S04 E13 ~ Ceux qui sont devenus des parents d’élèves.

Pendant longtemps, pour moi professeur,  les parents d’élèves ont représenté un monde à part. Un monde lointain, sans être trop éloigné. Des interlocuteurs importants, des alliés ou parfois, plus rarement, des personnes incompréhensibles avec lesquelles il est très difficile de discuter.

Bien souvent, nous ne retenons que les parents d’élèves incompréhensibles.

Rarement, nous évoquons ceux qui nous soutiennent. Alors, oui, c’est vrai nous pestons souvent après untel qui ne vient à aucun des rendez-vous fixé (par crainte souvent) ou untel qui appelle le collège dès que son enfant à un mot dans son carnet, parce que bon quand même le mot n’était pas très gentil, gentil et que cela pourrait perturber gravement son gamin (gamin qui arrive dans ton cour, tout sourire, le lendemain). Nous nous demandons si il est si compliqué de vérifier régulièrement le carnet de correspondance de son gosse (surtout quand ce dernier est coutumier des remarques) ou de lui demander de faire ses devoirs plutôt que de jouer à la console jusqu’à 23 h chaque soir (véridique) (et ce n’est pas un cas isolé).

Puis un jour, nous avons des enfants. Les années passent (aussi vite que dans Interstellar) (j’y reviendrai prochainement) (pas sur Interstellar, sur le temps qui passe) et nous devenons ces fameux parents d’élèves … Désormais aux yeux d’un(e) collègue, nous sommes de l’autre côté du miroir. Une impression étrange …

Et nous comprenons que notre vision en noir et blanc doit peut-être s’ajuster à la lumière de ces nouveaux éléments.


***GÉNÉRIQUE***


 

La première année, j’étais toute fière de mon nouveau statut. J’ai donc rencontré la maîtresse de PS de Fils Aîné en tant que parent d’élève. Puis, elle m’a prise à part pour me demander si je travaillais bien dans le collège X. Sa fille, alors âgée de 12 ans, était élève dans la classe de cinquième dont j’étais professeur principal. Hahaha, la bonne blague. Nous étions le parent d’élève de l’autre ! Quand l’ATSEM est venu me dire que sa fille était dans une de mes classes de quatrième, je ne rigolais plus du tout. J’étais effectivement passée de l’autre côté du miroir, mais c’était un miroir réfléchissant … Lose.

Cela s’est régulièrement reproduit par la suite. LdmJ avait eu en classe la fille de la maîtresse de GS et j’étais prof principale du fils de la directrice de l’école maternelle l’année dernière. Du coup, nous avions des conversations parfois surréalistes.

– Allo madame la directrice ? Aujourd’hui, Fils Cadet ne viendra pas à l’école, il a une gastro, je dois le garder.

– Entendu, madame Batmax, cela signifiera donc que N. n’aura pas maths aujourd’hui ?

– Ah ben oui, je le crains (à moins que vous veniez éponger le vomi à ma place) (on peut s’arranger).

Bref, les joies d’habiter dans une petite ville.

 

Le fait de devenir parent d’élève m’a permis d’accepter certaines attitudes qui, jusque là, me semblaient complètement incompréhensibles :

– Oui, on peut oublier de signer un papier pour son gamin ou rendre l’autorisation de sortie en temps et en heure. Cela ne fait pas de nous des monstres de négligence.

– Les devoirs c’est bien, mais point trop n’en faut. Les gamins ont aussi une vie le soir (même si je n’ai pas changé d’avis sur la console de jeux).

– Oui, on croit notre gamin plutôt que celui du voisin. Parce que bon, quand même, on le connait un peu son Môme (surtout Fils Aîné, qui ne sait pas mentir) (je sais, je sais, cela viendra ^^)

– On a le droit de critiquer le prof (mais juste un peu) (et juste entre adultes, hein ! ).

– Cela peut arriver d’oublier que son gamin avait une sortie de prévue, et qu’ « il devait mettre des bottes, Madame Batmax ! ».

 

Bref, les parents d’élèves ont droit à l’erreur ! (mais pas trop quand même :p )

 

Le soir venu, en attendant les Mômes, j’ai le loisir d’observer les autres parents. Il est vrai que je n’ai pas spécialement lié connaissance avec eux. Quelques mots échangés de ci de là avec la mère sympathique d’une ancienne élève ou avec une amie.

Mais, bien souvent, je me contente de rester en retrait, et j’observe :

1) Les bandes de mamans (wesh)

Elle arrivent toujours un peu tôt (genre vers 16h15) pour pouvoir papoter à leur aise. Impossible de s’incruster, elles forment un cercle fermé. En même temps, je ne m’y risquerais pas. Elles se distribuent les invit’ pour les anniversaires des enfants des unes et des autres entre elles. Elles te donnent l’impression d’avoir 14 ans, des boutons d’acné et d’être la copine que personne n’invite (ce n’était évidemment pas du tout mon cas) (je n’avais pas de boutons sur la tronche).

2) La sauvage

Celle qui reste à l’écart et se complaît dans l’étude fort intéressante des notifs de son smartphone.

« Alors voyons … Facebook : rien ; Page FB : rien ; Twitter : ah tiens ? Un MP ? Ah non, c’est un message en chaîne, donc rien. Bon, pas de mail sur mes trois comptes de messagerie. »

Elle relève la tête, AH OUF, les portes s’ouvrent.

(Toute ressemblance gnagnagna …)

 3) Le parent pressé.

Celui qui est le nez sur la vitre de la classe de son Môme (en maternelle) et qui peste parce que cela fait au moins 3 MINUTES qu’il poireaute (B…azar!). Il  n’hésite pas à sonner à la porte de l’école dès qu’il voit 16h25 à sa montre (même si la tienne n’indique que 16h23) (a priori la sienne est synchronisée avec l’horloge universelle du méridien de Winterfell).

Le parent pressé te prend à parti  :

– Vous aussi, vous devez être pressée ! Vous devez aller chercher le grand à l’école primaire.

(oui, le parent pressé connait ta vie).

– Euh, oui. Enfin, vous savez, si je ne suis pas là, il m’attend à la grille hein ^^’, c’est pas si grave.

– OUI MAIS QUAND MÊME !!! Vous préféreriez être là quand il sort !

Comme il fout limite la trouille, et qu’il sait mieux que toi ce qui se passe dans TA tête, tu préfères ne pas trop trop le contrarier, et acquiescer brièvement (puis te barrer).

 4) Le parent vindicatif.

Son enfant à peine sorti, il le détaille de pied en cap et trouve immédiatement LE détail qui va de travers. (Attention True stories)

1er cas  : 

Une petite fille sort en reniflant. Sa mère se met à hurler :

– Mais,  c’est pas vrai !

Tu te retournes inquiète, pensant voir une bosse sur le front de la fillette …

– Non, mais regardez ce travail !

Elle te montre sa fille, le »travail » donc. Elle a l’air tout à fait normal. Tu regardes la maman perplexe.

– ILS AURAIENT QUAND MÊME PU LA MOUCHER ! NON ?

En regardant mieux, effectivement, il y a un peu de « mouchou » collé sous sa narine droite, tu tentes l’humour :

– Le mien, tout son mouchou a attéri sur ses manches, vous voyez ? (preuves dégueu à l’appui).

– Et vous trouvez cela normal ?

– Euhhhh non, je lui dis bien de ne pas se moucher dans son pull, hein …  (punaise, v’là qu’elle s’en prend à toi)

– NON ! Vous trouvez normal qu’ « ils » (comprendre la maîtresse + l’ATSEM) ne les mouchent pas ?

Personnellement, je pense qu’ils ont autre chose à foutre effectivement. Et qu’en plus, ils le font quand même … pour les 25 gamins …

Sinon, quand sa gamine a le nez qui coule, elle peut toujours la garder (ben quoi ?)

2ème cas :

C’est la cas n°1 appliqué au pantalon mal remis après le pipi de l’après-midi :

« Vous vous rendez compte : il a passé tout l’après midi avec la culotte coincée dans les fesses! C’est inadmissible ! »

(Ne pas rire, ne pas rire, ne pas rire).

3ème cas : (arrivé ce matin même)

La maman du petit caïd de la classe revient en furie vers la maîtresse.

– Bon, tous les jours, il me dit que Léona l’embête ! Cela commence à bien faire, c’est qui cette Léona ?

La maîtresse lui désigne une petite blonde toute mignonne. Tous les autres parents regardent alternativement le garçon (assez terrible) et la petite blonde. Ils se mordent la joue.

Le gamin finit par lâcher :

– Elle arrête pas de me dire qu’elle m’aime ! Et moi je veux pas !

(bon là,tout le monde rit franchement) (Eet je crois que la maman vindicative est calmée pour un moment 😉 )

 5) Le parent méfiant

Entendu devant la grille de l’école primaire :

– C’est qui ta maîtresse ? C’est elle, là-bas ? Elle a pas l’air commode… Elle est gentille ?

– Ben …  des fois, elle punit … Quand je bavarde, elle me gronde.

(ouais :  super étonnant, une maîtresse qui gronde … des fois)

– Ah, cela m’étonne pas, elle a l’air méchante (sic).

Après cela, si la maîtresse arrive à instaurer un climat de confiance avec la gamine, elle sera très forte.

 6) Le parent exigeant

Entendu dans un parc de jeux :

– Ah je suis bien contente qu’elle ait changé de classe, je ne supportais plus sa maîtresse de PS.

– Ah oui ?

– Elle me faisait constamment des reproches sur l’attitude de Jacynthe. Alors je lui ai expliqué qu’elle s’ennuyait en classe ! Nan, mais c’est vrai, cela fait longtemps qu’elle sait compter jusqu’à 5 !!! Je lui ai demandé quel était EXACTEMENT le programme de PS, tu vois ! Et tu sais ce qu’elle m’a répondu ???

– Ben non …

– Qu’à cet âge, il s’agissait surtout d’apprendre les règles de la vie en  collectivité ! Et les apprentissages alors ? Hein !!! C’est dingue !

Pour ce dernier cas, je plains juste les futurs instits de sa fille 😉

7) Les autres !

Les sympas …  la grande majorité, mais comme ils ne sont pas spécialement drôles, je n’en parlerai pas 😉

 


*** COUPURE PUBLICITAIRE ***

Et si nous repassions de l’autre côté du miroir ? Version prof ?


En tant que prof de maths, j’ai aussi le loisir d’observer les parents d’élèves, notamment en réunion parents/profs.

A Winterfell, la plupart des parents rencontrés durant ma carrière se sont révélés agréables et respectueux.

Et puis, il y les autres 😉

 

1) Le parent centre du monde.

Celui qui ne veut pas venir à la réunion parent-prof (trop de monde, trop d’attente) (alors que la principale adjointe édite des planning personnalisé pour chaque parent après lui avoir demandé par écrit ses disponibilités par plages-horaire !) (gros boulot) mais qui aimerait te rencontrer toi, le professeur principal, en tête à tête un autre jour, afin de lui faire un topo personnalisé de toutes les matières. Certes.

Ce parent existe aussi en version 2.0 : il a trouvé ton e-mail (peut-être, est-ce même toi, qui lui a confié dans un moment d’égarement) et te relance tous les 15 jours pour savoir si tu peux faire un bilan auprès  de tes collègues pour connaître l’évolution de son Môme (et avec la vie scolaire aussi) (t’en que tu y es).

2) Le parent énervé.

Il n’est pas content. Et tu le comprends dès les premières minutes de l’entretien. Pourquoi son Môme n’a-t-il pas eu les félicitations au dernier trimestre ?

Tu lui réponds que l’équipe pédagogique le trouve trop bavard. Là, le parent énervé explose : son enfant n’a que très peu de mots dans son carnet, si ses professeurs sont si mécontents de lui, pourquoi ne le punissent-ils pas ?

Le parent énervé aime bien te rappeler qu’il pourrait lui aussi faire ton travail. Que lui saurait mater ces petits garnements.

C’est tout de même pas si compliqué.

3) Le parent dragueur.

Lui, c’est sûr, avec une prof de maths aussi jolie, il aurait ENFIN aimé cette matière, hein !

(Accessoirement, son fils qui l’accompagne, ne sait plus où se mettre) (toi non plus d’ailleurs).

Next.

4) Le parent qui balance.

C’est lui qui fait les Devoirs à la Maison de géométrie de sa fille, parce qu’il aime bien et que franchement elle a deux mains gauches et n’y arrive pas.

Et qui te sort le surréaliste :

« Je suis content, j’ai eu 20 la dernière fois » ( True Story)

5) Le parent bizarre

Il parle, mais tu ne comprends pas ce qu’il te dit. Il ressemble à Carrie Mathison, quand elle prend les mauvaises pilules.

tumblr_mcdoxxu6SZ1r7ekgwo1_500

Tu penses que, lui aussi, a pris des substances pour se donner le courage de venir jusqu’ici.

Trop … visiblement.

Tu le raccompagnes gentiment jusqu’à la porte afin qu’il ne tombe pas (ou ne te vomisse pas dessus).

6) Le parent bavard

5 minutes,  ce n’est pas assez. Il sait que c’est la règle, mais tant pis pour la quinzaine de personnes qui attend devant ta porte. Il te raconte TOUT : ses soucis d’éducation, ses problèmes avec son ex-conjoint, ses soucis avec le nouveau. Il dérive vers ses autres enfants. Au bout de quinze minutes tu tentes subtilement de mettre fin à l’entretien : tu te mets debout, il ne comprend pas le message et continue de te parler … assis.

Quand il sort, tu as envie de lui demander 100€ pour la séance de psychanalyse (mais bon, comme tu as donné des conseils tous pourris, tu ne te permets pas 😉 )

 

Et je termine par le meilleur :

7) Le parent attachant

Celui qui te fait tellement de compliments sur ton enseignement que tu l’adopterais bien, s’il n’avait pas déjà une famille et des enfants 😉

 

N’hésite pas à rajouter en commentaires d’autres anecdotes parentales, que je puisse en sourire également 😉


 

*** GÉNÉRIQUE DE FIN ***

Eminem vide son sac …

 

Rendez-vous sur Hellocoton !

40 thoughts on “S04 E13 ~ Ceux qui sont devenus des parents d’élèves.

  1. Ahah mais oui voilà ! En grande observatrice tu nous dresses un portrait parfait de ces « gens » ;-).
    Alors je rajoute le parent qui à 16h est devant le portail de la cour de récréation regardant à l’intérieur les 4 autres parents s’activant à terminer en temps et en heure les derniers préparatifs pour la kermesse. Il ne lui viendra jamais à l’esprit qu’il peut se rendre utile à autre chose qu’alimenter « radio trottoir » 😉

  2. Étant titulaire mobile dans l’école où est scolarisée ma fille, je fais partie du clan parent sur son téléphone (ou avec mes collègues parias instits également ). J’ai eu loisir de regarder à mon aise et incognito les parents d’élèves à la sortie et je les retrouve tous.
    J’aime bcp quand une maman critique mes collègues (amies ) et que se copine lui fait un signe très discret genre il y a une collabo derrière attention!!! Véridique… la bande de maman rejette la maman instit susceptible davoir son mome… 😉

    1. Ici, peu d’entre elles savent que je suis prof. Sauf celles dont j’ai déjà eu les enfants dans mes classes. Mais ces dernières sont sympas (note bien que je discute pas avec elles non plus) (mon côté sauvage).

    1. Je serai bientôt parent d’élèves de mes collègues, puisque les garçons iront certainement dans mon collège. Même pas peur 😉
      J’ai eu les enfants de quasiment tous mes collègues plus âgés que moi, et pour l’instant que des crèmes (ouf 😉 )

  3. Merci pour cette description complète des parents d’élèves. C’est vrai que quand on passe de l’autre côté du miroir, on a un peu du mal à trouver sa place…
    Sinon anecdote (catégorie « parent con »):
    Deuxième jour de CP, l’élève choisit toujours l’étiquette de son prénom avec un accent. Intriguée car j’inscris avec le livret de famille pour éviter ce genre d’erreur, ma collègue demande à la maman si le prénom de son enfant chéri s’écrit avec un accent ou pas. Réponse de la maman: « Ah ben, vous me posez une colle, là… Je regarderai dans le calendrier à midi et je vous redis ça cet après-midi » Ca fait deux ans et on en rit toujours!!

    1. Je connais le même cas : une maman qui ne savait pas écrire le prénom de sa fille, elle changeait d’orthographe à chaque fois (c’était Lindsay/Lyndsey/Lindsey je crois). Je trouve cela très triste en fait. Mais bon …

  4. Ha ha j’adore. J’ai toujours été instit et mère d’élève en même temps mais l’an prochain une grande nouveauté : je deviendrai mère d’élève au collège. Sérieux que 5 minutes ??? Je serai le bavard MDR

  5. ben moi je croise rarement des parents ! Je les récupère au centre de loisirs alors je ne vois quasiment jamais les maîtresses non plus..
    Mais sinon, je dois être la maman sauvage.
    Et je suis sûre de devenir un parent dragueur si le prof de math est canon ! :-p

  6. Non, je ne comprendrais jamais que l’on puisse ne pas voir le mot dans le cahier de liaison ! Par contre, je suis devenue beaucoup plus patiente et compréhensive avec certains depuis que je suis passée du côté obscur, surtout quand ton propre enfant est abonné aux multiples remarques dans une même journée …

    1. En fait, pour le mot dans le carnet, depuis qu’il est à l’école primaire, il m’arrive de le zapper s’il ne m’en parle pas. Avant c’était plus simple, vu que la maîtresse nous fournissait le cahier uniquement s’il y avait un mot.
      Bon, il y a bien les fusées de comportement à vérifier chaque soir, mais comme ici c’est toujours vert :p (en vrai, je compatis, pour Fils Cadet ce ne sera pas la même …)

  7. Je crois que je suis « bavard-bizarre », un combo un peu spécial…
    J’espère être des fois « attachant » car la maitresse de CE1 de l’an dernier de Pretty-Poulette, je l’aime d’amour tellement elle était géniale, j’ai déjà essayé de la soudoyer pour qu’elle récupère les suivants (car deux classes de chaque niveau), et je crois que désormais elle a un peu peur de moi 😀

    1. Hahaha 🙂
      C’est vrai que c’est l’effet que m’ont fait deux maîtresses des enfants. L’une d’entre elle (celle du CP) malheureusement fait sa dernière année 🙁
      Tu crois que je peux la soudoyer pour qu’elle repousse l’age de sa retraite de 2 ans ?

  8. J’ai découvert ce (génial) blog il y a peu de temps et depuis j’ai passé des heures à le lire « à rebours » !!
    Je ne suis ni prof ni rien du tout qui ai à voir avec l’éducation nationale…
    A non en fait Siiiiiii…, je suis maman de 3 garçons de 14, 10 et 4 ans !…. et donc parent d’élève depuis looooooongtemps… ça compte non ?!… Et j’ai envie de vous dire BIENVENU DANS NOTRE MONDE !
    Celui où on se fait tout petit pour aller à un rendez-vous avec la prof principale (on a les mains moites, les jambes qui tremblent, la voix qui chevrotte…) alors qu’en fait bon, c’est juste pour signer un PAI…
    Celui où il faut parfois vérifier dans le dictionnaire parce que la maîtresse de CP a utilisé du « jargon d’instit. » et que vous êtes maintenant persuadée que votre fils n’ira jamais jusqu’en 3ème… alors que c’est juste qu’il ne sait pas sauter à cloche-pied !
    C’est aussi le monde des parents reconnaissants envers des professeurs bienveillants qui « portent littéralement » un enfant (très) dyslexique mais volontaire ou qui s’adaptent aux demandes d’un enfant précoce.
    Il me semble parfois que 2 mondes s’affrontent, persuadés que l’autre est un ennemi. C’est bien dommage alors qu’en définitive nos rôles sont tellement complémentaires dans la vie de nos enfants…
    Je relis mon message et je me dis que je suis certainement classée dans

  9. Zut, zut, fûte et saperlipopette….( exemple type de la fille qui fait mille choses à la fois)… Je voulais écrire : limite « relou ». Mais limite, hein….;-)

  10. Grande innovation cette année : mère d’une pas et belle mère d’un seconde. Je me retrouve maman qui attend dans la voiture que la porte de l’école s’ouvre (comme ma voisine d’ailleurs) et belle mère avec les parents de mes élèves de l’an dernier qui du coup viennent m’embrasser pendant les réunions au collège. .. ça en jette !

    1. J’ai relu plusieurs fois ton commentaire, et j’ai du mal à en saisir la deuxième partie, : tu croises des anciens parents d’élèves devant le lycée, puis à nouveau dans ton collège avec les frères et sœurs c’est cela ?

  11. Alors moi j’ai déjà été « parent-surprise » ! Je t’explique : mes parents n’ayant pu se libérer pour aller à la réunion parents-profs au collège de ma soeur de 13 ans, j’y suis allée à leur place. J’avais 20 ans. Je te raconte pas la GUEULE des autres parents et des profs qui me voyaient débarquer, ils calculaient tous dans leur tête comment c’était possible qu’une collégienne ait une maman si jeune huhuhu

  12. Honte sur moi, ça faisait un petit moment que je n’avais pas lu ton blog… et j’adore toujours autant 🙂
    Ici c’est limité aux bandes de mamans (club très sélect) et comme je ne peux pas m’incruster, je fais ma sauvage.
    Enfin ça, c’était avant, car maintenant je suis la maman qui arrive toujours à la fin de la garderie… snif !
    DONC tu oublies les parents qui ne sont pas là devant la grille à 16h30 😉

  13. super article, comme d’habitude j’ai bien ri 😉

    Alors tu as oublié le parent jeune (trop jeune?). On le prend pour la nounou a l’école et pour la grande soeur au collège.

  14. ça faisait longtemps que je ne m’étais pas accordée une petite pause Batmax… ça fait du bien! J’adore le parent qui balance, la candeur n’a pas de limite!
    Dans une relation un peu similaire avec les parents, mais autour de la gestion de la cantine, nous avons quand même rencontré une maman, qui, pour expliquer l’attitude odieuse de son fils pendant le repas (lancer de nourriture, personnel insulté j’en passe et des meilleures), nous a dit qu’il fallait tout simplement ne pas le forcer à manger des légumes… Ben oui, on n’oblige pas un végétarien à manger de la viande, et lui, nous a-t-elle affirmé avec aplomb, il était légumarien. On ne pouvait pas savoir…

    1. Quel aplomb cette maman ! Je n’en reviens pas 🙂
      Sinon, moi-même n’étant pas allée lire tes chroniques depuis plusieurs semaines (hormis la dernière), je me garderais de faire la moindre réflexion sur ta non assiduité.

  15. Ouch …. les rares fois ou je croise la maitresse, je veux pas l’embeter .. du coup si ca va .. on s’attarde pas ! Mais en GS .. y a pas le feu ! Pour le reste … tout roule .. on doit etre dans les cas : parents pas drole tendance sauvage 🙂

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.