Je suis ravie de répondre à tous les Tags contenant les mots « séries » et « télévisées ». Je remercie donc Marie du blog « Mère Au Foyer  tu vas en chier » d’avoir pensé à moi pour celui intitulé « Les émotions en série »

Le principe est simple : on me donne 7 émotions et je dois évoquer une série pour chacune d’entre elles.

 

 

*** GENERIQUE ***

 Avertissement : cet article ne contient aucun spoil, tu peux donc lire en toute sérénité, promis !

***PRÉCÉDEMMENT SUR GAME OF MÔMES***

Tu trouveras ici un premier billet sur les séries télévisées que je suis.

J’ai choisi – volontairement – de parler aujourd’hui de séries différentes.

 

 ***

 

1. La peur

 La Quatrième Dimension

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Une des premières séries que j’ai regardé. Gamine, je me cachais sous le plaid du canapé en visionnant les épisodes. C’est grâce à l’émission « la Une est à vous », où les téléspectateurs choisissaient leur programme du samedi après-midi (et oui, ils avaient inventé le concept de la télé à la carte sur TF1), que j’ai découvert cette série . J’étais très angoissée quand  « La quatrième dimension » faisait partie de la sélection, mais je ne pouvais m’empêcher de regarder, car je trouvais les histoires fascinantes. Aucun effet spécial (ou alors bien pourris avec des maquettes), pas de tête qui explose (sans relation avec un épisode traumatisant que je viens de visionner au moment où j’écris ces lignes) (oups, SPOILER !) (trop tard) (ceci dit ce n’est pas vraiment un spoiler car tu ne sais pas de quelle série je parle) (à moins que …) (bref), mais une véritable peur psychologique qui s’installait progressivement tout au long de l’épisode et le noir et blanc rajoutait son effet flippant (sans parler de la musique … euh …  terrorisante). Chaque épisode parvenait à raconter une histoire très percutante sur un format court (30 minutes environ).

 

Actuellement je ne regarde plus beaucoup de séries qui me font flipper, je les laisse à LdmJ. Au risque de me répéter, je suis trop vieille pour toutes ces conneries.

Bon okay, je me cache encore sous la plaid (ou derrière mon mari) pour « regarder » certains épisodes de de la série mentionnée sans la nommer plus haut, en lui demandant de me décrire la scène. Mais parfois seuls les bruitages réussissent à me faire flipper.

 

2. La joie

 Orgueil et Préjugés

Je ne peux évoquer cette mini-série de la BBC sans avoir le sourire aux lèvres. D’où sa nomination officielle dans la catégorie Joie.

Autant l’avouer, je relis « Orgueil et Préjugés » de Jane Austen tous les deux ans environ. C’est écrit avec style tout en restant drôle et romanesque. Etant donné que j’ai découvert ce livre à 16 ans, tu peux faire le calcul du nombre de fois où j’ai compulsé ce bouquin. Je retrouve les personnages et les situations avec le même bonheur. Je continue de m’offusquer et de sourire. J’attends avec impatience certains passages. Bref, tu auras compris qu’il s’agit de mon livre préféré (je ne fais pas dans l’originalité) (et j’assume mon côté midinette). Je viens d’ailleurs de regarder un épisode de la dernière saison de  The Big Bang Theory où, Sheldon Cooper himself, avoue que « Pride and Prejudice » est un chef d’oeuvre sans faille ; de fait LdmJ est presque tenté de le lire. Tu remarqueras que l’aval de Sheldon est plus important que le mien 😉

J’ai vu toutes les adaptations télévisées et je dois avouer avoir été souvent déçue. Sauf par l’une d’entre elles : la mini-série de 6 épisodes de la BBC de 1995.

Dire que je l’ai attendue comme le Saint Graal, n’est presque pas exagéré. Quand je l’ai enfin regardée (difficile de se la procurer en DVD avec VOST), j’étais en congé maternité :  je l’ai dévorée en deux après-midi. Pour ceux qui ne connaîtraient pas l’histoire (genre mon mari) (tsss) : elle se déroule à la fin du 19ème siècle. Il s’agit des passions contrariées  d’Elisabeth Bennet, jeune fille de bonne famille à l’esprit aussi incisif que pétillant et de Darcy (non, pas la bassiste des Smashing Pumpkins), mais plutôt un riche propriétaire terrien au caractère ombrageux et impénétrable (grrr). L’histoire est – bien sûr ! – romantique mais également progressiste et assez bluffante pour l’époque à laquelle elle a été écrite. L’héroïne est moderne, certainement trop intelligente pour son milieu modeste, mais son esprit vif ne l’empêche pas de faire de grossières erreurs de jugement qui vont peut-être compromettre son bonheur.

Ouais. Quelle suspense.

Mais en fait, tout se termine bien.

OK, là j’ai (encore) spoilé 🙂

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Inutile de te préciser que Colin est à tomber en beau ténébreux

La série de la BBC rend parfaitement l’atmosphère particulière du livre et les personnages principaux sont attachants. Il n’y a aucune ellipse, contrairement aux films qui ont repris le livre. Et même, les scénaristes se sont permis quelques scènes rajoutées, notamment celle où Colin Firth sort d’un lac en chemise (trempée). Elle est d’ailleurs devenue culte (notamment grâce à Bridget Jones), et personnellement je n’ai pas trop bien saisi pourquoi.

J’ai trouvé la scène où l’héroïne refuse la demande en mariage de Darcy bien plus intense.

Voici la fameuse scène du lac, (si tu es un mec passe ton chemin) (merci), mais si tu « n’as pas-de-pénis » (définition d’une « femme » en langage-Fils-Cadet) : POURQUOI est-elle culte ? A mon avis, la chemise – certes mouillée – n’est pas assez près du corps … cela reste très anglais. Sans parler de la musique …

Si tu souhaites regarder cette série, LdmJ m’indique qu’elle passe à partir de samedi prochain sur Chérie 25 (je ne connaissais pas cette chaîne ^^).

3. L’hystérie.

Ally McBeal

Ally

Cette série transpire l’hystérie. Avocate passionnée, Ally vit un peu hors du temps, dans une sorte comédie musicale permanente. C’est une série difficile à décrire (je vais donc ramer), un peu OVNI à l’époque.

C’est avant tout une série judiciaire, enfin judico-sentimentalo-comique.

Tous les personnages sont border-line, dans l’excès permanent. Qui ne se souvient pas des scènes burlesques dans les toilettes unisexe du cabinet d’avocat dans lequel Ally travaille ? Le comique de situation est très présent (genre des chutes qui symbolisent souvent une perte de contrôle), d’où une certaine originalité dans la forme.

Les affaires traitées par le cabinet le sont avec d’autant plus de cœur, qu’elles raisonnent toujours en parallèle avec les affaires privées de nos héros (souvent des love-affairs d’ailleurs).

J’adorais le côté « space-cake » de cette série. Ally est complètement azymutée et souvent en proie à des hallucinations (très drôles). J’appréciais particulièrement les passages où elle « chantait avec des stars », un petit extrait d’ailleurs :

  

 ***

 4. La surprise.

Hard

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Je vais donc tenter de te surprendre.

« Hard » est une série de Canal Plus qui parle de l’industrie du X. C’est évidemment traité sous l’angle de la comédie et cela fonctionne très bien. Une bourgeoise un peu coincée découvre, à la mort brutale de son mari, qu’il dirigeait non pas une entreprise informatique  mais une production de films pornographiques : Soph’X (inspirée de son prénom) (oui, c’est grande classe). Evidemment, elle veut revendre l’affaire, mais sa belle-mère (qui a dû être tenancière de bordel dans une autre vie) et la star de la production Roy Lapoutre (oui, c’est très con) vont réussir à la faire changer d’avis. Elle va ensuite tenter de jongler entre un milieu dont elle ne connait rien et celui très bourgeois dans lequel elles et ses enfants évoluent. Les dialogues sont savoureux et parfois franchement hilarants.

Passé le premier moment de « surprise », on se laisse assez facilement embarquer.

« WARNING » :  si tu recherches de la profondeur dans les personnages (ahahah), il te faudra sans doute passer ton chemin. Le thème semble complètement subversif mais finalement cela reste assez consensuel : le personnage masculin principal (Roy Lapoutre, donc) a beau être une star du X, il n’en est pas moins naïf, émotif et pétri de bonnes intentions.

En cherchant une photo pour illustrer mon article, je viens d’apprendre que HBO veut en faire un remake américain : Jenny Bicks (scénariste de « Sex and the City »  et plus récemment showrunner de « The Big C ») a signé pour écrire la version US, qui en est encore au stade préliminaire (ahahah). A suivre donc !

 

Si tu ne connais pas, n’hésite pas à regarder ce petit extrait ; moi cela me fait mourir de rire (mais bon nous n’avons peut-être pas le même genre d’humour 😉 )

5. La Nostalgie.

Mad Men

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Nostalgie, car souvent on évoque la période dans laquelle se situe la série comme une sorte d’âge d’or. « Mad Men » met à mal l’idée du rêve américain, un peu comme le film avec Kate Winslett et Léonardo di Caprio (non, pas Titanic, l’autre) : Les Noces Rebelles.

Dans « Mad Men », nous suivons un publiciste à la fin des années 50 (saison 1). Je te rassure il ne s’agit pas de Jean-Pierre dans« Ma sorcière bien-aimé » … De toute façon, ce dernier n’avait aucune idée percutante : c’était toujours Samantha qui trouvait ses slogans (ceci dit, avec le recul cette dernière série était très avant-gardiste sur le droit des femmes).

Je m’égare.

Don Draper : c’est l’inverse. Il est sexy (and he knows it !) et surtout il cultive son côté torturé : « J’ai de lourds secrets, je suis un être déchiré : je boirais bien un whisky ».

La série commence à la fin des années 50, à New-York dans une petite agence de publicité. Les hommes s’enfilent des alcools forts dans leurs bureaux enfumés, se congratulent en permanence et flirtent ouvertement avec tout ce qui porte une jupe tandis que leurs femmes s’ennuient en les attendant dans leur maison de banlieue. D’autres personnages féminins hantent les bureaux : elles ne sont pas encore mariées et cherchent le reconnaissance dans leur travail, ce qui ne les empêchent pas de coucher parfois avec leur patron. Parce que c’est ainsi …

L’équipe de créatifs qui inventent les slogans de cette Amérique en pleine mutation se réunit autour de Don Draper, le personnage principal de cette série dramatique. Son histoire personnelle est complexe. On pourrait imaginer qu’il est heureux : belle réussite dans le monde de la publicité en plein essor, jolie femme (ancien top model), beaux enfants. En fait Don est un homme profondément brisé par un passé dont il essaie de se défaire (le côté torturé donc). Incapable d’aimer correctement sa (ses) femme(s) ou même ses enfants, incapable d’apprécier sa réussite professionnelle, incapable de profiter de sa vie ou de se projeter dans le futur.

Au fur et à mesure des saisons, les années passent, les mœurs évoluent, on parle de féminisme, de racisme, et beaucoup de politique. On découvre avec eux l’apparition des pubs télévisées. Don, pour sa part, n’est plus aussi génial : ses idées sont moins percutantes et il semble fatigué, comme s’il avait tout donné. Certains de ses secrets sont éventés.

On reproche souvent à cette série d’être ennuyeuse à regarder et, si je veux être complètement honnête, il est vrai que j’ai dû m’endormir une fois ou deux devant la première saison (Fils Cadet était bébé) (j’avais des nuits fatigantes), mais une fois que la série te prend : tu es incapable de t’en détacher et, en général, tu enfiles les épisodes avec une facilité déconcertante. Les saisons sont assez courtes. Si tu n’as pas encore commencé, vas-y les yeux fermés :

6. La colère.

How I Met your Mother

?????????????????????

C’est un peu exagéré de dire que j’éprouve de la colère envers cette série, tant elle m’a divertie.

On suit une bande de trentenaire New-Yorkais qui a un café comme QG, un appartement en commun, des peines de cœur et des soucis de travail … cela te rappelle une autre série ? L’héritage de « Friends » est clairement revendiqué, mais très vite elle se démarque de sa grande sœur. L’idée de départ est plus originale, vu que l’on commence par la fin, le principe étant de faire raconter par un père à ses deux adolescents comment il a rencontré leur mère : la fameuse « Mother » du titre.

Je trouve (LdmJ opine) (mais on ne parle plus de « Hard » là) que les épisodes des premières saisons sont beaucoup plus drôles et inventifs que ceux de « Friends ».

HIMYM est construite sur le principe des flashs-back et de l’anticipation, un peu comme Lost (mais en plus clair). L’histoire se déroule sous forme narrative : à l’intérieur même de chaque épisode les héros racontent et jonglent en permanence avec les mots et la temporalité. Ils peuvent alors inventer et transformer la (leur) réalité à l’infini. D’où un côté complètement décalé, souvent exagéré et forcément très drôle.

Il y a de nombreux running-gags : des expressions transformées (et leur illustration visuelle) comme « manger un sandwich » pour « fumer un joint », les « Interventions » (toujours de grands moments), Robin Sparkles ou tous les gimmicks de Barney devenues des répliques cultes d’une certaine « pop culture ».

Bref : It’s legen … wait for it … dary ! Legendary !

Et puis … ma colère s’installe.

La quête devient interminable, les scénaristes enchaînent les saisons de trop. Les épisodes deviennent moins drôles, on se surprend juste à sourire là où on riait aux éclats. On a envie que cela se termine.

D’où un sentiment de gâchis. Je n’ai pas encore vu la dernière saison, mais nous comptons le faire bientôt. J’en connais cependant la toute fin (qui m’a été spoilée) et qui ne me surprend pas : elle est même très logique mais je pense qu’elle est très mal amenée. Je ne peux en dire plus.

Je vais regarder cette ultime saison avec le même sentiment que pour la dernière saison d’Ally Mac Beal : histoire de terminer une boucle. Même si je n’en ai pas réellement envie …

 

 Un extrait d’un des épisodes qui m’a fait le plus rire : The Naked Man (deux chance sur trois 😉 )

7. La frustration.

Tell Me You Love Me

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Cette série raconte l’évolution de trois couples. Trois couples au bord de l’implosion.

Jamie et Hugo, presque la trentaine, avaient prévu de se marier. Mais le manque de confiance de Jamie, ajoutée aux désirs d’infidélité de Hugo, ont brisé le couple.

Palek et Carolyn, trentenaires bourgeois et branchés, ne parviennent pas à concevoir un enfant. Sous pression, ils ne font l’amour que par nécessité. Leur désir s’étiole…

David et Katie, quadragénaires, sont les parents de deux jeunes enfants. Mais tombés dans une routine confortable, ils n’ont plus fait l’amour depuis près d’un an. Ces trois couples en détresse consultent la même thérapeute, Dr May Foster.
(source wikipedia)

J’ai souvent ressenti de la frustration en suivant cette série, car malgré l’envie de voir les situations de chacun évoluer vers une issue heureuse, rien ne se déroule comme prévu.
« Tell Me You Love Me » est une série intelligente qui traite, avec beaucoup de pudeur, des problème émotionnels et sexuels de chaque couple. C’est sans doute curieux d’utiliser le mot « pudeur », car les scènes de sexe ont justement paru très choquantes aux yeux de beaucoup d’Américains. Pour info : c’était en 2007 (ils n’avaient pas encore vu GoT).
Justement il fallait dépasser l’aspect « cru » de ces scènes  pour en comprendre la portée psychologique. La sexualité y est montrée dans le quotidien … sans ellipse (whaaat ?) et sans « costume de cosmonaute » (comme les héroïnes de « Sex and the City ») ( toujours en sous-vêtements au pieu). Oui, dans Tell me you love me, les héros font l’amour « nus », dingue hein ? C’est plus pratique que de garder un soutien-gorge gênant ou de s’enrouler dans un drap le matin venu (sérieusement QUI s’enroule dans un drap pour sortir de son plumard? ) (à part les acteurs américains, of course )
Cette série n’a pas été reconduite. D’où le deuxième effet kiss-cool dans le sentiment de frustration. Chaque saison auraient dû nous faire suivre d’autres couples en thérapie.
Si tu n’a pas vu l’unique saison de cette série, je te la conseille fortement.

 

*** GENERIQUE de FIN ***

So come on…tell me you love me.

 

***

J’espère t’avoir donné envie d’en suivre une ou deux 😉

Et toi ,quelles séries aurais-tu choisies pour illustrer les émotions demandées ? (Evidemment, je tague toute personne intéressée !)

 

***

 

 

 

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