La semaine dernière, je te racontais mes happy hours sans alcool du vendredi soir : mes séances de Step.

Comme je l’avais suggéré, dans un teasing digne d’une série à gros budget, après le step je vais nager quelques longueurs. Youhou, ma vie est palpitante. J’avais déjà écrit un épisode sur les joies de la piscine avec des enfants aujourd’hui, je vais conter les joies d’aller à la piscine en solitaire (ou presque).

 

*** GÉNÉRIQUE ***

Avant de toucher le fond …

 


 

Je n’ai jamais apprécié me rendre à la piscine l’hiver. Et l’hiver à Winterfell commence en Septembre …  Devoir retirer, dans une cabine exiguë, les différentes épaisseurs de vêtements dont J’AI BESOIN (je suis hyper frileuse), me glisser dans une eau à 20° (oui,  bon c’est genre 28° mais on m’a toujours dit que l’important c’est la température RESSENTIE, et je pense que la piscine de Winterfell doit être dans le passage d’un courant froid) … c’est vraiment au-dessus de mes forces. Il a donc été difficile pour moi au cours de ces dernières années de me tenir à une quelconque discipline. Je suis au taquet en Septembre, puis j’arrête d’aller à la piscine dès Octobre.

Mais cette année, je réussis à tenir ma résolution -aller nager une fois par semaine- grâce à deux facteurs essentiels :

– Mon abonnement annuel, qui doit être rentabilisé.

– Mes séances de Step à l’Espace Forme de la piscine qui me transforment en boule d’énergie (comprendre : en « chose informe, dégoulinante et rouge qui souhaite d’urgence rentrer en contact avec le courant du Labrador »).

 

Donc le vendredi, vers 19 heures, en sortant de la jungle tropicale, théâtre de mes séances de Step, je glisse le long d’une liane qui m’amène délicatement en bord de bassin (ouais presque).

 


 

Cette année, tous les  jeudis soir du premier trimestre scolaire, j’ai emmené les deux garçons à la piscine (Fils Aîné prenait des cours de natation, et Fils Cadet profitait du petit bassin avec moi) (glagla). Crois moi, c’était du sport. Mais le sport était EN DEHORS de la piscine … Notamment si les deux  cabines familiales étaient occupées, nous obligeant à partager une cabine minuscule à trois (cabine dans laquelle j’arrivais déjà à me cogner toute seule), tu peux visualiser le carnage. J’avais donc intérêt à être très organisée. En 10 séances, je n’ai jamais rien oublié, même le slip de Fils Aîné :  on ne m’y reprendra plus (souviens-toi).

Et bien le vendredi soir, alors que j’y vais seule …  je me relâche. Genre : « Non mais c’est trop simple, j’ai juste à me gérer moi et mes affaires de sport … »  Bilan : chaque semaine j’oublie un truc … Jamais les essentiels comme maillot de bain/bonnet/serviette mais tout le reste par contre …

Quelques-uns de mes derniers oublis :
  • Oubli n°1. Le combo shampoing/savon (non, mais allô quoi !). Et difficile de m’en passer vu que je suis encore toute transpirante en arrivant aux vestiaires. J’ai l’air bien fine d’aller chercher du gel douche dans les toilettes à côté. Et je ne te raconte pas le carnage le soir où j’ai voulu tester le savon des chiottes sur mes cheveux (note pour moi-même : plus jamais !!! )
  • Oubli n° 2. C’était au début de l’automne : il faisait encore chaud, j’étais venue en leggings-tee-shirt-quechua-rose (la classe) (toujours). Après le step, ils étaient puants et trempés. Je les ai fourrés au fond d’un sac plastique, puis je me suis rendue à la piscine. J’ai pris conscience que j’avais oublié mes affaires de rechange au rhabillage. J’ai dû aller rechercher leggings et tee-shirt odorants au fond du sac plastique. Difficile de tomber plus bas.
  • Oubli n°3. J’étais complètement déshabillée quand j’ai réalisé le problème. Devant moi, sur le petit banc de la cabine, ne se trouvait que mon sac à main. J’avais réussi à oublier mon sac de sport et toutes mes affaires à l’Espace Forme, au-dessus. Obligée donc de me rhabiller, de re-passer devant le tourniquet de l’accueil (nan, mais t’avais pas vraiment cru que je venais en liane, hein ?) puis de devoir expliquer à quel point j’étais cruche à la nana de l’accueil, et à la prof de l’Espace Forme, qui pensait que finalement je revenais pour le cours de Zumba … Hahaha.
  • Oubli n°4. Mes lunettes de piscine, celle qui me confère mon magnifique regard de mouche. Et c’est nul, car je ne supporte pas de mettre les yeux dans l’eau. D’autant plus que j’ai des lentilles de contact. Or, comme je pratique la brasse coulée (comprendre : je brasse et je coule, je brasse et je coule, …), difficile de la pratiquer sans mettre la tête dans l’eau.
  • Oubli n°5. L’oubli con. Mais l’oubli bien GONFLANT quand tu as les cheveux longs (et gonflants) : ma brosse à cheveux. D’autant plus que je n’ai pas d’après-shampoing (non mais allô … WHAT ?) donc mes cheveux deviennent juste un paquet de nœuds indisciplinés après « shampouinage ». Quand j’ai zappé la brosse, je me dépêche, moi et mon look à la Cruella d’Enfer, de sortir sans croiser un seul regard.
  • Oubli n°6. Mes poils. Enfin là, il s’agit plutôt d’avoir oublié de les enlever. No comment.

 

La piscine, c’est dangereux …

Quand je viens avec les enfants, j’ai toujours peur qu’ils ne se blessent. Je suis très attentive à ce qu’ils ne tombent pas sur le carrelage, ou ne se coincent pas les doigts dans les cabines ou les casiers. Une fois dans le bassin, je veille à ce qu’ils laissent passer les autres avant de plonger.

Encore une fois, je suis beaucoup plus détendue quand je suis seule.

C’est donc moi qui me blesse.

Je te rassure tout de suite, je n’ai pas fait de culbute sur le carrelage en courant jusqu’aux douches. Ceci dit, parfois ce fut presque aussi con.

  • En Octobre, il y a eu la porte des toilettes. J’en ai saisi souplement la poignée, puis me la suis joyeusement envoyée dans le front. BAM. Encore aujourd’hui, je ne comprends pas comment cela a pu arriver, ni pourquoi  je ne me suis pas décalée. Ceux qui me connaissent ne seront pas particulièrement surpris cependant. La nana à côté de moi a eu du mal à réprimer un fou rire. Jolie bosse tout en longueur (l’arête de la porte).  J’ai évité d’en expliquer son origine quand on me posait trop de questions …
  • En Novembre, il y a eu un accrochage assez violent dans le bassin. Une fois n’est pas coutume : je crawlais, donc je ne regardais absolument pas devant moi. La partie adverse qui nageait sur le dos, sans feux de recul, n’avait aucune visibilité. Nos deux têtes se sont télescopées à bonne vitesse. J’étais toute étourdie, mais l’autre personne n’a pas souhaité s’arrêter afin d’évaluer les dégâts et de procéder au constat. Visiblement, le choc n’avait affecté que sa carrosserie, car il a continué son chemin comme si de rien n’était. Pour ma part, j’étais légèrement nauséeuse et je pense que j’ai perdu quelques neurones dans cette affaire. J’ai eu des élancements douloureux toute la semaine suivante. Depuis, je ne crawle plus : je brasse, mon regard (de mouche) braqué devant moi.
  • Enfin en Décembre … Quelques jours avant Noël … L’accident bête. Je venais de fermer la porte de mon casier, quand j’ai pris conscience que je partais sous les douches avec mon sac à main. Cela m’arrive tout le temps, un jour je suis même partie sous les douches ma paire de baskets sous le bras. Légèrement agacée, j’ai rouvert le casier un peu brusquement. Le coin droit de la petite porte est venu cogner sur l’intérieur de mon poignet. Sur le moment, je n’y ai guère prêté attention. Des bobos, je m’en fais tout le temps. Cependant arrivée sous la douche, je me suis dit que celui-ci piquait drôlement, j’ai donc inspecté ma blessure et là : vision d’horreur. A l’intérieur de mon poignet, là où passent un nombre conséquent de veines, une énorme bosse était apparue. Je n’ai pas du tout paniqué. J’ai simplement pensé :

« OH MON DIEU, je me vide de mon sang à l’intérieur !!!! » 

Je me suis dit que l’eau froide de la piscine aurait un effet bénéfique sur mes veines dilatées, j’ai donc de suite plongé dans le bassin. Puis j’ai réalisé que 28° n’est pas considéré comme de l’eau froide (à part pour moi) (#FunWithPhysics) . Le coup de la température ressentie n’avait aucun effet sur ma bosse qui continuait de me narguer. A ce stade, ami lecteur, tu dois penser : « MAIS POURQUOI, elle n’est pas allé voir un maître -nageur ??? » Effectivement, je sais qu’il ont des poches à glace, notamment pour mettre sur les bosses que se font certains enfants en courant sur le carrelage. Mais je n’ai pas osé. Ma blessure était vraiment trop TROP con. J’ai essayé de faire abstraction de mon poignet et j’ai nagé une longueur. J’ai vraiment paniqué quand j’ai  commencé à ressentir des fourmis dans ma main droite. J’imaginais déjà les gros titres le lendemain : « Suicide à la piscine municipale : elle fracasse son poignet sur sa porte de casier, puis se vide de son sang (de l’intérieur) au fond de la piscine ». Je n’ai pas insisté, je suis retournée m’habiller en quatrième vitesse, puis suis rentrée à la maison fissa. Enfin, chez moi, j’ai placé un sac de petits pois congelés sur mon poignet et j’ai attendu le dégonflage. Bilan : Bleu énorme + douleurs pendant une semaine. (Aujourd’hui, tout va bien).

Le mois de janvier à été bobo-free. Je crois que je m’améliore.


 

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Je pratique aussi la natation synchronisée.


La piscine un vendredi soir.

Enfin comment ne pas évoquer les joies d’aller nager aux heures de pointe ? Le vendredi soir vers 19 heures, seule la moitié du bassin est praticable (l’autre moitié étant réservée aux clubs) et nous sommes une cinquantaine à nous ébattre dans la partie public.

De quoi devenir misanthrope et agoraphobe. Sans rire. Je te présente quelques-uns de mes camarades :

  • Les 4 copines qui nagent de front avec leurs planches à bout de bras. Mieux vaut éviter de se retrouver face à elles, vu qu’elles prennent quasiment toute la largeur du demi-bassin. Tu te demandes juste comment les prendre : à gauche , à droite, au centre en écartant les deux qui sont en plein papotage méga important, ou les survoler ? Et comme elles nagent trois fois plus vite que toi (avec leurs grosses palmes de feignasses) (ouais bon, pardon mais elles m’énervent aussi) tu as l’impression de les croiser tout le temps … [LdmJ qui nage les mercredis soirs et qui croise le même genre de spécimen, trouve au contraire que, MALGRÉ leurs palmes de feignasses, il nage plus vite qu’elle) (pff, frimeur) ].
  • Le mec qui nage comme un gosse. Pardon, mais c’est vrai, le vendredi soir, y’a un mec qui nage comme Phoebe court :

Sans rire, on dirait Fils Cadet. Quand ce dernier veut aller plus vite, il nous dit : « Je mets le moteur !!! » comprendre : « Je vais battre des pieds et des mains en même temps, comme ça tu vas être toute éclaboussée !! » Et bien, le mec là, il met le moteur tout le temps. Quand tu passes à côté de lui, c’est arrosage garanti. Priceless.

  • Les personnes qui te pelotent sans le faire exprès (enfin, c’est ce qu’on dit hein). Je ne compte même plus le nombre de « tope là » fait à de parfaits inconnus  voir des « mains-aux-fesses »  (c’est souvent moi qui les fait) (hum). Ceci dit le pire qui m’est arrivé dans le genre, ce fut le mec qui faisait sa longueur sous l’eau, peinard, et qui a eu la bonne idée de remonter au moment où je passais. Sa tête est venue percuter mon thorax (en gros, sa tête s’est retrouvée pile entre mes deux seins) je peux te dire que ce fut un choc sur mes pare-chocs. J’étais très fâchée (et ça fait super mal en plus). Il s’est vraiment confondu en excuses, et il avait l’air tellement horrifié que j’ai fini par en être presque vexée.
  • Le mec qui nage avec des palmes aux mains : un genre de disque plat qui lui permet certainement d’avancer plus rapidement. Mieux vaut ne pas nager trop près de lui, parce que les « mains-aux-fesses » de sa part se transforment en truc bien chelous SM (je sais que c’est la mode, mais quand même). Pour l’avoir testé une fois, cela fait super mal.
  • L’enfant de 8 ans qui fait des bombes ou qui traverse le bassin en LARGEUR ou mieux en DIAGONALE. C’est super pénible BORDAYL. Pendant que tu te tapes tes 50 mètres , lui se fait 10 mètres peinard en te coupant la route voie d’eau. Remarque, un jour (il y a longtemps) je me suis pris un troll sur le dos (il avait sauté du plot sans regarder) et je dois dire : c’est pire. D’ailleurs, depuis, j’ai développé une certaine phobie envers toute forme humaine entre 7 et 14 ans dans le grand bassin (à part le mien) (mais le mien est respectueux … EVIDEMMENT).
  • La personne que tu connais mais dont tu n’arrives pas à remettre un nom sous le bonnet de bain … Le truc super énervant et qui mobilise toute une partie de ton cerveau. J’ai le même ressenti quand je passe la moitié d’un épisode d’une série à me demander où j’ai bien pu voir cet acteur (heureusement, il y a wiki). A la piscine, c’est différent : je ne peux pas me faire aider par google. La dernière fois que cela m’est arrivé, il s’agissait d’une mère d’élève pas très sympa. Nous nous regardions en souriant à chaque longueur, puis quand nous avons réalisé simultanément où nous nous étions déjà vues, nous avons scrupuleusement évité de continuer à nous regarder.
  • Les petites mamies. Elle ne font rien de spécial,  c’est surtout qu’elles portent toutes le même genre de bonnet à grosses fleurs ou à piquants. Et je me demande bien dans quel magasin de Winterfell, elles se fournissent :

    bonnet-bain-plastique

    Photo non contractuelle : le modèle est trop jeune.

Parfois, elles ressortent le bonnet de bain à grosses alvéoles, que nous avons tous porté gamins. C’est marrant aussi.

  • Les personnes qui restent au bout du bassin. Elles ne nagent pas, non, elles sont juste là pour papoter, draguer et accessoirement pour barrer le virage à ceux qui nagent (non pas que je fasse des supers chouettes virages sous l’eau, mais c’est agaçant tout de même). Mention spéciale à ceux qui restent assis sur l’échelle. J’aimerais pouvoir sortir de l’eau en me hissant élégamment sur mes bras telle une amazone en maillot. Mais en vrai, je n’y arrive pas. Et j’ai l’air très cruche si j’essaie quand même. Donc j’ai besoin de l’échelle : MERDE.
  • Enfin, il y a moi, et je fais un peu peur. Je suis le croisé entre une limace et une tomate. Tomate pour la couleur de mon visage, et si tu ne vois pas de quoi je parle, il te faudra relire le précédent épisode. Je te laisse deviner pourquoi je me compare à une limace. Quand j’ai expliqué à LdmJ que je nageais 100 mètres en environ 5 minutes, il a pensé que je lui faisais une blague. C’est dire.

 

 

*** GÉNÉRIQUE de FIN ***

‘Cause, i’m in too Deep !

 

Les épisodes du blog reprendront le 26 Février. Bonnes vacances à la zone A !

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L’image à la Une de cet article est Au fond de la piscine tchin-tchin par Alfonso Batalla.

 

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