Bad Teacher #7 ~ Fils de profs, va !

Le président d’honneur d’un parti nauséabond dit beaucoup de conneries en ce moment. Remarque, ce n’est pas une surprise : il en a toujours dit. Mais c’est vrai qu’en vieillissant, les idées se radicalisent un peu sur les bords (et lui, il avait déjà un handicap de départ).

Comme il a une opinion sur tout, voici ces propos sur les enfants de profs :

Je note une chose que très peu de gens ont noté. Il y a une catégorie de privilégiés dans notre pays : ce sont les enfants des enseignants. Comme tous les autres, ils n’apprennent pas très bien à l’école. Mais ils ont eux la chance, le samedi et le dimanche, de retrouver papa et maman à la maison qui font des cours, qui sont des professeurs particuliers comme l’étaient autrefois ceux qui étaient mis à disposition des enfants de la noblesse.

En fait, c’est drôle hein. En lisant ces mots j’ai juste pensé :

Reaction GIF: laugh, facepalm, Ryan Gosling

…Mais KILÉCON !

Certes, ici le trait est grossier, mais j’avais déjà entendu ce procès sur les enfants d’enseignants : « coupables » de mieux réussir que les autres ; certains parlaient même de délit d’initiés … (pardon, mais HAHAHAHA).

C’est vrai que nous pourrions faire un effort.

Soit : ne plus nous reproduire (certains profs le font entre eux en plus !).

Soit : dire à notre progéniture que nous en avons assez de faire des heures supplémentaires le week-end et le soir et qu’ils seraient charmants de regarder une bouse de téléréalité plutôt que de lire un bouquin.

Soyons sérieux un instant (cela me changera). Nous faire le procès d’utiliser certaines de nos compétences en dehors de notre travail, c’est un peu comme dire à un garagiste : « Whoooo, c’est pas normal que vous répariez gratuitement votre voiture perso le week-end, vous devriez faire exprès de la planter  pour que nous soyons tous à égalité ! » ou dire à certains politiques : « KEWAAA, votre boulot vous permet de devenir l’unique héritier d’adhérents richissimes de votre parti ? C’est quoi ces avantages en nature ? » Ah oui, sur ce dernier point : c’est vrai.

Lire les commentaires, il y a deux ans, d’un article intitulé : « Pourquoi les enfants d’enseignants réussissent mieux que les autres ? » m’avait donné vaguement envie de vomir.

Par exemple :

Quand on a du temps pour s’occuper des enfants : en semaine, en week-end, en vacances, … Ça aide pour tout !
Si les enseignants bossaient 70 heures par semaine au travail, avec 2 à 6 mois par an en déplacement professionnel, avec des astreintes le week-end et avec des dîners d’affaires, ils seraient moins prompt à accompagner les enfants le soir, le week-end et pendant les rares vacances qui leur resterait.

Ou encore le charmant :

… s’ ils travailleraient à temps plein : ils auraient moins de temps pour s’occuper de leurs enfants.

Prenons du recul … On est en train de me reprocher de passer du temps avec mes enfants ou je rêve ? Pardon, mais je travaille à temps plein. Ras le bol de me justifier là-dessus. D’ailleurs Fils Aîné fait souvent ses devoirs en face d’un tas de copies de sa maman, qui a la chance, c’est vrai, de pouvoir faire une partie de son taf à la maison.

J’ai pu lire aussi :

Les profs sont plus soucieux de faire réussir leurs enfants que ceux des autres …

Hahaha. OUI, j’avoue tout : je préfère mes enfants à ceux des autres. C’est honteux, mais c’est la vérité. Une sombre histoire d’attachement parental. Par contre, j’essaie avec les moyens qui sont les miens, de faire réussir mes élèves : je ne laisse de côté personne, je ne favorise en aucun cas l’élite de mes classes, je fais des devoirs adaptés pour les gamins qui ont le plus de mal et les encourage chaudement à chaque progrès (et quand ils disent une connerie, je garde mes facepalm pour moi). Cependant, je ne les vois que 3 à 4 heures par semaine, alors que les miens : je peux les torturer jusqu’à 35 hours a week ! (ben voui : je suis tout le temps à la maison). Mais, jusqu’à preuve du contraire, je ne peux pas encore me substituer aux parents de mes élèves …

En dehors du fait qu’ils trusteraient les premières places,  les enfants de profs ont certaines particularités parfois agaçantes :

– Ils sont toujours malades pendant les vacances. Ainsi, Fils Aîné n’a raté aucun jour d’école cette année, il a attendu courageusement samedi matin (vacances de la Zone A) pour nous faire un petit 39. Pour Fils Cadet : même constat. Il a fait une seule gastro cet hiver, alors que sa classe avait été décimée pendant toute la semaine précédente, il s’est « retenu » (hum) jusqu’au samedi soir.

– Ils veulent des notes ! A force de voir leur(s) parent(s) dans les corrections, d’observer leurs copies et les 12/20 ; 8/20 ; 17/20  attribués, ils rêvent de pouvoir avoir ENFIN des notes. Ici, ils vont être déçus … Plus de notes dans tous les collèges en 6ème à partir de 2016 … J’ai pas encore osé l’annoncer à Fils Aîné.

– Ils se trouvent entre eux, dès le plus jeune âge. Le premier « vrai » copain de Fils Aîné en PS était fils d’un prof d’éco-droit et la première vraie copine de Fils Cadet … fille de PE. C’est assez bluffant, tout de même. Il ont un sacré pif pour se retrouver entre eux. Peut-être parce qu’ils se ressemblent tout simplement.

 

Personnellement, je suis la fille d’un artisan qui bossait plus de 70 heures par semaine pour s’octroyer un salaire qui était loin (très loin) de ressembler à celui d’un cadre sup. Ma mère a fait plusieurs métiers : de secrétaire à commerçante (tout en étant conjoint-collaboratrice), elle travaillait également énormément pour pas grand chose, mais avait la chance d’avoir son petit magasin dans la maison de ma grand-mère, ce qui nous permettait d’être réunies le soir chez ma mamie. Donc elle supervisait mes devoirs tout de même (encore une nantie).

Je me souviens avoir toujours été dans une « Classe Camif » avec au minimum 5 fils et filles d’enseignants. Ils étaient très complices entre eux et nous laissaient un peu de côté. Nous les trouvions assez méprisants envers les autres, mais ce n’était pas grave car j’avais moi-même des amies très proches (filles de salariés d’entreprise pour la plupart). C’est vrai qu’il y a forcément une reproduction sociale et elle commence dès le plus jeune âge.

Cependant, j’ai toujours suivi correctement à l’école, pourquoi ?

Certainement parce que mes parents nous ont enseigné des choses essentielles :

– Avoir le goût de l’effort (que ce soit pour le travail scolaire ou pour nous confier certaines tâches de la vie quotidienne)

– Avoir du respect pour mes enseignants.

– Nous donner le  goût pour la lecture en nous offrant des livres et en les lisant avec nous dès le plus jeune âge  (ce qui était un petit budget pour eux, alors qu’aujourd’hui avec les vide-greniers c’est franchement abordable).

– Nous accompagner dans la scolarité, ne pas hésiter à revenir à chaud sur un point du programme qui aurait été mal compris.

– Faire en sorte que nous ayons un projet d’orientation avec des objectifs clairs.

– Avoir confiance en nous, en nous laissant de plus en plus d’autonomie au fur et à mesure que les années passaient, tout en restant disponibles et soucieux de ce que nous faisions.

– Suivre avec intérêt notre progression et nous féliciter chaudement à chaque progrès ou réussite.

– Jouer à des jeux de société avec nous, sortir en famille …

 

En fait, pour donner le maximum de chance scolairement à son enfant : il suffit simplement de faire preuve de bon sens.

Peu importe ton métier.

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PS pour les trolls : tout commentaire dénigrant ne sera pas publié, inutile donc de perdre du temps à l’écrire ♥

 

 

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39 thoughts on “Bad Teacher #7 ~ Fils de profs, va !

  1. Parce que tu as le temps de faire travailler tes enfants le weekend toi? Parce que perso j’ai à peine le temps (et l’envie) de lui faire faire ses devoirs. Je laisse ça à son père le plus souvent.
    Je pense que la vraie raison c’est qu’ils n’ont pas une mauvaise image, ni peur de l’école.
    Tiens je rajoute mon site web 😉

    PS/ J’ai pensé faire le troll mais t’es pas drôle…(ben oui t’es prof de maths)

      1. Oui mais au CP, il y a peu (voir pas) de devoirs :-p . Là il déguste notre Aîné, et encore il les fait sans rechigner.
        Et non, on travaille très peu le week-end (parfois on est quand même obligé mais maximum 30 minutes surtout qu’il avait des éval tout le temps ces dernières semaines)

  2. Je suis allée lire l’article que tu cites… Eh bien… Les autres parents ont des recettes pour favoriser leurs enfants aussi je crois ! Moins de télé débile, des règles de vie, un apprentissage du respect… Du bon sens quoi ! Assumer son rôle de parent plutôt que déléguer l’éducation à l’école qui est à priori là pour instruire plus que pour éduquer -mis à part l’éducation à la citoyenneté, mais l’éducation de base, c’est bel et bien aux parents qu’elle revient !). Finalement, c’est toujours pareil, on tape sur ceux qu’on envie plutôt que de chercher dans leur mode de fonctionnement ce qui permet leur réussite afin de l’appliquer dans notre propre mode de fonctionnement…

    Bon, je file me cacher, ma mère était enseignante, je l’ai été et mes 5 enfants sont dans les têtes de classe (dont 1 qui est passé du CM1 à la 6ème ; sur les 3 qui ont déjà passé le bac, 2 ont eu la mention TB ; ils ont tous fait bilangue sauf 1 qui a été refusé à cause d’un changement d’école ; 3 ont fait du latin, le dernier commence à y penser pour la 5ème… Ouais, je cumule…)

  3. Et en plus vous êtes payés pendant les vacances !! (de rien, c’était gratuit ^^)
    Sinon l’image de l’instit / du prof a souffert à cause de quelques mauvais éléments, du coup c’est toute la profession qui est dénigrée …
    J’ai travaillé pendant 2 ans dans un collège de campagne en ZEP en tant qu’assistante d’éducation, c’est fou ce que j’ai pu voir venant des parents :/

  4. Je suis assistante maternelle (mon travail consiste à surveiller des siestes…) et je fais tout comme toi avec mes enfants. On me dit souvent « ah ben oui, mais toi t’es à la maison, t’as le temps! » ( j’accueille 4 petits sur une amplitude allant de 7h à 19h). Ça m’interpelle comme c’est mal vu de retravailler une notion mal comprise parce qu’on « fait le travail du prof » ,qui fait mal son job, hein, puisque tous les gamins ne comprennent pas tout tout de suite…
    Doit on s’excuser de se soucier de l’avenir de nos enfants?

    1. Merci 🙂 ! Oui, il faut retravailler certaines notions, le prof ne fait malheureusement pas de miracles , chaque enfant est unique dans sa façon d’appréhender une notion nouvelle et dans sa façon de se l’approprier. Donc il est difficile de faire en sorte que tout le monde comprenne du premier coup( c’est même impossible !)

  5. Mince, je surveille les devoirs de n°1, je ne suis pas prof, tu crois que je dois changer de métier ????
    Lol

    PS, je ne trouve pas qu’être enfant de prof soit une chance, tu seras toujours sur leur dos pendant les vacances !!!! Mdr

  6. J’aime les profs ! J’ai toujours béni cette profession (un complexe de n’avoir pu la réaliser peut être).
    Ce président d’honneur est quand même « fabuleux »…. il en aura dit un tas de conneries quand même 😉

  7. Je pense surtout qu’il y en a qui se trouvent de bonnes excuses pour se débarrasser de la corvée des devoirs, non ?
    Ici on y passe le temps nécessaire, moi ou mon mari, et on essaye d’en faire un moment sympa, pas trop rébarbatif. Pourtant on n’est pas prof et on bosse toute la semaine. 20 minutes par jour, ça se trouve, même quand le timing est serré. Tout dépend de nos priorités en fait. Et puis on essaye aussi de faire des sorties qui allient l’utile à l’agréable (cet été ce sera les grottes de Lascaux). Bref, on jour notre rôle de parent

  8. J’ai pas lu les com (donc ça a peut-être déjà été dit) mais tous ceux qui critiquent les enseignants, n’ont qu’à faire ce merveilleux métier (pour lequel je suis formée mais que je refuse catégoriquement d’exercer malgré les congés scolaires alléchants ^^ c’est dire). Je reste convaincue que chaque métier a ses avantages et ses inconvénients… ça m’agace qu’on vienne dénigrer celui des autres alors que c’est une réalité qu’on n’appréhende pas ! Quant au travail à domicile avec ses parents profs… comment dire : je ne suis pas prof et le barbare non plus mais, à la maison, on consacre du temps aux devoirs de la poulette (même que parfois on joue avec elle… même qu’il paraît que le jeu permet aussi les apprentissages ! pas possible, c’est fou quand même !!) parce qu’on est convaincu que ça aussi ça fait partie de notre responsabilité en tant que parents (en faire une adultes dotée d’esprit critique qui pourra, on l’espère, se débrouiller dans la vie)

  9. J’ai juste une remarque à faire, par rapport aux livres, il y a un truc encore moins cher que les vide greniers : les bibliothèques municipales!!
    C’est très souvent gratuit pour les enfants, et pas très cher pour les parents (même si je milite pour la gratuité totale, le bonheur quoi!).
    Et les profs (de tous niveaux) ont mon respect le plus grand, parce que, pour fréquenter mes enfants (ah ah ah!) et les classes lors d’accueils très (trop?) réguliers, sans compter les p…. de TAP, tout ça confirme que j’ai très bien fait de ne pas faire ce job, et de choisir un autre boulot dit « de feignasse » : bibliothécaire. (collègues qui passez ici, ne me frappez pas, c’est de l’humour du même niveau que « les profs glandent rien », nous c’est bien connu, on passe notre temps à lire assis le c.. sur notre chaise!)

    1. Ce que je n’ai pas écrit mais c’est vrai : j’allais énormément à la bibliothèque de mon village petite, d’ailleurs ma mère y était (et y est toujours) bénévole 😀 (même qu’aujourd’hui, elle reçoit des groupes d’élèves en TAP et elle adore cela ^^ )

  10. GAUCHISTE !!!
    Stérilisons tous les prof ! TOUS ! Et en plus (donc on les stérilisera 2 fois de suite !), ceux qui font du bruit.

    A ce propos… nous sommes lundi.
    … Pas la peine de faire suer la foule de soir, je peux déjà donner la réponse : C’est une reprise de Dorothée,  » Oh la menteuse !  »
    Voilà, c’est plié. Maintenant… savourons ensemble le silence que j’ai permis d’obtenir grâce à mes exceptionnelles connaissances musicales…

    1. Hahaha : ce soir pas de bande-annonce : je suis une feignasse en vacances, donc pas de billet épisode.
      Bon, okay : il a quand même prévu un blind test.
      Sinon, je te rassure : nous ne nous reproduirons plus 😉

  11. J’enseigne en petite section pour l’instant alors je ne vais pas pouvoir les aider longtemps, mon niveau scolaire étant bien évidement au ras des pâquerettes… Ouf, ils ne seront pas longtemps des petits nantis ! 😉
    Plus sérieusement, merci pour cet article plein de bon sens !

  12. C’est comme le discours du « de toutes façons les devoirs c’est pas obligatoire », sauf qu’après faut pas venir se plaindre si l’enfant a des difficultés ! Le sujet revient souvent à la pause café ici, ça me tue toujours autant d’entendre que c’est à l’instit de travailler avec les enfants, et non pas aux parents …
    Parents instits / profs ou pas, si on s’intéresse au futur de nos enfants on les prend en main et c’est tout. Ici pareil j’essaie au mieux de transmettre à Crapaud la passion du livre (« à force de jouer à l’iPad il ne saura même pas tourner les pages d’un livre »), c’est juste impensable pour lui de s’endormir sans histoire !

  13. Fille d’instit’, prof et donc mère d’enfants de profs, je n’ai même pas vraiment l’impression de les faire bosser ou d’avoir ete très encadrée moi même, je les laisse faire, comme ont fait mes parents, je n’interviens que si besoin est…enfin, j’ai adoré ton billet (et quel gros c… quand même!)

    1. On fait pour le mieux. Perso, je trouve qu’il faut effectivement les accompagner sans trop les pousser. Mais j’ai un Aîné trs facile dans ses apprentissages et curieux, Nous verrons avec le deuxième qui est très différent de son frère.

  14. Hello,
    Tous les métiers ont leurs avantages et leurs inconvénients, mais tu trouveras toujours quelqu’un pour te faire des remarques/un jaloux ou juste un con (oui parfois il faut être franc).
    Je ne parle même pas de ce président d’honneur que l’on continue bien trop à interviewer à mon goût.

    Mon aînée va aller à la maternelle à la rentrée, j’appréhende non pas pour elle mais pour nous. Saurons nous bien l’accompagner dans ses apprentissages sans en faire de trop et sans la stresser inutilement (surtout il a des difficultés par exemple). Saurais-je résoudre son problème de maths… ^^´
    La vérité c’est que la réussite d’un enfant dépend de l’enfant, de ce qu’il aimera et de comment il va appliquer ce que ses parents lui ont appris (le respect, l’écoute, la curiosité…). Exactement ce que expliques.

    Par contre j’ai lu un commentaire sur les devoirs, ayant découvert l’éducation « Montessori » je pense qu’effectivement quand l’enfant a déjà travaillé toute la semaine et eu des horaires longs le fait de ne pas avoir de devoir leur permet d’avoir plus de temps pour eux, trainer, lire, jouer (aussi avec une tablette mais est-ce si mal que ça?).
    L’idée n’est pas que ce sont les instits qui doivent faire tout le boulot mais plutôt d’aider l’enfant à avoir du temps de pause le soir 🙂

    1. Je suis partagée sur les devoirs également. Surtout depuis que mon Aîné en a … Il est plus ou moins passé du CP au CE2 (mais il est toujours inscrit en CE1). Donc ses devoirs ont augmenté de façon importante. Il les fait rapidement donc c’est ok mais je trouve que pour des enfants éprouvant des difficultés d’apprentissage, cela doit se révéler très compliqué.
      Le soir, ils ont surtout besoin de se reposer. Par contre le week-end , c’est plus facile de revenir 1/2 heure voir plus sur les devoirs.
      La tablette, je ne trouve pas cela mal au contraire (ici, ils n’en ont pas mais ont des jeux sur PC) cela permet des apprentissages ludiques et différent. Il suffit juste de décider d’un horaire maximum quand ils commencent à l’utiliser. Quand les limites sont posées dès le départ c’est très simple de s’y tenir. Et maintenant, ils éteignent d’eux même quand le temps est terminé (mais j’ai conscience que ce ne sera peut-être pas toujours aussi facile).

  15. Bonjour !

    J’ai lu avec beaucoup d’attention cet article mais aussi les commentaires. Mon petit n’a que 5 mois. Je suis encore far far away de toutes ces questions. Mais je voulais juste parler de ma propre expérience.
    Ma maman était, lorsque nous étions petits mon frère et moi, infirmière dans une école de rééducation professionnelle. Elle avait des horaires qui lui permettaient de nous amener calmement à l’école le matin, venir nous chercher pour déjeuner à la maison, rentrer après l’école pour le goûter. Ajouté à cela, elle avait ses vacances scolaires.
    Elle n’était pas prof. Pourtant, elle était tout le temps là.
    Et quand je vois ma vie avec mon tout petit, je me dis que nous avions de la chance. J’ai des horaires de bureaux mais je ne suis pas aussi libre que ma maman ne l’était et je n’ai « que » 5 semaines de CP.
    Ca ne fait que 2 mois que j’ai repris le travail et j’ai déjà l’impression de ne pas voir grandir mon fils. Je donnerai tout pour changer de voie professionnelle (sans pour autant dire que je veux me tourner vers l’enseignement => pour moi, ça doit être une véritable vocation) et me rendre plus disponible pour mon fils. En tout cas, plus présente !

    1. Quand j’ai décidé de devenir prof, je n’ai aucunement pensé à ce que serait ma vie avec des enfants, mais c’est vrai que lorsqu’ils naissent on remet tout en perspective.
      J’ai cette chance d’être souvent à la maison comme ta maman a pu l’être, et je comprends ton interrogation actuelle.

  16. Je suis entièrement d’accord avec toi. Je ne suis pas fille d’enseignants et je ne suis pas enseignante non plus.
    Pourtant nous étions 4 enfants à la maison, toujours dans le peloton de tête, à aimer lire, à aimer l’école, …
    Mais c’est parce que nos parents nous ont transmis les bonnes valeurs, celles où apprendre est un plaisir, où le trivial c’est convivial (même si les questions sont plus vieilles que nous), où Arte c’est passionnant, etc. Et tout cela malgré leur travail – un vrai, donc, avec plein d’heures, y compris le samedi – ramassage scolaire matin et soir et vacances chez mamie qui n’a jamais été à l’école (mais qui est meilleure que nous à la dictée de Pivot. Mamie, t’es la plus forte!).

    Ce sont ces valeurs que j’essaie de transmettre à Poussin et Poulet. Et quand je vois combien Poulet aime lire et aller à l’école, comme il est curieux et tout ce qu’il sait déjà, je me dis que c’est bien parti.

    Mais c’est vrai, vous ne devriez pas aider vos enfants, les médecins ne devraient pas soigner les leur, les boulanger ne devraient pas leur donner du pain, les menuisiers ne devraient pas leur fabriquer de meubles, etc. Les cordonniers sont les plus mal chaussés alors faites un effort !

  17. Premier commentaire pour moi 😉 découverte de ce blog il n’y a que quelques mois et je me trouve à attendre avec impatience chaque article !

    Celui-là me parle beaucoup beaucoup : je suis prof et enfant de prof …. oh mon dieu !!!! C’est quand même terrible la bêtise des gens …..

    Je pense qu’en fin de compte, tout ça n’est qu’un problème de jalousie même si souvent ce qui suit est « Oh non mais moi jamais je ne pourrais faire ça !!!! »

    Laissons les dire …. et puis pour l’instant mes 2 enfants (12 et 8 ans) veulent devenir ….. prof !!!! (d’ailleurs ils « jouent au prof » très très souvent et mon fils adore inventer des copies et surtout les corriger …..)

  18. J’aime bien, parce que tout le monde critique les profs, parce qu’ils ont trop de vacances, des journées plus courtes et certaines ont pu partir avant en retraite parce qu’elles ont eu 3 enfants (en plus des alloc’ !) mais personne ne veut faire leur boulot !!! Parce que faut quand même se coltiner 25 à 30 gamins 5 fois par semaine (parce qu’à l’époque, ils bossaient le samedi matin), en plus ce sont ceux des autres !!! Et certains sont gratinés !
    Bon je ne peux être objective, ma maman était prof des écoles et dans ma famille j’ai 2tantes, 1 cousine, 1 oncle et mon beau-père qui étaient ou sont encore dans la fonction publique, le reste de ma famille était fonctionnaire (EDF et PTT, j’vous dit pas !)
    Effectivement ma maman a toujours été avec nous, elle a beaucoup joué avec nous, mais elle était aussi très chiante par rapport aux notes, aux devoirs, c’était pas une déconneuse ! Je ne suis pas prof, ce n’est pas pour ça que je ne serai pas à cheval sur certains principes et sur les résultats scolaires. Par contre mes amis n’étaient pas forcément enfant de prof, mais on habitait dans un village de 250 habitants et seuls 5 autres enfants étaient de mon âge, donc on ne choisit pas vraiment ses amis ! Non mais franchement qu’est-ce qu’il ne faut pas entendre !

  19. Paf : ca c’est dit ! Non mais ! L’implication des parents (quelque soit leur origine) permet d’amener ses enfants ou ils le souhaitent !

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