Je n’ai pas la prétention d’être une mère parfaite, d’ailleurs personne ne peut y prétendre. Cependant, quitte à choisir, je préfère passer pour une mère parfaite que pour une mère indigne. C’est plus flatteur.

Mais qui dit mère, dit enfant.

Et ce dernier peut détruire ta réputation-à-la-Bree-Van-De-Kamp en une seconde. Rien qu’en parlant.

 

Une descente trop rapide de balançoire peut se transformer en :

 

Le Môme (surtout petit) ne ment pas : il a simplement une vision différente de la réalité. Quand il raconte sa version des faits, c’est souvent un mélange de kamoulox et d’exagération marseillaise. Toi, tu comprends où il veut en venir, mais le reste de la planète … non.

En voici un  exemple :

Un vendredi matin du mois d’avril, vers 6 heures 15, alors que j’écrivais un article du blog (oui, j’écris tôt le matin), j’ai entendu la porte de la chambre de Fils Cadet s’ouvrir doucement :

-KRIIIIIIIIIIIIOUIIIIIIIIIIIII (oui, nous songeons à la huiler) (nous songeons).

En même temps, ce grincement permet de nous indiquer lequel de nos deux garçons est levé et cela peut se révéler pratique. Effectivement, quand c’est Fils Cadet qui se réveille le premier, nous devons l’intercepter assez rapidement car sinon, il se rend dans la chambre de son frère et saute à pieds joints sur son lit. Tu n’as donc plus 1 mais 2 enfants réveillés, avec en bonus, un aîné de fort mauvaise humeur.

Ce matin-là donc, j’étais au salon et il fallait que je me dépêche d’arrêter Fils Cadet avant qu’il ne pénètre dans la chambre fraternel. Je me suis donc levée d’un bond agile (hum) et me suis engouffrée en courant dans la pénombre du couloir .

SAUF QUE.

Contrairement à ses habitudes, Fils Cadet avait préféré se rendre directement au salon … en courant.

Et que se passe-t-il quand deux personnes arrivent en courant au même endroit, dans deux sens opposés, dans le noir et sans regarder ?

Oui, j’ai shooté dans mon fils de 3 ans.

Pardon pour le terme employé, mais vu la différence de taille entre nous deux, il m’a semblé plus indiqué que « percuté ».

Il est tombé sur les fesses mais sa tête a heurté un des barreaux de notre descente d’escaliers.

Hurlements du Cadet.

Réveil de l’Aîné (tout ça pour ça) : « MAIS QU’EST-CE QU’IL SE PASSE ? »

Reproche de LdmJ en stéréo : « Mais aussi : POURQUOI tu cours dans le noir ? »

Et grosse culpabilité de moi-même.

Après une séance d’énooOOoormes-câlins-bisous-pardon, le bobo fut vite oublié.

Enfin je croyais.

Car en arrivant à l’école deux heures plus tard, que furent les premiers mots de Fils Cadet à son ATSEM ?

Tu sais, ma maman elle m’a fait un gros bobo à la tête ! Ben oui, ben oui : je sortais de ma chambre alors elle m’est tombée dessus et m’a poussé contre les barreaux. Et moi z’ai eu très mal, et z’ai pleuré trèèèèèès longtemps !

:$

Je ne sais pas trop ce qu’a pu imaginer son ATSEM avec une explication aussi tordue.

Toujours est-il que je me suis sentie obligée de tout lui expliquer (jusqu’à la porte qui grince).

 

Moralité :

Ne cours pas dans les couloirs sans allumer la lumière.

Surtout si un enfant de moins de un mètre vit chez toi.

(Ou un chat noir).

 ***

Bad Mother sur une idée de Maud du blog Petits Diables et d’Emma de Rock’n Mom  !

 

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