La loi de Murphy vérifiée par les Mômes

Avant  d’avoir des enfants, j’avais déjà expérimenté la loi de l’emmerdement maximum, encore appelée Loi de Murphy, mais principalement dans les files d’attente de supermarchés, quand ma tartine tombait côté confiture ou en oubliant mon parapluie uniquement les jours de pluie (ceci dit pour la tartine : cela s’explique scientifiquement) .

Depuis que nous avons des enfants, cette loi est devenue notre quotidien.

J’ai dressé une liste de tous ces petits riens, qui nous agacent et nous font rire (longtemps après). Je précise que chacune des situations décrites a été testée scientifiquement par nos soins.

 


*** GÉNÉRIQUE ***

Et la loi de Eddie Murphy, c’est quoi ?

(clique Mathilde 😉 )

 


Loi de Murphy et sommeil

  • Le bébé dort depuis 21h00, après avoir été bercé pendant 45 looooooooongues minutes. Tu es crevée mais tu ne veux pas dormir aussi « tôt » (bien qu’en « heure ressentie », il est largement minuit passé), tu décides courageusement de regarder un épisode d’une série avec ton chéri (un épisode de 25 minutes, au delà tu risques de t’endormir devant). Tu tiens 20 minutes, mini-exploit. Tu te réveilles au moment du générique. Ton amoureux te raconte le dénouement en grognant que quand même : « T’avais qu’à ne pas te coucher sur le canapé ! ». Certes, mais rester assise bien droite dans cet amas de coussin s’apparentait à une épreuve de Koh-Lanta (pour sa défense, LdmJ qui était aussi crevé que moi, passait toujours haut la main l’épreuve des coussins moelleux). Tu te lèves difficilement, et la partie brossage de dents et de cheveux te semble insurmontable (d’autant plus que tu as mal aux cheveux). Enfin tu rejoins ton lit, il est 22h00. Tu enfonces ta tête dans l’oreiller, tu te sens partir. Une demi seconde de silence … Puis : « BOUHahHAAAAhahaha » Ton bébé pleure. Normal. « Un bébé se réveille toujours pile au moment où ses parents s’endorment » . Tu ne peux lutter contre, je pense qu’il te guette (BigBaby is watching you) : il doit sentir tes phéromones d’endormissement.
  • Depuis plusieurs semaines, ton enfant fait toujours la sieste de 13h30 à 15h00. Parfois (trop souvent), il se réveille bien avant 15h. Tu décides donc de prendre ce RDV très important auprès de la pédiatre vers 16h30. Evidemment, ce jour-là il ne s’endormira qu’à 14h30 (après avoir pleuré plus d’une heure dans tes bras) et il dormira encore à 16h20, car : « Ton enfant ne fera une longue sieste que le jour où tu ne pourras pas en profiter »  (ou à la crèche) (nos Mômes faisaient des siestes incroyables à la crèche) ; tu seras donc obligé(e) de le réveiller, enfreignant une loi bien connue : « Ne JAMAIS réveiller un Môme qui dort ». Inutile de te dire que tu seras en retard, parce que tu auras attendu l’extrême limite en espérant un miracle … (hahaha).
  • « Ton enfant fera tous les jours la sieste SAUF le jour où tu es invité chez des amis à  19h », t’obligeant à argumenter toute la soirée : « Oui, il est ultra pénible, mais il n’a pas dormi … Fils Cadet !!! Arrête de tirer sur les cheveux de Lucie ! »
  • Toujours dans la catégorie « sieste », n’oublions pas que : « La sieste d’un enfant ne dure que le temps pour son parent de faire des tâches super pénibles et ingrates (genre paperasse ou ménage) ». Dès que tu ouvres un roman ou te poses devant ton ordinateur, ton enfant se réveille. Faut pas déconner, il est déjà bien gentil de t’avoir permis de terminer ta lessive.
  • « Si ton enfant est en vacances chez ses grands parents, tu seras réveillé par le chat à 4h12, et de toute façon tu te réveilleras tout(e) seul(e) vers 6h13 … » Cela s’appelle l’horloge biologique (en gros, ton corps te trahit).
  •  La plus classique, vérifiée chaque semaine : « Ton enfant te réveille le samedi et le dimanche à 6h30, mais c’est toi qui devra le secouer le lundi matin vers 7h20 pour aller à l’école ». En plus, il se paie le luxe d’être de très mauvaise humeur le lundi au réveil, avec grognements et pleurs pour des broutilles improbables : une tartine que-c’était-pas-la-bonne-tartine : il avait demandé une tartine de confiture ET beurre pas une tartine de confiture tout-court. Tu te promets alors d’être aussi charmante humeur le prochain samedi matin.

La loi de Murphy et les maladies infantiles.

  • « Ton enfant guérit toujours miraculeusement dans la salle d’attente du pédiatre ». Sans doute grâce aux jeux couverts de microbes qui jonchent le sol. Tu seras évidemment honteux(se) de réclamer une journée-enfant-malade, alors que ton morveux (qui ne l’est plus) est en train de démantibuler un poupon dans ton dos, tout en poussant des cris guerriers.
  • « Ton enfant ne tombera malade que le week-end ou le soir juste après que ton médecin soit parti de son cabinet » , t’obligeant à consulter Médigarde, ou mieux les urgences. Mais, ton enfant peut faire mieux : il sait attendre patiemment le matin de ton week-end en amoureux pour déclarer sa maladie (alors qu’il était en pleine forme depuis … 5 mois). J’ai le souvenir d’un coup de téléphone pour nous annoncer que Fils Aîné avait 39°C de fièvre, alors que nous avions la main sur la poignée de la porte du premier restaurant dans lequel nous comptions manger depuis sa naissance. C’était sa première fièvre (bien entendu). J’ai aussi le souvenir cuisant d’un de mes anniversaires passé à ramasser du vomi, au lieu de déjeuner en tête à tête.
  • « Quand ton enfant n’est pas bien le matin, quelque soit l’option choisie : ce sera la mauvaise ». Inutile de lutter : tu vas te planter. Si tu le gardes à la maison : il sera en pleine forme dès 9h00 du matin ; si tu choisis le combo doliprane + crèche, on t’appellera au travail vers 10h30 pour te signifier qu’il a sûrement une bronchiolite, et tu te sentiras un(e) mère/père pitoyable.
  • « Le seul jour, où tu n’auras pas de mouchoir dans la voiture, tu devras éponger une hémorragie nasale ». Cela fonctionne comme le parapluie oublié.
  • Dans le même genre, « Le seul jour où le sac d’habits de rechange sera oublié est celui où ton enfant fera une gastro au milieu d’un repas familial ». Sac qui habituellement est toujours dans la voiture. Là nous pouvons vraiment parler de « l’emmerdement maximum ». Ici, en ce funeste jour, Fils Aîné a terminé la journée avec une culotte adulte et un jogging 8 ans miraculeusement retrouvé dans les affaires de ma Marraine (il avait 4 ans).
  • « Ton enfant tombera toujours malade la veille d’un gros vaccin » t’obligeant à décaler celui-ci indéfiniment.

Il n’y a pas à dire, les Mômes ont le sens du timing.


 *** COUPURE PUBLICITAIRE ***

Je n’y peux rien, mais quand je vois « Loi de Murphy », je pense à Pierre Richard dans « La Chèvre » (référence culturelle) :


La loi de Murphy et les repas.

  • « Ton enfant éternue toujours la bouche pleine ». Inutile de s’énerver après lui : il ne le fait même pas exprès. Son nez ne commence à frétiller que s’il a quelque chose dans la bouche.
  • « Si ton enfant vomit, ce sera toujours sur toi ». Là encore inutile de lutter, même si tu le portes en courant jusqu’aux toilettes, il détournera la tête au dernier moment et te visera consciencieusement. De toute façon, quand un enfant n’est pas bien, il ne s’isole pas, il cherche ta présence (pas la peine de te cacher). Attention cette loi s’applique même aux enfants des autres. Lors d’une séance de cinéma où j’accompagnais la classe de MS de Fils Aîné, une petite puce dont j’avais la responsabilité a vomi sur mes bottes en daim à la sortie du bus. Un grand moment.
  • « Tes enfants deviendront boulimiques de Petits Suisses la semaine où tu n’en auras acheté que 6. » La semaine suivante, malgré les deux douzaines qui squatteront le frigo ils n’en mangeront qu’un seul, et voudront absolument des bananes (que tu auras oublié d’acheter). Remarque, c’est pire la semaine où tu as prévu la recharge de bananes et qu’ils les snobent, t’obligeant à manger des fruits devenus noirs en quantité industrielle. Bwahhh ! (J’aime pas les bananes).
  • « Aucun de tes enfants n’aura les mêmes goûts alimentaires ». Sinon ce serait trop facile. Par exemple : Fils Aîné aime les haricots et déteste les petits pois. Inversement, Fils Cadet adore les petits pois et déteste les haricots. Cela fonctionne ainsi pour de nombreux plats : soupe de potiron, riz (ouais, Fils Cadet n’aime pas) (c’est dingue), saucisse (là, c’est Fils Aîné qui fait son relou) , poisson, …  histoire d’être sûr qu’il y en ait toujours un qui râle. Heureusement, certains aliments font l’unanimité … Enfin, pas chez tout le monde : le fils d’une copine déteste les pâtes tandis que sa fille n’aime pas les frites, et là je dois reconnaître qu’il y a du level niveau « Loi de Murphy ».

La loi de Murphy et les inclassables.

  • Ton enfant écoute attentivement tout ce que tu racontes. Mais « Il ne retiendra que le mot qu’il ne fallait pas dire, même s’il n’en comprend pas encore sa signification ». Ainsi Fils Cadet, à 18 mois, a répété plusieurs fois le mot « digoulasse » alors que nous terminions une conversation hautement intéressante avec son père sur les mérites comparés de plusieurs plats. Conversation dans laquelle j’avais effectivement placé ce mot tabou. Alors qu’il ne connaissait que quelques mots, il a donc pu rajouter cet adjectif à son vocabulaire. Un enrichissement certain, tu en conviendras.
  • Une loi bien connue : « Plus tu es crevé(e), plus ils sont excités », cela se passe de commentaire, je le crains.  A priori, tous les bouquins de psycho te diront que c’est toi (et ton état de loque) qui les transforme en tyrans dominateurs. C’est de ta faute, quoi 🙂
  • « Il n’y a plus d’eau chaude dans le chauffe-eau les jours de gastro ». La personne responsable de l’absence d’eau chaude s’est certainement prélassée dans un énorme bain quelques heures auparavant et n’aura pas pensé à remettre l’appareil en marche forcée. Oups.
  • « Un bébé évacuera toujours ses selles quand il sera complètement habillé pour sortir ». L’excuse : « Mince, il a dû faire dans la voiture » a été servie un nombre incalculable de fois (4 ou 5, mais je n’aime pas mentir) aux puéricultrices de la crèche. Bon … quand il y a un long trajet à faire et personne au bout à qui confier l’enfant, il faut quand même s’y « coller » … hein.
  • « Si ton enfant casse quelque-chose ce ne sera jamais le bibelot effrayant offert par Tata Fernande ». Nan, il cassera toujours un objet sentimental : ton plus joli mug ou PIRE son verre préféré Cars. En tout cas, ne compte pas sur eux pour te débarrasser des objets décos moches. Leurs mains maladroites les éviteront consciencieusement.
  • « C’est toujours quand une information importante se fait entendre à la radio, que tes enfants se mettent à hurler ». Vérifié encore ce midi. Tout était calme, jusqu’à ce que le journaliste de France Inter indique qu’il allait parler de la réforme du collège. Fils Aîné s’est alors mis à chanter Brother John (Frère Jacques) en anglais et s’est disputé avec Fils Cadet, car pour lui la chanson se termine par Ding Ding Dong alors que pour Fils Cadet (qui l’apprend aussi) (en MS) (oui, oui) elle se termine par : Dim Dam Dom. Pour notre part, nous n’avons rien entendu sur la réforme (mais cela se terminait sûrement par What The Fuck ! ).
  • Dans le même genre :  « Dès que tu es au téléphone, ils commencent à se disputer. » Ils hurlent bien fort, et te poursuivent dans toute la maison pour se plaindre. Tu peux  ainsi être sûr(e) que ton interlocuteur ne perd rien du bruit qui t’entoure et te prend vite en pitié :

– Je rappellerai  …

– NON, inutile, ce sera pareil si tu rappelles plus tard …

– Ah … Ce ne doit pas être facile … euh, ta vie …

(Ouais)

  • Sophie du blog Six and the City a gentiment accepté que je reprenne son dernier dessin. Cette situation se passe de tout commentaire :

10988465_822182101202514_8147592660526448251_o

  • Enfin, pour conclure, nous avons décidé de vendre ou donner les petits vêtements de bébé des garçons  et leurs affaires de puériculture. Il est donc à craindre que je ne sois enceinte avant la fin de l’année !

*** GÉNÉRIQUE de FIN***

 Pas mieux …

 


Rendez-vous sur Hellocoton !
17 Comments