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Quand tu deviens parent, tu comprends vite qu’il va falloir occuper tes Mômes … tout le temps. C’est une question de survie auditive : un Môme occupé est un Môme qui ne chouine pas ( enfin tout dépend de l’occupation choisie ) ( les longues balades en forêt ne sont pas forcément recommandées si tu ne souhaites pas entendre de chouinements. )

Par contre, il va falloir jouer avec eux. Oui, jouer. Cela peut sembler sympa comme concept : retrouver son âme d’enfant, rire avec ton Môme. Certains parents adorent cela. Bon je l’avoue, pour ma part, je préfère bouquiner en buvant un thé plutôt que de faire une énième partie de Memory avec un mauvais joueur. Mais c’est vrai qu’il y a de bons côtés aussi.

Je vais donc dresser la liste des occupations ludiques possibles avec un enfant. Il s’agit d’une première partie, car cette liste est longue … très longue …

 

 

*** GÉNÉRIQUE ***

Certains adultes ont gardé une âme d’enfant :

***

A Winterfell, nous devons prévoir beaucoup d’activités d’intérieur, car le temps ne nous permet pas de mettre régulièrement les Mômes dans le jardin.

A moins de se geler le bout des doigts de pieds, comme ce Dimanche.

Je vais commencer par le jeu auquel les miens s’adonnent le plus régulièrement :

 

Cache-cache.

Chaque matin après le petit déjeuner et avant de partir à l’école, les Mômes jouent à Cache-Cache. C’est un jeu qui ne demande aucune dépense et qui les amuse grandement.

Un bébé de 6 mois est capable d’y jouer d’ailleurs. A cet âge, cela s’appelle : le jeu du coucou. Bébé place sa serviette devant ses yeux et quand il réapparait le parent doit lui crier : COUCOU d’un air timbré. Éclats de rire garantis. Et bien jouer à cache-cache avec un Môme de trois ans, c’est un peu la même chose : l’important pour lui n’est pas de découvrir où son frère est caché, mais de se faire découvrir. Il attend fébrilement que quelqu’un lui mette la main dessus en hurlant « Je t’ai trouvé !!! ». Le plaisir n’est donc pas dans la chasse mais bien dans dans le plaisir d’être pris. C’est un concept un peu difficile à saisir pour un adulte.

C’est sans doute pour cette raison que Fils Cadet se cache très mal : pour être sur d’être découvert très vite.

Sa cachette préférée reste entre deux coussins du canapé ( oui, pas dessous mais ENTRE les deux ) et quand il est motivé il se met la tête face contre le divan. En fait, un Môme de cet âge raisonne comme une autruche : il suffit que sa tête soit cachée pour qu’il imagine que le reste l’est également. C’est un petit problème de réglage au niveau de la conceptualisation de son corps.

Remarque bien que parfois c’est Fils Aîné qui conceptualise mal :

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Même mal caché, Fils Cadet ne peut s’empêcher de glousser très fort, histoire de guider le chasseur si ce dernier se trouve dans une autre pièce. On appelle cela de l’anticipation du gros fou rire qui va suivre…

Enfin, une fois qu’il a trouvé une cachette qui lui plait ( par exemple sous sa couette dans sa chambre ) Fils Cadet va se cacher au même endroit les dix fois suivantes.

Parfois même il annonce son jeu :

« Batit’ !!! Je vais me cacher dans mon lit ! » ( en hurlant bien sûr ) ( Fils Cadet hurle au lieu de parler )

Nous pourrions penser que Fils Aîné se lasse vite de chercher un enfant mal caché qui rigole avant même d’avoir été découvert. Et bien non : il compte très sérieusement jusqu’à 50 ( oui, 50) ( Fils Aîné adore compter ) ( comme Lena Dunham dans Girls ), puis il se dirige vers la cachette du jour de son Cadet et je les entends rire un long moment. Cela se termine souvent en séance de guiliguilis.

Fils Aîné, lui, préfère se cacher.

Alors que son Cadet dispose d’une bonne vingtaine de secondes pour se diriger vers les coussins du canapé, Fils Aîné au contraire a intérêt de se dépêcher. En effet, Fils Cadet a une façon de compter plus … expéditive : « 1, 2, 3, 10 , 48, 49, CINQUANTE : j’arrive !!! »

C’est dommage qu’il soit forcé de se précipiter car notre Aîné commence à trouver des cachettes intéressantes : par exemple derrière une porte. Mais quand il est bien caché, j’ai droit aux plaintes du petit, du genre :

– Maman , Batit’,  il me dit pas où il est caché.

– Euh oui, c’est le but chéri.

– Mais, mais, mais : c’est pas drôle.

Cependant, le grand réussit tout de même à se trahir … en pouffant de rire par exemple. Surtout quand il nous entend pester que nous le trouvons pas.

Parfois, ce jeu connait des extensions non désirées du style : « Jouons à cache-cache à l’extérieur ». Ce dérivé n’est pas très drôle pour les parents, car dans un grand magasin par exemple, nous n’entendons pas Fils Cadet pouffer. Et ce n’est pas une séance de chatouilles qui attend le petit joueur quand nous le retrouvons. La semaine dernière, Fils Aîné s’est caché derrière une poussette dans l’école maternelle de son petit frère … Bon, comme il dépassait de partout, je l’ai retrouvé rapidement mais je n’ai pas trouvé le moment particulièrement drôle ni bien choisi.

 

Le puzzle et son extension maléfique : le livre puzzle.

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Puzzles est également un très chouette nom de bar.

Nos Mômes ont des phases « puzzles ». Pendant quelques semaines, ils deviennent boulimiques : ils veulent de plus en plus de pièces et ils les réussissent de plus en plus rapidement. Puis aussi soudainement que cette envie leur est venue, elle passe, et tu te retrouves avec des montagnes de puzzles à devoir stocker.

Les premiers puzzles que tu peux mettre dans les mains d’un enfant, sont ceux en bois, de ce style :

Au début, c’est long … très long : tu regardes ton bébé essayer vainement de mettre le mouton dans le trou de la voiture, et cela peut durer plusieurs semaines. Néanmoins pour stimuler la motricité fine, ce genre de jeu est excellent, et cela les occupe bien. Certes tu t’ennuies un peu, à essayer de lui expliquer que les oreilles de lapin ne peuvent pas rentrer dans la queue de la vache. Mais en attendant, il semble passionné par ce défi. Tu peux aussi avoir un enfant un peu boulet qui, s’il n’y arrive pas en deux minutes, se met à jeter rageusement les pièces tout en pleurant très fort …  Non, je ne parle pas du tout de Fils Aîné.

Attention à ne pas ranger ce type de puzzle empilés les uns sur les autres et en hauteur : quand tu veux les récupérer, ils risquent fort de te tomber tous sur la tête. Et, à part le fait que c’est pénible d’avoir toutes les pièces mélangées au sol, sache qu’en plus cela fait mal. Surtout si tu as choisi des puzzles de qualité, en bois indestructible venus des forêts laponnes.

Ils grandissent trop vite et apprennent rapidement à réaliser de vrais puzzles. Évidemment, ils préfèrent ceux à l’effigie de leurs héros préférés. Les miens ont bien intégré que la supposée théorie/complot du Genre, c’est mal : mes garçonsne veulent pas de puzzles princesse , non, non, non ! Par contre nous avons un wagonnet de puzzles Cars et Winnie l’Ourson. Oui, je sais : Winnie cela ne fait pas très mec non plus, mais c’est mieux que Dora tout de même. Quand ils sont en phase boulimique, cela leur arrive de mélanger les pièces des différentes boîtes. Joie. Parce que tu vois, rien ne ressemble plus à une pièce de puzzle Winnie qu’une autre putain de pièce de puzzle Winnie.

Et sinon, je ne comprends pas l’intérêt de la commercialisation des livres-puzzle ! SÉRIEUSEMENT. Si tu en achètes, c’est que tu aimes voir ton gamin piquer de grosses colères. Parce que le livre puzzle, tu vois, cela excite le Mômes en 5 minutes. La dernière pièce dans le coin fait SYSTÉMATIQUEMENT sauter toutes les autres : BORDEL ( cela peut légèrement énerver le parents également ) ( légèrement ). Et le must, c’est quand tu as enfin réussi à remettre toutes les pièces au bon endroit, que tu tournes la page et  que tout ce tu venais si difficilement d’imbriquer ( à coup de Doc Martens ) s’écroule par terre. Si tu n’étais pas un adulte, tu te mettrais debout en hurlant et tu trépignerais sur place d’impuissance. Mais bon comme tu es civilisé , tu te contentes de jeter un coup de pied dans le tas. Si tu es bien disposée, tu places toutes les pièces dans un sac congélation que tu balances au fond du placard.

Capture

Nous avons quelques sacs congélation remplis de pièces de livres-puzzle.

 

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Puisqu’on en parle beaucoup en ce moment, sachez que la THÉORIE DU GENRE  était déjà enseignée par Winnie L’Ourson grâce à sa copine-qui-veut-une-queue. Du coup, je préfère que des professionnels de l’éducation l’enseignent à mes Mômes :

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Les jeux de constructions.

The Isolation Permutation

Cela demande un investissement de départ un peu plus conséquent. Mais cela veut la peine de choisir de  vraies marques type megablocks ( pour les tout petits ), duplo ( pour les plus grands ), lego ( à partir de 4/5 ans ). Les trois-quarts de notre conséquent stock ont été trouvé en vide-grenier ( attention pour faire de bonne affaire en duplo, il faut se lever tôt ) ( mais LdmJ se lève tôt ) ( duplos – vinyles : même combat ). Le reste ayant été offert par la famille ( et Ali ).

Cela garantit également de nombreuses heures d’amusement. Cependant, je dois reconnaitre qu’en ce moment c’est assez tendu. Cela nous garantit surtout des cris de tous ordres :

Cris de frustrations :

« Maman j’arrive pas à mettre ces deux pièces ensemble, ça fait mal aux doigts !!!! »

mais aussi :« Ma grue tient paaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaas  !!! » ( oui il faut placer un contrepoids ! )

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Cris plaintifs :

« J’arrive pas à retrouver la ( minuscule ) pièce blanche parmi tous mes sacs de légos ( mélangés ). Viens m’aider !!!! »  ( Bizarrement, j’aurais préféré continuer à corriger des copies, préparer des cours, bouquiner, bloguer, … facebooker  ) ( enfin autre chose quoi ! )

Cris de victoire :

« OUI, j’ai terminé : regarde comme il est beau mon vaisseau Star Wars/ ma maison duplo/ mon camion de pompier. EHHHH viens regarder !!! »

Cris de jeux :

« Oui, regarde mon avion/hélicoptère vole ( au dessus de ta tête )  : vaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaoooooooooooooooouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuum »

Gloussements hystériques :

« Hahahaha, ze détruit tout !!! » ( Merde )

Cris de désespoir :

« MAMAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAN, Fils Cadet il a cassé tous mes légos !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! »

Cris de bagarre :

« Tu vas voir !!!! Moi aussi je vais te … CASSER, RHAAAAAAAAAAAAA »

« NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON !!!! » ( malheureusement si, pfff )

Parce ce que le principal souci en ce moment, ce sont les aspirations du Cadet à déconstruire tout ce que son frère a réalisé. Certaines personnes me demandent :

« Mais comment se fait-il que toutes vos briques soient mélangées, chez moi, pas de souci : quand il a finit de jouer avec,  la construction retourne dans sa boîte. » ,

je répondrai ceci :

« Imagine que ton Fils Aîné vient de construire sa ville Légocity, avec voitures de pompiers, engins de chantier, avions, hélicoptère de secours ( oui, nous avons beaucoup de véhicules d’urgence mais peu de gens à sauver ) ( il y juste trois maisons ). Maintenant, visualise un enfant de 3 ans, qui aime bien aller dans la chambre de son frère pour jouer avec ses légos. Imagine le carnage que ce même enfant peut réaliser en moins de 10 minutes. Voilà : tu auras 6 boîtes mélangés. »

De plus, même si pour l’instant, ce que préfère faire Fils Aîné c’est de suivre les modèles ; je rappelle que le but des légos c’est tout de même de faire marcher son imagination en mélangeant le tout.

Ce sont vraiment des jeux complets. Beaucoup de capacités sont développées : motricité fine, rigueur, savoir lire un plan en le visualisant dans l’espace, imagination … La liste est longue.

Mon seul reproche est la différence constatée ( théorie du genre ! conspiration ! ) entre les legos pour filles et les legos garçons ! Ceux soi-disant pour les filles : les legos friends par exemple sont plus girly ( fatalement ) et plus chers ( pourquoi ??? ) ( le rose est-il plus cher à colorer ? ) et surtout il y a moins de pièces à l’intérieur … Comme si les petites filles n’avaient pas, elles aussi, envie de construire des modèles plus compliqués ( en même temps, comme le dirait Fils Cadet : « les filles … c’est nul » ). Bref, encore un exemple de stéréotypes bien gonflants ( anti-théorie du genre ! conformisme ! ). Quand nous achetons des légos à une fillette de notre entourage, nous essayons de choisir quelque chose d’unisexe, mais quand Fils Aîné est avec nous, il refuse !!! Il se dirige vers les playmobils filles ( plus chers aussi ) ou des légos friends.

« Mais enfin Papa, c’est une fille, elle ne voudra pas de voiture ! » ( sous-titrage : « Tu comprends rien aux filles, papa !!! » ) ( ceci dit … )

Vivement donc que l’école leur permette de comprendre que les stéréotypes de genre ne sont pas une fatalité. Parce que personnellement, nous avons lamentablement échoué 😉 .

Enfin, notre gros stock de duplos nous permet de participer au défi Duplo d’Ali Alanoix. Et ça c’est top 🙂 ! ( D’ailleurs le prochain thème -musique- inspire beaucoup plus LdmJ que mes garçons ) ( nous plussoyons le thème « chantier de construction »  )

Je termine cette première récap par un jeu d’extérieur :

Buller.

Les enfants adorent buller sur la terrasse. Il ne s’agit pas du tout de bouquiner tranquillement sur un transat au soleil ( quel soleil, d’abord ? ). Non, ils font des bulles avec leur « machin-à-bulle » ( oui c’est comme cela que nous  appelons le tube rempli de liquide vaisselle amélioré … )( variante : truc-à-bulles ).

Il faut savoir que pour faire plaisir à Fils Cadet, il suffit de lui acheter ce jeu à 70 centimes. Surtout si le précédent est terminé depuis deux semaines. Tu deviens instantanément son nouveau héros :

« OHHHHHHHHHHHHHHHHHHH MERCI, UN TRUC-A -BULLES, MERCI MERCI !!!! »

Je t’assure que je n’en rajoute pas :

« Le truc-à-bulles, c’est mon plus beau cadeau, de toute la vie » fut sa déclaration le soir de son anniversaire, alors qu’il avait reçu des jouets bien plus élaborés.

J’ai réalisé un gif animé

( enfin c’est Google Plus qui l’a fait pour moi )

( sans que je ne lui demande rien )

( je pense que quelqu’un pédale pour moi dans Google Plus d’ailleurs ! )

Par contre il faut cliquer sur la photo pour l’animer :

Oui, ce GIF a été monté à l’envers : on a l’impression qu’il aspire la bulle. Cela ne peut pas être parfait non plus …

Comme vous pouvez le constater sur cette photo, c’est moi qui tient le machin-à-bulles. Ouais. Croyez bien que je préfèrerais glandouiller dehors avec mon Kindle, en les regardant vaguement jouer, plutôt que de leur tenir leur tube. Mais je suis O-BLI-GEE. Si je leur laisse, le tube se vide dès la première utilisation…

En effet : ils soufflent pour réaliser des jolies bulles, puis ils essaient de les rattrapper ou de les éclater ( c’est trop fun ) et dans la précipitation il renversent tout le produit sur leur pantalon ( le produit très gras qui tache bien ). De plus, n’ayant plus de produit, l’amusement se termine par un gros chagrin inconsolable et des cris insupportables déchirants.

Donc c’est moi qui tiens le machin-à-bulles un-point-c’est-tout, et je me frigorifie les bout des doigts.

Au début c’est joli à regarder et c’est vrai qu’il est plaisant de les voir rire aux éclats et courir après les bulles. J’avoue qu’après une heure passée dans le vent, une température ressentie qui n’excède pas 4°C et de vaines tentatives pour les faire changer d’occupation, je sature. Heureusement, l’appât d’un bon goûter pour se réchauffer est toujours le moyen de pression qui fonctionne le mieux. 😉

 

*** GENERIQUE ***

Avec un petit jeu entre amis dedans :

 

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Juste parce que j’ai découvert ce blog récemment : Ma vraie vie de MAF, et qu’il est vraiment très très bien, je me permets de partager cet article.

Je crains que Fils Cadet ne souffre du même mal.

Bon week-end, les gens !

 

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