C’est plein d’chlore au fond de la piscine.
J’ai bu la tasse, t’chin t’chin.
T’chin. Enfin ici, ce sont plutôt les Mômes qui boivent la tasse :
La piscine seule, c’est sympa ( bon, un peu frisquet les soirs d’hiver tout de même )
mais c’est un moment pour moi. Je peux nager.
Se rendre à la piscine avec des Mômes, c’est : les surveiller, faire le requin, barboter et se cailler.
Quelques morceaux choisis dans cet épisode.

*** GENERIQUE ***

Ce billet est dédicacé aux instits et parents accompagnateurs à la piscine.

Vous avez tout mon respect.

Yo !




Nous nous rendons rarement à la piscine à quatre. Et c’est souvent moi qui suis de corvée.
J’ai donc quelques anecdotes à partager …
Aller à la piscine avec un enfant de 3 ans.
Fils Cadet est une pile électrique, toujours prêt à bondir sauter, parler. Toute sortie avec lui vide ton énergie ( même l’emmener à l’école ).
L’expédition commence dans les vestiaires, car les cabines sont minuscules, et  la grande familiale est souvent déjà occupée.
En règle générale, je commence par habiller Fils Cadet même si ce dernier cherche à s’échapper dès l’opération terminée. Tel un asticot, il tente de s’enfuir par l’ouverture sous la porte de cabine. La tête réussit à passer, mais il bloque aux épaules. Je le récupère avant que ma voisine de cabine ne lui écrase le nez en sortant de la sienne ( ou ne fasse un vol plané ). Ensuite, il essaie d’ouvrir directement grâce à la petite poignée à hauteur de mini-môme. En actionnant la manette, les deux portes s’ouvrent simultanément, et  je me retrouve à moitié à oilp devant des inconnues.
Bref, il vaut mieux commencer par son propre habillage et ENSUITE, habiller le Môme ( enfin déshabiller plutôt ). Mais j’oublie à chaque fois.

Une fois les affaires dans le casier, et pendant que je me débats avec la fermeture du bracelet contenant la précieuse petite clé, Fils Cadet entame sa remontée du couloir vers les douches. Je lui crie de ne pas courir mais comme j’ai le bracelet entre mes dents ( satanée bordel ) il ne m’entend pas ( ou fais semblant de ne pas m’entendre ).Systématiquement arrivé au bout du couloir, je le vois faire un vol plané arrière. Hum cela commence bien. Et ce n’est pas la douche froide qui suit qui va apaiser son gros bobo aux fesses.

Vient ensuite l’épreuve du pédiluve : cette eau stagnante à la propreté douteuse censée nettoyer nos pieds (ces même pieds qu’en bonne élève, je viens de savonner).

Je me dis  que nous allons surtout récupérer les cochonneries des autres … Selky a fait un article hilarant où il en est question justement. Fils Cadet aime bien, lui, cette mare pour les pieds : c’est comme une grosse flaque ; donc il saute dedans. Je me retrouve arrosée de flotte dégueu et froide jusqu’à la taille. Bwaaaaaaaaaaaaaah !

Nous entamons la longue marche jusqu’au petit bassin. On se caille, mais ce n’est que le début.

J’harnache Fils Cadet avec deux bouées à chaque bras. J’ai renoncé à la ceinture. Avec son gros bidon, je n’arrive jamais à la placer correctement : soit elle se trouve sous les bras et il a un petit air de robot ( et c’est ridicule ) ; soit je la place trop bas et elle descend sur ses genoux. J’ai toujours la solution de lui placer au niveau de son ventre, mais je risque l’accident de « pinçage de gras du bid ». Je préfère éviter, vu le niveau sonore suraigu qu’elle engendre.

Bref, les bouées aux bras (ajoutées à celles naturelles de sa maman) c’est bien suffisant. Car une fois dans l’eau, Fils Cadet se transforme en petit koala. Il accroche ses bras autour de mon cou et sa tête se niche dedans. Je dois donc marcher dans l’eau avec un joli collier qui me mine la vue (et pèse une blinde) (heureusement dans l’eau, tout est plus léger, même Fils Cadet). Oui, c’est mignon et adorable, et j’adore cela, mais j’aimerais aussi qu’il prenne un peu d’indépendance.
Le dimanche, c’est chouette car des petits toboggans sont placés en bord de bassin. Il a le droit de glisser la tête la première, mais je dois être en bas pour le récupérer car il n’aime pas avoir le nez dans l’eau … (et pas trop les oreilles non plus).

Lors de notre dernière séance piscine, je n’ai pas eu le temps d’arriver à la réception d’une de ses glissades. Il a peu apprécié l’amerrissage et a hurlé dans mes oreilles (et accessoirement celles des autres) durant quelques minutes. Pour la peine j’aurais préféré que les miennes soient dans l’eau.

Ensuite l’heure se compose comme suit : Fils Cadet alterne entre pataugeoire et petit bassin : Il fait deux tours de toboggan, remonte le petit escalier et cours ( « NON TU NE COURS PAS !!! ») ( ça c’est moi ) jusqu’à la pataugeoire.

Il pique le gobelet d’une petite fille et arrose copieusement toutes les personnes qui se trouvent là.

Je le gronde.
Il décide de s’allonger de tout son son long dans le bassin : SPLATCH.
Je le gronde.
Il décide de sauter, depuis le bord, entre deux mamans qui tentent de papoter : PLAF .

Je le gronde.

Puis finalement, il  joue tranquillement avec le gobelet que la petite fille lui laisse gentiment … Je plonge mon  divin fessier dans la mare chaude … 30 secondes.
Il est déjà prêt à repartir pour les toboggans, je me relève , ( « NON TU NE COURS PAS !!! ») puis pars en grommelant vers le petit bassin. Les autres mamans m’adressent un sourire de connivence ( ou de soulagement ).

Et ainsi de suite durant une heure : 5 minutes de pataugeoire, 5 minutes de toboggan. J’ai de plus en plus froid, je surveille l’horloge en attendant d’être sauvée par le gong ( et accessoirement Zach Morris ).

Je ne sais comment les Mômes arrivent à barboter dans 30 cm d’eau tiédasse sans JAMAIS avoir froid. Ils ne doivent pas avoir le thermostat intérieur réglé de la même façon que le mien … Moi je me caille en bord de bassin, le passage de la pataugeoire au petit bassin est juste … ARGHHH.

 Et je dois le vivre une dizaine de fois dans l’heure.


 

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Minute prévention

La piscine avec des pré-ados , cela peut se révéler dangereux …


Aller à la piscine avec un enfant de 5/6 ans.
Déjà, le Môme plus âgé n’aime pas aller dans la partie fille des vestiaires ( oui, à Winterfell c’est encore séparé et, comme il y a deux niveaux, ce n’est pas près de changer ).
Pour l’anecdote, cet été, je l’ai accompagné à un stage de natation qui durait une semaine. Nous devions confier nos gamins entre les mains d’un maître-nageur … mais en bord de bassin
A l’entrée, on me donnait la clé du vestiaire garçon.
J’ai tenté de négocier avec Fils Aîné de repasser par le côté fille pour les douches ( une fois les affaires laissées ) mais il a poussé des cris d’orfraie :
« NON, je ne suis pas une fille !!! »
Sauf que … le stage avait lieu vers 9 heures du matin et avant cela la piscine était réservée à des groupes… de mecs. Le lundi, c’était les militaires ( hmm, l’uniforme … ). Le mardi, les pompiers ( HMM, L’UNIFORME !!! ). En vrai, ils ne portaient qu’un simple slip de bain.
Maintenant, imagine la te-hon, de me retrouver au milieu de tous ces types en train de se savonner sous la douche  en attendant que Fils Aîné finisse la sienne. Tu te doutes bien que j’accélérais le mouvement ( « Tu te savonneras après ! éh ho » ) et que c’est moi qui sautait à pieds joints dans la mare pour pieds sales afin de m’échapper !
Et je le jure devant LdmJ, je n’en ai même pas profité pour mater, toute occupée que j’étais à regarder ma pédicure ( aussi réussie que ma manucure, au passage )( poke Ali ).
La premier jour, j’étais tellement mortifiée que j’ai décidé de repasser par les douches filles pour repartir, sauf que … j’avais laissé mes pompes devant les douches des hommes.
J’ai donc dû me renfiler tous les vestiaires mâles pour aller récupérer mon bien.
Le mardi, j’ai pris mes chaussures à la main.
Le jeudi et vendredi, j’ai attendu courageusement dans le vestiaire des petits que les messieurs sortent de la douche pour y aller. Heureusement nous étions deux mamans, on se sentait moins seules …

Sinon, quand nous allons à la piscine seulement tous les deux, Fils Aîné est bien obligé de m’accompagner dans les vestiaires filles. La partie habillage se déroule de façon plus aisée qu’avec le petit.

Il est grand, et ne court plus dans le couloir menant au douche. Par contre, il n’aime pas aller aux toilettes car il est persuadé que toute la flotte qui croupit par terre est du pipi ( remarque , c’est assez logique ). Je passe toujours quelques minutes à le convaincre que non je ne peux pas le porter pour l’amener jusqu’au trône et que c’est juste de l’eau sur le sol. Il observe bien la couleur de la matière aqueuse pour s’en convaincre ( bon là, à côté de la cuvette je ne peux pas le garantir, mais je préfère ne pas en parler ).

Une fois arrivés au petit bassin, ses jeux sont légèrement différents de son cadet. Lui, il aime bien se mettre sur les grands matelas en mousse et je dois le pousser. C’est fatigant mais au moins je bouge et je n’ai donc pas trop froid. Il aime bien que je fasse la baleine le requin qui renverse son bateau donc je dois me positionner sous le matelas et donner un coup de tête dedans. Ouais. Classe. Mais éclats de rires garantis.

Le truc pénible au petit bassin, ce sont les adolescents. Ils se balancent des ballons tels des skuds. Je m’en suis déjà pris un en pleine tronche. A peine le temps d’entendre « Attention Madame!!! » , je me retourne interrogative et BAM. Et là, j’ai tendance à faire ma prof : en mode relou et sermonneuse.
Mais en fait le véritable souci, c’est quand ces adolescents sont … mes propres élèves !
Imagine la scène :
Je viens de faire le requin retourneur de matelas.
Je prends conscience que cela chuchote dans mon dos donc je me retourne et là je vois leurs faces hilares.

Effectivement mon bonnet de bain qui me donne une tête de gland et souligne mes cernes n’est pas des plus seyants. Et je viens de faire le requin. En plus, c’est précisément ce moment que choisit Fils Aîné pour vouloir faire un tour à la pataugeoire ( lui aussi aime encore patauger). Je réalise que je vais devoir sortir mon divin fessier de la flotte et ainsi exposer ma cellulite. En temps normal, je m’en fous, mais devant des élèves c’est plus problématique. Je regrette fortement l’Häagen-Dazs de la veille ( même si Macadamia Nut Brittle est une tuerie ) car elle a dû venir se nicher immédiatement sur mes cuisses, la garce .

Je sors donc mais par le côté le plus éloigné et j’évite de leur tourner le dos. En général, ils sont déjà passés à autre chose (parce qu’en vrai il s’en foutent de mes bourrelets) (par contre mon bonnet de bain les fera parler encore longtemps ).

Fils Aîné apprécie le toboggan : le grand, celui qui arrive dans un bassin séparé ; mais jusqu’à présent il était trop jeune pour y aller tout seul ( ce qui n’est plus la cas aujourd’hui ) (et c’est cool).
J’étais donc OBLIGÉE de l’accompagner … ( parce qu’en vrai j’aime bien y aller toute seule,  mais à deux c’est nul ).
Je t’explique comment cela se passe : nous devons monter une cinquantaine de marches dans le froid (car le toboggan certes couvert est situé en dehors du bâtiment et l’isolation est bof ). Arrivés en haut, nous devons compter à voix haute jusque 15. Fils Aîné adore, je le laisse donc faire ( et puis il y a deux ados derrière, j’ai ma fierté ), il se cale entre mes jambes et la descente commence. Je ne peux pas me placer comme je le voudrais ( allongée ) car sinon, je ne peux plus maintenir correctement le petit. Nous arrivons assis, Je dois projeter bien haut Fils Aîné pour qu’il n’ait pas le nez ( et les oreilles ) dans l’eau, donc fatalement mes fesses viennent heurter violemment le fond du bassin de réception.
Je me suis fait vraiment mal au coccyx quelques fois.
Enfin, nous devons dégager fissa car l’ado qui suit n’a pas compté jusqu’à 15 ( mais peut-être qu’il ne sait pas compter ) ( c’est qui sa prof de maths, enfin ? ) et arrive souvent dans la foulée .

En général, la séance avec le grand se déroule donc comme suit : 10 minutes dans le bassin, 10 minutes de toboggan, etc  , j’ai de plus en plus froid également.

Enfin, je vais raconter une anecdote qui nous est arrivée lors d’une séance de rhabillage :

Nous étions donc dans une minuscule cabine avec Fils Aîné, j’avais juste oublié son slip de rechange. Oups. Je lui dis en chuchotant :

« Bah ce n’est pas grave, tu enfiles ton pantalon, et on le remettra à la maison. » 

Il s’est mis à hurler ( bravo pour la discrétion ) :

 « NAN, je veux mettre un slip !!! » 

Qu’ai-je fait à ton avis ? Ben oui, je lui ai donné le mien. ( C’est pas grave, hein, j’étais juste en jean … ). Il s’est exclamé triomphant et toujours très fort :

« AH OUI, je vais mettre le slip de maman !!!! » .
( Oui, je pense qu’une thérapie sera nécessaire pour effacer ce traumatisme de sa mémoire. )

Nous sommes sortis de notre cabine en même temps que la nana d’a côté qui se mordait la lèvre en nous regardant. Inutile de te préciser que je ne me suis pas attardée sous le sèche-cheveu.

 

 

 


 

 *** GÉNÉRIQUE de FIN ***

Plouf, Plouf la vie parfois fait plouf – Les Wriggles



En espérant que cet article vous a fait sourire, je vous souhaite une belle soirée !
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