S03 E11 ~ Comme une boule de flip.

Je suis de celles qui s’inquiètent dès que le nez de leur Môme se met à couler.

Je suis de celles qui sont derrière leurs enfants au parc de jeux (sous la structure) au lieu de checker tranquillement leur smartphone sur un banc.

Je suis de celles qui ne dorment pas de la nuit parce que leur gamin est tombé sur le nez, et que bon… on ne sait jamais (hein) .

Je suis de celles qui ont constamment cette crainte de ne plus être là pour voir grandir leurs enfants.

Bref je suis une mère flippée, à tendance chiante (ascendant pot de colle).

Je souhaitais proposer un épisode « rigolo », mais pendant son écriture j’ai pris conscience qu’il s’agissait plutôt d’un billet-thérapie (oups) (I did it again).

Te voilà prévenu 😉   :  « Tu vas pas mourir de rire », mais j’ai placé deux titres de Mickey3d (oui, encore)  en générique pour me faire pardonner.

 

*** GENERIQUE ***

Moi, j’ai rencontré la Peur, … en devenant Maman (hum) (faut écouter la chanson pour comprendre).

Au commencement …

Avant ma naissance, mes parents ont eu la douleur de perdre un bébé à 7 semaines de la MSN (mort subite du nourrisson).  Je suis née une année et demi plus tard. Dire que j’ai été couvée est un euphémisme. J’ai dormi jusqu’à mon premier anniversaire dans la chambre parentale (en 1978, ce n’était pas très bien vu) (Laurence Pernoud aurait poussé des “Tss Tss” dégoutés). Ma mère se réveillait plusieurs fois par nuit … juste pour vérifier si je respirais.

Nous avons grandi, mais elle est toujours restée soucieuse et angoissée pour chacun de ses enfants. Par exemple, le moindre retard en voiture peut prendre des proportions disproportionnées dans son esprit. Quand j’étais lycéenne, elle me refusait toute sortie d’emblée (pourtant, je n’avais que très peu d’invitation).

 Je me disais que je ne serais jamais comme elle, que moi je saurais me raisonner.

 Finalement, si je réfléchis, aujourd’hui, je crois que je suis bien pire qu’elle (et encore, les Mômes n’ont pas le permis).

 

A 28 ans, je n’avais que très peu été confrontée à la mort d’un proche, si l’on excepte mes deux grands-mères.

Puis tout a changé. En 2006, j’ai “subi” une fausse-couche traumatisante, et en août 2007 j’ai perdu mon papa, alors enceinte de 4 mois. Un mois plus tard, j’ai failli perdre le bébé et j’ai dû être hospitalisée d’urgence jusqu’à la fin ma grossesse.

Durant ce séjour à l’hôpital, je me suis convaincue que j’étais déjà une mère désastreuse alors que je n’avais encore tenu aucun bébé dans mes bras : j’étais incapable de prendre soin d’eux alors qu’ils étaient dans mon ventre.

Aujourd’hui, je sais que j’avais totalement tort de m’auto-persuader ainsi. C’était même complètement stupide. Mais j’ai gardé de cette période de ma vie un profond sentiment de culpabilité. Il m’est difficile de m’en détacher complètement. Encore aujourd’hui. C’est très frustrant.

La lumière est revenue dans ma vie ( sous la forme d’une grosse veilleuse Titi) un après-midi de Décembre 2007, quand j’ai pu enfin tenir Fils Aîné dans mes bras. Mais quelque-chose en moi avait résolument changé. Mes certitudes, ma foi (en Dieu notamment) avaient été fortement ébranlés.

Les peurs des débuts.

 J’ai toujours été hypocondriaque, je l’ai déjà raconté d’ailleurs mais je ne pensais jamais à la Mort en tant que telle. Je me voyais mourir mais dans un futur très lointain (genre vers 100 ans quoi) (cela me semblait raisonnable).

Le décès de mon père et ma première fausse-couche ont modifié cette perception des choses. Quand je suis rentrée avec mon bébé, c’est comme si le tapis sous lequel j’avais placé mes angoisses morbides s’était définitivement soulevé (et je n’arrivais plus à le remettre en place correctement). J’ai commencé à penser à la Mort bien trop souvent : la mienne mais aussi celle de mon enfant (bizarrement, je n’ai jamais pensé à celle de LdmJ). J’ai eu l’impression qu’une épée de Damoclès se trouvait en permanence au-dessus de notre tête. La moindre sensation de bonheur était gâchée par un sentiment de désastre imminent.

 Je marchais dans la rue avec la poussette, une voiture arrivait en sens inverse et je l’imaginais changer de direction et venir nous percuter. Je ne sais pas combien de fois, j’ai mis la poussette de travers pour parer un choc imaginaire … dès qu’une voiture arrivait un peu vite : hop, je me positionnais devant la poussette. Je devais offrir un spectacle assez divertissant pour les autres passants.

Si j’étais seule avec mon bébé, j’avais peur qu’il ne m’arrive quelque chose  (n’étant pas certaine qu’il eut pu composer tout seul le 999). Je sortais de la douche, je me voyais glisser et m’évanouir (honnêtement, se frapper la tête contre le lavabo en glissant sur un savon, cela n’arrive que dans les films, non ?) (en plus, je n’ai pas de savon). Mais dans le doute, je sortais donc tout dou…ce…ment.

J’avais peur de faire tomber mon enfant quand je le portais, alors que je n’aurais pas pu l’agripper plus fort (mes bras n’étaient pas du tout physiologiques).

J’étais, bien sûr, terrorisée à l’idée de perdre mon bébé de la MSN et je me relevais plusieurs fois par nuit pour vérifier sa respiration, comme ma maman 30 années plus tôt. Je me suis sentie beaucoup plus proche d’elle durant ces moments-là.

 Le sentiment de culpabilité que je nourrissais depuis mes deux grossesses avait eu d’autres conséquences. J’avais peur qu’il ne lui arrive quelque chose SOUS ma surveillance. Je n’ai eu aucun souci pour laisser Fils Aîné à la crèche, car je savais qu’il serait sous la garde de plusieurs professionnelles. Ils avaient toute ma confiance. Curieusement, c’était sous ma garde, que je craignais un éventuel incident. Comme si … je n’en étais pas capable. Cela me fait un peu mal de l’écrire d’ailleurs.

 Avec le recul, le fait de devenir mère pour la première fois, de prendre conscience de toute les responsabilités que cela impliquait, de voir le fragilité de ce tout petit être, a sans doute été le déclencheur principal de ces sentiments exacerbés. Mais l’année qui a précédé sa naissance m’a également profondément marquée.

 Puis petit à petit, j’ai évolué. Je me suis sentie plus forte. J’ai vécu une fausse-couche précoce en 2009, et je ne me suis pas sentie responsable. Plusieurs amies étant aussi passées par là, je me suis dit que c’était simplement … pas de chance. Je suis vite passée à autre chose, et j’ai eu la chance d’être de nouveau enceinte trois mois plus tard.

 La grossesse de Fils Cadet fut plus facile, et je n’ai pas ressenti les même craintes à sa naissance. J’étais plus détendue, je me sentais plus légitime dans mon rôle de mère. Je pouvais enfin passer des nuits complètes sans aller vérifier que mes enfants respiraient. L’idée d’être seule avec le bébé ne m’effrayait plus. Ce fut un grand soulagement.

Mes peurs aujourd’hui.

Même si j’ai fait de réels progrès, ce problème de culpabilité ne m’a jamais vraiment quitté. Il est latent.

Par exemple, si Fils Cadet tombe d’un toboggan à l’école : c’est moi qui rassure la maîtresse, lui assurant que ce n’est pas grave (je sais bien que cela peut arriver) (surtout avec Fils Cadet), je lui dis  que je vais le surveiller et je le fais mais raisonnablement :  je vois bien qu’il a l’air en pleine forme. Je me réveille une fois dans la nuit pour vérifier si tout va bien et le lendemain, je n’y pense plus.

Si le même scénario se réalise sous ma surveillance, je passe alors les quatre heures suivantes à le scruter. Le moindre petit changement de comportement finit de me convaincre qu’il a probablement un traumatisme crânien. Je ne dors pas de la nuit bien (évidemment). Et je continue la surveillance pendant 72 heures ( c’est ce que m’a conseillé SOS médecins).

Le fait de me sentir responsable d’un incident le rend 10 fois plus angoissant, et m’empêche de réagir raisonnablement. Alors que concrètement, s’il s’étale par terre en courant alors que je suis à côté de lui, je ne suis pas fautive. Je ne vais pas le tenir en laisse non plus (certains le font ceci-dit).

J’ai beaucoup de mal à ne pas être derrière eux en permanence.

Comme je l’annonçais dans le prologue je suis du genre pot de colle. Toujours à côté d’eux. Surtout à l’extérieur, j’ai du mal à lâcher leurs mains prise. Par exemple au parc. Je n’arrive pas à rester sur un banc. Je suis à côté de la structure (au cas où). Pourtant notre Aîné commence à être plutôt à l’aise avec son corps. Mais je ne peux pas m’empêcher d’être en-dessous (histoire d’amortir sa chute éventuelle) (si ce n’est pas moi, j’envoie LdmJ) (mais franchement, il l’amortirait moins bien 😉 )(je suis plus « moelleuse »).

LdmJ a tendance a être un peu comme moi, donc il ne me trouve pas trop relou avec les enfants. Par contre, eux, finiront par se rendre compte que nous sommes un peu plus flippés que la moyenne. Il faut toujours que j’aie les deux en ligne de mire, dès que l’un d’eux sort de mon champs de vision, je panique le recherche immédiatement. J’étais toute fière dimanche dernier, d’avoir accepté que Fils Aîné aille jouer sur une (petite) toile d’araignée à une cinquantaine de mètres, alors que je préparais le pique nique. Bon : je le voyais très bien et je n’arrêtais pas de relever la tête pour le surveiller. Mais quand même, pour moi c’était un effort.

Il m’arrive de frissonner toute seule en imaginant un truc qui aurait pu se passer si …

Un exemple concret, arrivé la semaine dernière :

Fils Cadet me tient la main en sortant de l’école. Soudain, il voit une fleur de pissenlit en bordure de trottoir. Une des premières fleurs de pissenlit de la saison. Sans préavis, il tire fort sur ma main pour aller la cueillir, surprise je le lâche presque (mais le retiens à la dernière minute). Il est déséquilibré mais arrive cueillir sa fleur (il se met à la respirer à plein nez breathe-me et affirme qu’elle sent trop bon) (oui, je te parle d’un pissenlit)(ce Môme a un odorat particulier). Au moment où il s’est penché pour la cueillir, une voiture est passée à côté de nous. Au lieu de profiter du moment et de savourer l’image adorable que m’offre Fils Cadet le nez dans sa fleur de pissenlit : JE NE PEUX PAS M’EMPÊCHER de m’imaginer ce qui serait arrivé si je l’avais lâché une minute plus tôt et que déséquilibré il ne soit tombé en bord de route. J’ai donc un violent frisson.

Quand mon imagination morbide s’emballe, il m’arrive même de gémir légèrement et de fermer les yeux pour enlever les images de mon esprit. Souvent les Mômes me regardent et demandent :

“Ben qu’est-ce que t’a maman ?” Je les rassure d’un sourire en affirmant que tout va bien, ou je raconte un bon vieux mytho : « Ouh là, j’ai eu froid d’un coup » (20°C c’est frisquet).

 Je précise pour ceux d’entre vous qui me trouveraient un peu névrosée ( 😉 ), que ces pensées, fréquentes il y a 6 ans, s’espacent tout doucement.

 D’ailleurs, j’en ai parlé à plusieurs amies, et quelques-unes m’ont assurée qu’elles aussi avaient parfois ce genre d’idées délirantes et flippantes, et cela m’a beaucoup rassurée.

Enfin, ma dernière crainte et non la moindre : la maladie de mes enfants.

Je ne supporte pas de les voir malades. Regarder Dr House ne m’aide pas à rationaliser (dans cette série, les scénaristes se permettent de tuer des bébés, je le rappelle !) (et dans une maternité).

Je me suis déjà imaginée un lupus une maladie grave parce que Fils Aîné avait un ganglion du cou très enflé. Le diagnostic du docteur Ross ? Une angine.

L’année dernière, alors qu’il était dans le bain et que nous chantions à tue tête, j’ai aperçu au fond  de sa gorge deux ÉNORMES boules, que je n’avais jamais remarquées auparavant. Le lendemain après une nuit blanche, nous sommes chez le médecin, qui me dit simplement : “Ouh là, oui, il a de grosses amygdales, nous n’en avions jamais parlé ?” Putain, c’était juste ses amygdales. Je me suis rarement sentie aussi conne.

J’ai longtemps été contrariée parce que Fils Cadet avait une légère dissymétrie au niveau de ses yeux,  jusqu’au jour où j’ai remarqué que pour ma part j’avais une dissymétrie au niveau de la bouche. Je voyais bien que je souriais de travers sur les photos mais je ne m’étais pas rendu compte que c’était parce que je ne pouvais pas faire autrement 🙂 . LdmJ en a une au niveau du nez. Bref nous ne sommes pas des modèles de symétrie axiale faciale … (le comble pour une famille de matheux).

 

Et demain ?

 

Je l’évoquerai à peine aujourd’hui, mais ce qui m’effraie le plus, c’est leur avenir. Environnement, travail, politique … Que leur réserve le futur ? Trouveront-ils leur place ? Seront-ils épanouis dans leur vie ?

Parfois je suis optimiste, parfois cela me semble bien sombre … et ce n’est pas le bilan des dernières élections municipales qui est là pour me rassurer.

 

*** GÉNÉRIQUE de FIN ***

Allez Florence, pour l’instant tout va bien, il faut que tu respires.

Parce que ….

***

Rendez-vous sur Hellocoton !

29 thoughts on “S03 E11 ~ Comme une boule de flip.

  1. Bon ben je vais pas t’être d’une grande aide – soutien parce que je suis exactement pareille que toi.
    J’ai flippé enceinte, j’ai eu peur quand ils étaient bébé (de mal faire, de les tomber), je culpabilise toumutch, je flippe encore – au parc idem chui la seule psychorigide à coté de la structure, chui la seule à dire « attention Tinyni dès qu’il tente de monter une marche plus haut sur le filet/voiture à escalader, je flippe qu’ils tombent et se mangent les dents (une ptite copine à ma fille s’est vautrée et ses dents se sont déchaussée, je crois que s’ils me font ça, je tombe par terre en même temps) , je flippe qu’il s’étouffe quand il mange sa pomme (mâche, mâche je t’ai dit), j’ai peur quand y’a la sortie piscine, j’ai peur d’être une mauvaise maman (je me soigne, ça va un peu mieux), j’ai peur quand la fièvre monte qu’ils aient des convulsions, j’ai peur qu’ils sortent de l’école qui n’est pas fermé et qu’un psychopathe les volent, j’ai peur de tomber malade et de pas etre là pour eux, j’ai peur qu’ils soient malades et que je puisse rien faire pour les soigner (si y’a qq’un là haut c’est la seule chose que je lui demande), j’ai peur de mourir tôt, j’ai peur de perdre mon DD, (idem j’ai perdu qu’un grand père…)…
    Bref, j’espère qu’avec le temps ça va s’apaiser un peu, déjà c’est un peu moins fort qu’au début, je dirai qu’en grandissant ,,je suis un peu rassurée sur certaines choses.. Mais d’autres préoccupations s’ajoutent …
    Bref, Selky est aussi stressée du capot que toi….
    Courage, soyons forte et unies dans le stress maternel !!!
    et bizouxxxx

    1. Tu as lu le com de Lydoue un peu plus bas ^^’? La consolation, c’est de se dire que nous ne sommes pas seules. Pour l’histoire des dents, il faut que j’amène Fils Cadet voir un dentiste, justement il est tombé dernièrement et l’une de ses deux incisives me semble légèrement décalée. Mais elle n’est pas tombée ;).

  2. Tu parles ici de peurs « infondées » que peuvent ressentir tous les parents. On peut imaginer le pire, c’est incroyable comme notre esprit s’emballe quand il s’agit de nos enfants 🙁
    Je vis aussi avec cette boule au ventre au parc, dans la rue, dans la foule… mais petit à petit, comme toi, je prends sur moi et lâche prise. Enfin j’essaie 😉

  3. Ton article me rassure… je ne suis pas la seule à imaginer ce qui aurait pu se passer, à frissonner, à penser au pire.
    Par exemple, si je suis seule dans ma voiture avec mes twins de 5 ans à côté d’un canal, régulièrement je me demande comment je ferais si la voiture tombait dans l’eau…. comment nous sauver tous les 3 ??
    Là, à te lire, je me sens moins seule et un peu moins folle.
    MERCI beaucoup !!

    1. De rien 😀 !
      Effectivement, ton histoire avec l’accident de voiture, c’est tout à fait le genre d’idée absurde qui pourrait me passer par la tête. Nous ne sommes donc pas seules ! 😉

  4. Effectivement…Loin d’être xptdr 🙂 cet épisode m’a particulièrement retournée et touchée (mais dans le bon sens, hein, car il en faut aussi dans toute bonne série,un épisode qui te chamboule et met les tripes à l’envers 😉 ), par ce que ce sont des mots, des craintes des bouts de vie qui se calquent sur les notre, avec plus ou moins de circonstances communes… Pour ma part, Nain Premier peux bien escalader l’Everest, tant que je l’ai en visuel, tout baigne…S’il tombe, j’ai tendance à minimiser la chose et à l’inciter à retenter (pas ascension de l’Everest, je déconnais ,t’façon dans les Mauges…bref ^^)…Mais combien de fois, seule avec lui, je me scenarise une sortie de douche malencontreuse (en vrai, malgré un nouveau super-shampoing-bain-de-douche-qui-sent-trop-bon-que-c’est-marqué-sur-le-flacon-que-ça-va-te-donner-bohneur-zennitude-et-vitalité, ben…presque tout les jours) , un AVC, un simple évanouissement…Que fera t-il avant le retour de son père?! Idem sur les pu…heu les puNAISES de bagnolles qui pointent au bout de la rue…Je suis complètement flipée des voitures (qui roulent ^^) approchant à moins de 30m de mon fils, mon déodorant lui même reste inefficace face aux suées que je peux avoir face à ça…(NP, lui s’amuse, cour, en criant « osscourrrrrr tature « beu »(ou « jour, chaune, veeeer, ou liolet, 😉 ce qui ne m’aide pas à ne pas hyperventiler……)!Il est très rarement malade, ( 4 rendez vous chez le médecin en 2 ans , 3 pour des futiltés (hum..) genre « un petit rhume », « oui, bah il a une petite angine, hein, c’était pas la peine de vous affoler » gnarkgnarkgnark le médecin!!!, et une fois, ou nous avons appelé une ambulance à 22h , 41° de fièvre et doliprane inefficace(!!!): « simple otite madame, tout va bien,faut pas paniquer, mais vous avez eut raison de venir! »…hum pour moi Urgence=Urgence=donc on panique, un peu.un peu beaucoup..;-)) )bref…tellement d’anecdotes et de choses à dire…Mais pour finir, (pu. pu….rée de poix ((oh puttttt..pardon..put? putride?oh c’est moche, put. je sèche et le dico est trop loin, mais vas y, trouves un mot en « put » qui colle 🙂 ) ces mômes quand même…Je n’ai jamais été sujette au vertige, jamais..Il empêche qu’il y a quelques jours, NP (qui a pour nouvelle passion de monter toute les marches qu’il rencontre « un, deux, six, dousss, toi, deux, disss, un, ) nous avons monté (un, disss, deux,..^^) 20 marches….Une fois en haut, je me suis sentie vraiment très mal, aucun risque que NP tombe, il y avait des barrières…Sauf que celles ci avaient un espace de 15 cm (au moins) entre elle et la plate forme ) 20 marches de hauteur!!!Évidement qu’il n’aurait pas pu glisser malencontreusement ces 15 cm…mais moi, je me suis retrouvée complètement paniquée, à bout de souffle…Il y a aussi le thème de étouffement…Je suis et reste complètement paniquée, bloquée, incompétente face à NP qui s’étrangle..Je suis tétanisée..littéralement, je t’assure, je suis comme une co…. connif..nan, connnnnnn..?(le dico, trop loin, toussatoussa…)comme une conne, donc, mais, punaise, si un jour il s’étouffait vraiment?s’il ne recrachait pas?… 😉 ….

    1. Je te propose donc PUTois et CONtraceptif (^^) comme interjection . Sinon, je dis juste +1 pour les barrières avec des espacements trop grands, mon imagination s’emballe puissance 10 dans ces cas là.
      Et bien sûr l’étouffement à la banane (il met tout dans la bouche) reste une de mes grande crainte ( dis comme cela c’est vrai que c’est con …;) )

  5. Un billet qui m’a rassurée, oui je ne suis donc pas la seule à imaginer des choses horribles qui pourraient arriver, accident de voiture, enlèvement, chute mortelle, etc etc (je ne te fais pas le détail car parfois je me fais des films vraiment horribles, je me suis même demandé si ça n’était pas malsain de penser des choses comme ça et si je n’avais pas un problème…)
    Ici c’est le plus souvent le soir au coucher, quand je suis dans l’action je n’y pense pas trop, c’est plutôt en me refaisant la journée que je me dis « là il aurait pu arriver ça ou ça »
    Je suis donc rassurée de voir que je ne suis pas la seule ! 🙂

    1. Non, nous ne sommes pas seules, c’est rassurant effectivement, moi aussi je me suis souvent dit que c’était malsain. L’important, c’est d’essayer de lacher prise (mais c’est pas facile), il faut le faire étape par étape, à notre rythme.

  6. Bon bah me voilà contente de ne pas être seule ! Sauf que moi, plus ça vint et pire c’est ! Je suis de plus en plus hypocondriaque… pour les autres aussi d’ailleurs 🙁
    Pour permettre à Pauline de mieux se débrouiller avec son corps, nous avons eu la bonne idée de l’inscrire à la bébé gym… elle est tombée de la barre asymétrique (on leur fait faire ds trucs dingues) sous ma responsabilité (parce que bien sûr cet atelier n’est jamais proposé quand Seb va à la gym) !
    Je dois progresser malgré tout, hier je l’ai lâché à la piscine, elle n’a pas bu la tasse 😀

  7. Rassures-toi Florence j’ai eu les mêmes angoisses que toi, et je crois qu’elles sont amplifiées quand j’ai tes petits cœurs à la maison , mais tout cela est normal ,on les aime si fort que notre système de protection est à hauteur de l’amour qu’on leur porte. Mais il faut savoir vivre intensément tous les bons moments présents à 100%. Ne pense pas trop à l’avenir qui terni quelque peu ce bonheur.

  8. J’ai déjà lu plusieurs fois (entre autres sur des blogs de sage-femme) que l’encadrement médicalisé de l’accouchement et même du suivi de grossesse (gynéco qui n’écoutent pas les ressentis de la femme en prétendant que c’est dans la tête, attitude qui dit « je sais mieux que vous » et mise en doute de notre capacité à accoucher nous-même, position et examens invasifs imposés…) participaient grandement au développement de la dépression post-partum en entraînant dès la grossesse le sentiment qu’on ne sait pas s’occuper de notre enfant. Ta première fausse-couche, et les problèmes lors de ta grossesse pour Fils Aîné ont sans doute grandement augmenté le phénomène.
    De mon côté, j’ai souvent l’impression d’être une mère lamentable mais dans l’autre sens : j’ai tendance à faire confiance à mon fils, peut-être un peu trop. (je lui ai même laissé manger une olive avec noyau en lui disant « tu craches le noyau, hein », à la fin il me dit « c’est pas bon dedans » mais il avait tout avalé). Mon mari me le reproche parfois. Mais Simon a souvent des réflexes de prudence inattendus chez un enfant de son âge. Par exemple, il aime quitter le parc en courant, et que je le poursuive. La première fois je l’ai grondé très fort parce qu’il allait vers le parking tout près. Depuis, j’ai constaté qu’il s’arrête systématiquement avant le bord du trottoir. Du coup, quand c’est moi qui l’emmène le matin avec mon vélo, je lui dis d’aller jusqu’au trottoir pendant que je ferme la porte et que je le suis, je le mets sur le vélo une fois sur le trottoir, il est super content de m’attendre là-haut.
    Pareil quand il est un peu malade, comme je lis aussi des blogs de médecins, je sais que beaucoup donnent des antibios en sachant que ça sert à rien mais que sinon les parents reviendront 2 jours après, du coup, si c’est juste du rhume avec même pas de fièvre mais beaucoup de fatigue je dis à mon mari qui flippe sa race « c’est juste une rhino, le traitement c’est de lui laver le nez 20 fois par jour, alors tu prends ce spray d’eau de mer et tu y vas, c’est ton tour ! »
    Bon, l’ensemble de ton billet n’est pas drôle mais j’ai quand même bien ri pour l’histoire du pissenlit, Simon fait exactement pareil : depuis que je lui ai fait mettre le nez sur une rose « parce que ça sent bon », il fait de même avec toutes les fleurs et dit « mmm ! sent bon ! » d’un air ravi. Eh ben je peux te dire que le pissenlit, ça sent encore plutôt bon comparé à… la pâquerette !
    (et pour la dissymétrie du visage, sache que personne n’est parfaitement symétrique, et quand on présente des images bricolées de deux fois la même moitié de visage souvent les gens trouvent que ce visage, certes plus beau que la moyenne, a quelque chose de faux).
    Là où je partage tes angoisses c’est quand même sur l’avenir politico-économique de la société et de la planète : qu’est-ce qu’on va leur laisser, à nos enfants ?

    1. Fils Aîné a aussi ce réflexe de s’arrêter en bord de route et ce depuis tout petit, mais Fils Cadet est beaucoup plus imprudent.
      Pour ce qui est des rhino, je ne les emmène quasiment jamais chez le médecin non plus. J’ai tout ce qu’il faut à la maison pour les soigner. Cependant, ils ont rarement des fortes fièvres et de toute façon mes médecons (pédiatre et médecins traitant) ne leur donne jamais d’antibio (sauf en cas d’otites)(mais c’est très rare), donc je peux leur faire confiance à ce sujet. J’en ai beaucoup discuté avec eux. C’est important d’être en confiance avec les soignants qui s’occupent de tes enfants.
      Et oui, la pâquerette aussi sent très mauvais (sans transition) 😉

  9. Ah bah je me demandais si j’étais fou à imaginer parfois des façons complètement improbables de faire tomber le bébé ou qu’il se fasse mal (genre je m’appuie sur le berceau et il tombe à la renverse, genre le coin de table dans l’oeil quand je me baisse pour ramasser un truc alors que j’ai le bébé dans un bras… et tout ça j’y pense en même temps que je fais l’action)

    Bref un très bel article, et j’espère que ces « crises » vont continuer à s’espacer 🙂

    1. Ah non, tu n’es pas fou, et tu vois cela arrive à beaucoup d’entre nous si j’en crois les commentaires ici ou sur FB. Donc, c’est plus ou moins normal, mais c’est vrai qu’il faut tout de même essayer de dépasser tout cela et ce n’est pas évident 😉

  10. bon ben je vais pas t’aider. je suis comme toi… enfin presque. Mais le coup d’imaginer le pire alors que l’action est passée, je connais… encore avant hier… un accident juste devant nous… un gros accident. Un camion qui franchit la barrière du milieu de route et vient en plein dans une camionnette qui arrive en face. La chauffeur est mort (de la camionnette). 1 seconde plus tard, c’était nous. Les enfants et moi. j’ai vu l’article sur le journal. Je n’arrête pas d’y penser… alors que nous allons bien ( et j’ai fait en sorte que les enfants en voient le moins possible)… là, c’était une grosse peur… mais c’est pareil pour tout. J’imagine aussi toujours le pire pour les moments à venir, surtout quand ils ne sont pas avec moi… et que donc je serai impuissante… l’horreur.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.