune professeur tout frais sorti de l’Ecole Normale (du temps de ma grand-mère), de l’IUFM (de mon temps) ou de l’ESPE (du temps de NRJ12). Il pense qu’il est jeune, trop cool, et que tous les enfants vont l’adorer.

Ben nan : sa manière d’enseigner et sa personnalité ne conviendront pas à tous ses élèves. Et par principe, étant passé de l’autre côté de la barrière, il fait désormais partie des vieux cons 🙂 Welcome !

Autre erreur : ne pas essayer de copiner avec ses élèves, si tu ne veux pas finir comme Lena Dunham dans ‘Gilrs’ (brrr)

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Comprendre qu’on ne peut pas faire réussir tous ses élèves.

Oui, la vie c’est comme une boîte de chocolat, pas comme une pub Acadomia  :

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On ne sait jamais sur quel élève on va tomber …

Et même si on y croit à ce potentiel, même si on y passe du temps, nous ne sommes qu’une toute petite pierre dans la scolarité de chaque enfant. Et surtout nous ne pouvons pas nier une certaine forme de déterminisme social ; déterminisme contre lequel, seuls, nous ne pouvons rien. Il faudrait rendre, et ce dès la maternelle, le dialogue entre famille et école plus aisé.

Pour aider chacun, il faudrait peut-être pouvoir personnaliser un peu plus notre enseignement. Or, désormais la norme sera de 30 élèves par classe ; 27 en REP (anciennement ZEP)  et 26 en REP+ (anciennement Plan Violence)  : c’est vachement plus intéressant de travailler en REP+ du coup 🙄

Des esprits chagrins (et surtout ceux qui n’ont aucune idée de la réalité du travail sur le terrain) diront que malgré les contraintes, nous devrions être capable de nous adapter et de repenser complètement notre enseignement. Je veux bien faire des efforts, travailler en projet avec d’autres collègues, rebosser régulièrement mes cours, me remettre en question, mais  je ne peux pas faire de miracle non plus. Si Kevina a décidé d’arrêter complètement de travailler parce que ses parents sont en plein divorce et que c’est sa seule façon de crier son mécontentement, je peux l’écouter (si elle veut me parler) mais je ne pourrai résoudre son problème. Si Charles s’occupe seul de ses frères et sœurs chaque soir, il n’a pas de temps de réviser sa leçon sur Pythagore. D’autres élèves ne tolèrent aucune forme de travail car on ne les a jamais obligés à rien : difficile alors de les faire progresser quand les principaux intéressés n’en ont juste … rien à foutre.

Je te promets que si donnais des cours particuliers, mes élèves adoreraient même Thalès :

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(moi je le vois dans le bus ce gars, avec ce sourire idiot,  je lui trouve juste une tête d’abruti ♥ )

(cela se voit que ces pubs m’énervent ? )


Quand ça veut pas …

Tu as beau réexpliquer de différentes manières, faire des schémas simples, dessiner des tableaux, donner du sens à l’exercice … Parfois Bélinda ne comprend toujours pas. Tu finis par jouer au pictionnary en dessinant les données du problèmes, et comme t’es nulle en dessin … c’est pire, alors tu lâches le morceau :

– Il fallait faire une DIVISION, c’est une DIVISION pour un partage !!!

Bélinda te regarde interloquée et se demande pourquoi tu craques.

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Enfin, cela se passe en séance de soutien, parce qu’en classe complète tu lui réexpliques au mieux de deux manières différentes, puis tu dois t’occuper de tes 27 autres élèves.


Les problèmes matériels.

Rhaaaa, voici un point hyper frustrant. Dans une entreprise, le gestionnaire s’assure que le matériel nécessaire au bon fonctionnement de la société est toujours disponible sur place et en quantité suffisante. Dans l’Education Nationale, cela ne fonctionne pas ainsi : on attend de manquer d’une fourniture pour la commander. Prévoir ? C’est quoi ce mot ?

C’est ainsi que l’année dernière, pendant plusieurs semaines, nous n’avons plus eu de papier pour nous essuyer les mains aux toilettes. Et encore, là ce n’était pas très grave … tu t’essuies les mains sur ton pantalon, hein… C’est pas comme si tu passais la majeure partie de notre journée à te faire regarder par des ados peu complaisants à ton égard : la tache de flotte sur le devant de ta jupe a un effet très stylé.

Mais c’est pareil pour tout : les feuilles pour les photocopies, les stylos pour les tableaux … Quand l’ampoule de mon tableau interactif a cessé de fonctionner et qu’on m’a signifié que la commande et la livraison entraînerait une attente de minimum 15 jours, j’ai eu envie de bouffer le dossier de ma chaise de bureau. D’autant plus, que quelques mois auparavant, j’avais déjà eu le même souci et la même attente. Cerise sur le gâteau : cette fois-ci ce n’était pas la lampe mais le TBI qui merdouillait  (et il n’est parti en réparation que 15 jours après qu’il ait commencé à merder vu que nous attendions une nouvelle lampe) (joie) (2 mois sans lui au final).

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Tiré de la BD « Les Profs » Tome 7 La réforme idéale

De manière générale, nous n’avons pas suffisamment de personnel pour s’occuper du parc informatique de l’établissement (un emploi à mi-temps pour une centaine de postes), donc tu as toujours intérêt à ce que cela tourne, surtout dans ta salle.

De plus, le fait de savoir enlever une feuille qui coince dans la photocopieuse et faire cet exploit devant plusieurs collègues, fait immédiatement de toi la nouvelle personne ressource de l’établissement-ès-problèmes-avec-la-putain-de-photocopieuse (je te conseille d’éviter la salle des profs après ce coup d’éclat) (on te pistera dans tout l’établissement pour que tu viennes débloquer l’engin). Inutile de te dire que si tu sais changer le toner (sans t’en foutre plein les mains) tu seras considérée comme une Déesse (enferme-toi dans ta salle).


Subir des blagues récurrentes (et pas drôles).

Oui, quand tu deviens prof, tout plein de gens (parfois inconnus) commencent à te faire des blagues plus ou moins drôles, plus ou moins pourries …

– Alors bientôt les vacances ?

Ouais, parce que c’est vrai nous sommes toujours à moins de 10 semaines des prochaines (enfin 12 l’année prochaine … ), donc voilà, c’est hi-la-rant. Mais tu peux toujours répondre :

– Et toi, c’est quand ta prochaine RTT ?

– Bon, tu me lis ça et je te fais une interro surprise la semaine prochaine !

(C’est une spéciale dédicace à Anko) (non mais je te rassure, on ne me l’a fait pas si souvent cette blague 😉 ).

– Nan, mais franchement pour être prof, faut être un peu sadique, hein ? Avoue!

Ouais j’aurais préféré un adjectif plus sympathique, genre : bienveillant ou patient. Mais bon, si cela te fait tripper de me penser sadique, vas-y te gêne pas. Je préfère juste ne pas savoir à quoi tu penses.

En vrai, faut pas trop nous chercher quand même :885613_833632063393244_1000947860206635716_o

Dessin de Jack Koch.

Beaucoup d’humoristes font des sketchs sur les Profs,et non, nous ne sommes pas obligés de les trouver tous drôles.


Savoir contrôler ta jalousie face à ton collègue super populaire.

C’est simple : il adore son métier. Tu le reconnais bien vite dans un établissement, car il se déplace souvent en bande : il est suivi par une ribambelles d’élèves en adoration. Il n’a aucun problème de discipline, teste des tas d’activités ludiques avec les enfants, organise des sorties originales, adopte des concepts de cours révolutionnaires. C’est simple : rien que de le regarder … cela te fatigue.

En vérité tu es méga-jaloux, mais tu te contentes de l’écouter en souriant, parce que souvent EN PLUS : il est super sympa. Le con.


 

*** COUPURE PUBLICITAIRE ***

Mais parfois le collègue super-populaire donne juste l’envie de te frapper la tête contre les murs, comme c’est le cas pour cette dame

(d’ailleurs je veux la même drogue qu’elle).

J’insiste, il te faut regarder cette vidéo et me dire ce que tu en penses :

 

 

Moi aussi,  je peux raconter des histoires !!! Comme par exemple sur Pythagore qui n’était rien qu’un imposteur, vu qu’il a piqué son théorème à l’un de ses disciples (merci d’ailleurs au super bouquin : ‘Le théorème du Perroquet’ de m’avoir appris plein d’anecdotes). Certains de mes élèves me disent également « Déjà? » quand cela sonne (généralement parce qu’il n’ont pas fini de résoudre l’exercice qui est à terminer pour la prochaine fois et que cela les ennuie de devoir le faire chez eux).

Bref, la CASDEN peut aussi venir m’interviewer (sous acide). Mais comme c’est ma banque, elle peut aussi venir me prêter des sous à des taux avantageux plutôt que d’investir dans ce genre de pub.


Devoir subir écouter Prof-Grognon.

Prof-Grognon, comme son nom l’indique, n’est jamais content. Et bien sûr, il tient à te le faire savoir. Parfois il te poursuit dans les couloirs, récitant sa liste de doléances sans même remarquer que tu t’en tamponnes velu. Il adore venir se plaindre quand tu es en train de photocopier une montagne de papiers importants avec découpage/collage à la clé, ou mieux quand tu as eu la sublime idée de corriger tes copies en salle des profs. Parfois, il vient même te rejoindre dans ta salle alors que tu pensais être hors de danger (mais tu avais laissé ta porte ouverte comme une invitation à venir t’emmerder) (petit inconscient).

Il n’aime rien et surtout pas les nouveautés (il ne s’est toujours pas remis du passage au traitement de texte pour remplir les bulletins). N’essaie pas de lui envoyer un mail MALHEUREUX ! ( Il ne sait d’ailleurs toujours pas où trouver sa messagerie professionnelle).

Non, le seul comportement à adopter face à un spécimen du genre est de l’éviter, particulièrement s’il est un des enseignants de la classe dont tu es professeur principal. Que cette classe soit sympathique ou non, Prof-Grognon trouvera toujours des raisons de s’en plaindre. Parce que c’est quand même un peu de ta faute si cette classe est chiante et d’ailleurs : que comptes-tu faire pour remédier à ses soucis à lui ? Ouais, Prof Grognon est super-égocentrique. Quand tu es un peu cruchonne comme moi, il est toujours délicat de remettre Prof-Grognon à sa place : ma connerie bonté me perdra.  Et comme Prof-Grognon ne demande jamais à être prof principal, il n’est jamais dans ce rôle de médiateur entre les élèves, les parents et l’équipe pédagogique d’une classe.

Le pire serait d’avoir à subir Prof-Grognon à la maison après ta journée de travail. Oh, wait …

(Nan, je déconne : LdmJ est professeur principal .. de Troisièmes en plus).


Devoir me transformer en Room-Service.

Revenons à nos moutons élèves. Il leur manque toujours quelque chose (un cahier, le compas, une copie, une règle, un crayon de papier, leur trousse, leur cerveau …). Au début, je râlais, mettais mots et punitions (je le fais encore pour les cahiers) (et pour leur cerveau aussi 🙄 ) puis finalement, je prête sans -trop- grogner. Je ne suis pas sûre de favoriser leur autonomie en agissant ainsi, mais c’est plus confortable (pour moi).

Autre cas inquiétant : ils sont de plus en plus nombreux à lever la main une minute après que je leur aie donné l’exercice sur lequel réfléchir.

– Oui Djenifer ?

– J’ai pas compris.

Je pose alors une question assez surprenante pour un observateur extérieur, mais en réalité très pertinente :

– As-tu lu l’énoncé ?

– Euh … non.

😐

En fait : lire, c’est trop long et trop compliqué. La plupart des élèves a l’habitude de recevoir l’information tout de suite (merci les nouvelles technologies), donc ils aimeraient que toutes les données utiles leur soient livrées sur un plateau immédiatement et de façon orale. Réflé- QUOI ?

Le mieux étant que le prof commence l’exercice avec eux en leur expliquant bien tout ce qu’il faut faire.

Parfois, je me dis que circuler dans les rangs avec un petit tablier en criant « Du thé, des petits gâteaux ? » ne serait pas forcément très éloigné de mon métier (et cela m’irait drôlement bien en plus).

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D’ailleurs, quand ils me posent une question, et que je leur répond qu’ils doivent d’abord relire le cours, puis me redemander ensuite s’ils n’ont toujours pas compris : ils détestent. 😎


Devoir contrôler ses mouvements d’humeur.

… être patient et poli. En toute circonstance. Même quand Carmela se demande (à voix haute et de cette voix perchée qui te donne juste envie de lui mettre des baffes) où doit se coller la feuille que tu viens de distribuer (à la 67ème heure de cours de l’année, en mars, bref la toute première fois). Genre, ils sont au cœur d’une séance d‘exercices, ils ont leur cahier d‘exercices ouvert devant eux, et tu leur distribue une feuille d’exercices. Alors OU Carmela va t’elle bien pouvoir coller sa feuille, hein ? Pourquoi veut-elle la coller dans son cahier de leçons ? Pourquoi pas dans son cahier de français, tant qu’on y est ? Hein, pourquoi pas ? Rigole pas, certains élèves de 5ème le font.

Mais Carmela se le demande quand même : « Mais on la met où ? ». Parce que, plutôt que de réfléchir 2s, elle préfère te demander tout de suite (retour au point précédent). Alors évidemment la première réponse qui te vient à l’esprit n’est pas très polie, LdmJ va même carrément plus loin :

– J’aurais bien une réponse en trois lettres … mais je vais me retenir.

Hahaha, j’imagine que certains, parmi vous, ont poussé des RHOOOOO outrés en lisant cette dernière phrase. Ben, je te rassure le principal intéressé (et l’écrasante majorité de ses camarades) ne comprend souvent pas de quelles lettres il s’agit.

Moi, en attendant, même si je le pense très fortement, je retiens le DTC.

De même, je sais rester zen quand un élève me coupe la parole pour me poser une question de la plus haute importance :

– Je peux aller à la poubelle ?

(oui, c’est très mal dit en plus) (tu as tout de suite une vision d’enfant se jetant dans les ordures).

Alors que mon esprit me crie de lui répondre :

MAIS TA GUEULE, TA GUEULE ! J’étais en train d’expliquer un truc super méga important, et toi tu me coupes la parole ! Comme ça ! Pour ça ? Mais vas-y : va à poubelle, jette toi dedans que je ne te revois plus. JAMAIS.

Je te rassure : un prof ne peut pas réagir ainsi, il doit savoir rester maître de ses émotions en toute circonstance. Moi par exemple : je reste calme, je lui signifie simplement que : 1/ il n’avait pas la parole et 2/ la réponse est non (donc).

Autre exemple : Patrick a été particulièrement insolent, mais sans t’énerver tu as réussi à le ramener à la raison et même à lui faire sortir des excuses (bon, parfois, cela ne marche pas et tu es obligée d’envoyer Patrick dire coucou à Madame la CPE).

A la fin de l’heure, l’AVS (assistante de vie scolaire) qui aide un autre enfant dans la classe, vient te voir et te sort tranquillou :

– Ahhhh mais je sais pas comment tu fais, moi je l’aurais fait passer par la fenêtre s’il m’avait répondu comme cela !

T’étais contente, parce que tu avais su rester calme et dialoguer avec le gamin, et cette sympathique personne vient faire voler en éclat ta petite bulle de confiance en toi, en sous-entendant que tu es rien qu’une carpette, et que tu aurais dû lui foutre une grosse mandale dans la tronche. Ouais. Bon. Hurler sur un enfant ne sert à rien. Cela soulage, c’est tout. Je le fais souvent parfois, car je suis un être humain, non un robot (et je ne m’appelle pas Sheldon) mais cela ne fonctionne pas en fait. Bizarrement. Mais, à défaut, ça soulage et te permet d’évacuer une certaine pression.

Le mieux étant bien entendu quand aucun gamin n’ose mal te parler, ce qui nécessite un gros travail en amont (et cela dépend de l’endroit où tu travailles) (c’est plus facile dans le 7ème arrondissement de Paris par exemple).

Enfin, ma plus grosse frustration actuellement :


Le collège public devient une entreprise privée.

… Avec des objectifs à atteindre : Maintenant, il faut faire des bilans et du chiffre :

  • 100 % de validation du socle commun pour tous les élèves de troisième. Bon remarque, c’est facile. Tu te casses le tronc à faire des grilles d’évaluation avec tes collègues, tu évalues toutes l’année avec des petits points de toutes les couleurs. Tu coches en ton âme et conscience ce qui est validé et ce qui ne l’est pas grâce à une ribambelle de petites interrogations. Puis finalement, en fin d’année tout ce que tu n’as pas validé le devient miraculeusement (magie !) par une commission académique (dont tu ne fais pas partie) afin que les gamins puissent décrocher leur Brevet (le quoi ?).

Facile. Oui, cela donne envie de ne rien faire et de mettre ‘acquis’ à tout le monde et tout de suite (je pense d’ailleurs que c’est le but recherché). La chef préfère te dire qu’il n’est pas normal que tous tes élèves n’aient pas validé le socle … sous entendu « mais qu’est-ce que t’as foutu ? ». Le prof principal de chaque classe de 3ème se retrouve alors à justifier au principal, s’il est par exemple prof de maths, que oui si la prof de Français n’a pas validé certaines compétences, c’est qu’il y a des raisons et que le fait que le gamin ait 11,5 de moyenne générale ne justifie pas que l’on remette en cause l’évaluation de la prof de Français.

  • Il faut envoyer un maximum d’élèves vers le lycée général et technologique. Peu importe que Djamila ait envie de faire un bac pro cuisine, elle a de bon résultats, alors le chef préfère appeler sa famille et leur expliquer que  ce serait bien que Djamila fasse une seconde générale. Et puis cela ferait mieux pour les statistiques de son collège. En creux, la schizophrénie concernant l’orientation vers l’apprentissage : entre les campagnes de communication des gouvernements successifs appelant à le développer et le quasi refus en interne de cette perspective d’orientation par l’éducation nationale .
  • Avec la réforme qui pointe le bout de son nez, les collèges auront encore plus d’autonomie et choisiront où placer certaines heures. Donc clairement, les collèges (notamment en ville) rentreront en concurrence (ce terme inconcevable pour un service public est entré dans le jargon officiel depuis une petite dizaine d’années) les uns avec les autres. Celui-ci proposera bilangue en 6ème, oui mais dans cet autre tu pourras continuer à faire latin et grec en option, quand au dernier il a misé sur l’aide individualisée. C’est déjà le cas actuellement, mais cela va en s’amplifiant. Au revoir l’utopie de l’égalité des chances pour les élèves.

En vrai, j’aurais beaucoup de choses à dire sur la réforme du collège, pour laquelle nous n’avons pas été concertés (dingue non ? ça concerne nos conditions de travail pourtant), mais comme Princesse Soso en parle beaucoup mieux que moi, je te conseille plutôt, si cela t’intéresse, d’aller lire son article, là et le dernier en date, ici aussi. Je partage chacune de ses idées.


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*** GÉNÉRIQUE de FIN ***

Et si on terminait par un peu de Black Maths ?

 

 

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