« Balaaadeuh, complètement balaaadeuuh »
Serge Lama ( le nez bouché )
Oui, il faut bien le reconnaître, il y a certains théorèmes ( Fun with Maths ! ) qui s’appliquent de manière systématique à la maison : je suis toujours malade pendant mes vacances … et les Mômes sont toujours malades durant les jours d’école.
Et l’une des premières choses auxquelles je pense, quand je vois le thermomètre monter, c’est :
 » Comment va-t-on s’organiser pour le travail … »

*** GENERIQUE ***

L’Attaque des Clones microbiens commence son oeuvre sur les Mômes …
Dégainez vos sabres lasers les globules blancs !

***
En général, la maladie des Mômes te prend par surprise. Sinon, ce serait trop simple, car tu pourrais t’organiser …
Ici le dernier à avoir été malade est Fils Aîné. Le mercredi soir, il semblait pourtant en pleine possession de ses moyens : il courait partout avec son frère. Bref.
Premier symptôme : il a toussé vers 22h.
Deuxième symptôme : à 4 heures du matin, il est venu me réclamer de l’eau. Ce qu’il ne fait JAMAIS. Je lui en ai apporté et j’ai plaisanté,  » tu n’as pas de fièvre au moins ?  » J’ai posé ma joue sur son front … BINGO ( enfin « bingo » signifie ici qu’on a perdu ) ! L’attaque avait commencé. Fils Aîné était KO.
Grosses journées au boulot pour chacun.
Grands-parents indisponibles en si peu de temps.
Lose.
En fait, le plus compliqué à gérer, c’est quand le thermomètre affiche 38° au matin. Quand ils sont des bébés Mômes, tu les gardes de toute façon. Par contre, quand ils sont plus grands, tu es tout de même tenté(e) de lui filer un doliprane ( sans se tromper dans les doses hein, souviens-toi ) et puis de l’emmener ni vu ni connu à la crèche ou l’école, en précisant qu’il tousse un peu ( histoire de se dédouaner si la fièvre ré-attaque vers midi ). Je l’ai fait une fois avec Fils Cadet. J’avais remarqué aussi que sa toux était un peu rauque, mais bon. Vers 10 heures, coup de fil de la crèche : il avait du mal à respirer. Verdict : bronchite avec séances de kiné respiratoire prescrites. Mauvais choix donc.
Il y a évidemment le cas inverse, quand finalement tu décides de ne pas aller travailler. Tu lui donnes un doliprane, et tu prends rendez-vous chez le médecin pour 10 h. A 9 heures, il semble en pleine forme et a déjà retourné la moitié de ses jouets dans la maison. Tu as limite honte de l’emmener chez le médecin tellement il a l’air bien portant ( note pour plus tard : prendre le rendez vous en soirée quand les microbes ré-attaquent l’organisme fatigué ). Ton Môme a une pharyngite ( autant dire un rhume ) et le docteur te prescrit les mêmes trucs que tu lui as donné le matin même : doliprane, sirop pour le mal de gorge et pschitt pour le nez. Tu demandes piteusement ta « journée enfant malade » en regardant tes pieds, tandis que ton gamin joue énergiquement avec le canard qui fait plein de bruit. Vers midi, la fièvre n’a pas remonté, tu songes tristement à la masse de travail que tu as mis de côté, aux deux devoirs de cinquième qui sont reportés, et accessoirement à la grogne de ta chef.
Bref, c’était un mauvais choix également.

Loi de Murphy dans tous les cas.

Cependant, l’année dernière, une « journée enfant malade » de Fils Cadet m’a été très utile. Mon médecin est très sympa et donne plutôt de bons conseils mais je dois reconnaître qu’elle ne prescrit pas facilement de journées de repos ( autant dire jamais ).
Cependant, avec mes grossesses pathologiques et mon hospitalisation, je me sens déjà responsable d’une partie du trou de la SECU… alors je n’ose jamais en réclamer.
En décembre dernier donc, je me suis levée un matin avec les yeux rouges et plus de 38 de fièvre. Rajoute à cela une sinusite qui refusait de passer. Je n’étais vraiment pas bien. Fils Cadet n’était pas au top de sa forme non plus. Rien de bien méchant pour lui et Mamou aurait sans doute pu le garder, mais j’ai préféré prendre ma journée et l’emmener chez le médecin. Du coup, vu ma triste mine, elle m’a ausculté aussi.
Et j’ai demandé sans honte un justificatif pour « enfant malade ». Faut bien que nos Mômes nous soient utiles de temps en temps !

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Les gestes de chacun font la santé de tous :

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« Il vous faudrait un plan B … »

 


 

 

Nous sommes chanceux.
Les Mômes ont des grands-parents très disponibles, et qui n’habitent pas trop loin. (entre 30 et 45 kilomètres). Ils peuvent assurer 80% des gardes.

Mamée ne conduisant pas, LdmJ n’hésitait à faire les 90 kilomètres aller et retour, vers 6 heures du matin pour aller la chercher. Aujourd’hui, Papou et Mamou sont en retraite, donc ce sont eux qui viennent la plupart du temps. Et les Mômes sont ravis d’avoir l’un ou l’autre de leurs grands-parents comme baby-sitter.

Il y a deux ans, le collège dans lequel nous travaillons a changé de direction. La nouvelle principale est très attentive à ce que son personnel soit toujours en poste. Elle est très pénible exigeante sur ce sujet.

Bref, il y a deux ans, elle ne nous connaissait pas, donc elle supposait que nous étions tous de potentiels tire-au-flanc.

En décembre de cette même année , LdmJ et moi-même n’avions pris qu’une seule « journée enfant malade » chacun. Pas de quoi s’énerver donc. Mais elle se méfiait. Début décembre, Fils Cadet a eu la varicelle. Mamou travaillait encore, Mamée venait de se faire opérer de la hanche.
Nous avions quand même pu organiser notre semaine de la façon suivante :

Lundi : LdmJ le gardait ( ce fut la pire journée, le petit était vraiment très mal, beaucoup de fièvre, beaucoup de boutons )
Mardi : Je le gardais,
Mercredi : Je ne travaillais pas,
Jeudi : Mamou le gardait,
Vendredi : LdmJ le gardait le matin (il n’avait pas de cours le matin) et moi l’après-midi (pas de cours pour moi l’après-midi).

Donc nous étions assez satisfaits , nous ne serions absent qu’une seule journée chacun : le lundi et le mardi.
Cependant, mardi matin nous avons eu dans notre casier une convocation à une réunion avec notre inspecteur pour le vendredi de 13h à 14h. Cela nous faisait un peu beaucoup …ier de demander à un grand-parent de venir  garder notre petit malade pour une heure, donc LdmJ est parti prévenir de mon absence à cette réunion.
Comme boutade, il a dit à la secrétaire de direction qu’au pire, on amènerait le petit à la réunion.
Mais  la secrétaire, n’ayant pas compris qu’il s’agissait d’une blague, l’a répété à la chef.
Qui n’a pas trouvé cela drôle.
Elle a convoqué LdmJ dans la journée.

Il a été reçu par les deux chefs assez remontées (surtout la Principale).
Elle lui a expliqué qu’il était inenvisageable que nous amenions notre enfant à une réunion avec un inspecteur.
Il lui a rétorqué qu’il était envisageable qu’il prenne alors une journée pour garde d’enfant malade ce jour-là.
Puis elle a enchaîné sur la nécessité d’avoir un plan B pour faire garder les Mômes. Et que ce serait mieux d’avoir une nounou ( tant qu’à donner des conseils …)

Certes …

Sachant que nos Mômes sont allés à la crèche, que c’est moi qui vais les emmener à l’école et les rechercher chaque soir (j’adore le fait d’habiter près de mon travail pour cela), je ne vais pas demander à une personne qu’ils ne connaissent pas de les garder de temps en temps quand ils ne sont pas bien oO. D’autant plus que Fils Cadet avait la VARICELLE, bordel. Aucune nounou ne l’aurait gardé.

LdmJ assez énervé lui a expliqué que nous avions des enfants  encore petits et que ce n’était pas toujours évident. Il a osé rajouter, qu’elle savait ce que c’était. Cela ne l’a pas fait sourire et elle lui a expliqué que  » NON, elle ne savait pas car elle n’avait jamais pris une seule journée enfant malade, ELLE « . Sachant qu’elle a eu au moins une fille, je me demande encore comment elle a fait, ou alors sa fille était une warrior complètement résistante aux microbes (on me souffle dans l’oreillette qu’elle travaillait à mi-temps) (et qu’elle raconte ce qui l’arrange) (ah oui, elle est chef).

2 semaines pile plus tard, Fils Aîné a eu à son tour la varicelle. Mais le plan B a pu être activé :  il a été gardé chez ses grands parents, Mamou étant en congé.

Quelques mois plus tard, la chef m’a donné rendez-vous, car elle venait de recevoir mon rapport d’inspection et ce dernier était très correct. Elle était donc satisfaite. Une heure plus tard, la crèche m’a appelé afin que j’aille rechercher Fils Cadet, (le coup de fil dont je parlais plus haut),  j’ai dû l’emmener chez le médecin, puis j’ai passé une partie de l’après-midi chez le kiné. Bref, une chouette journée de glande, hein ! Quand j’ai apporté ma « dispense » au secrétariat le jour suivant, la chef s’y trouvait et elle n’a pas répondu à mon salut, se contentant de me tourner le dos.

Aujourd’hui, elle sait que nous ne sommes peu absents (voir jamais), et elle ne nous fait plus de réflexions. Cependant, je sais à quoi m’en tenir.

*** COUPURE SÉRIE ***

Certains malades sont plus difficiles à garder que d’autres, par exemple Sheldon dans TBBT :

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Garder un Môme malade.

Pour terminer cet article, je vais vous raconter ma dernière journée de séquestration infantile, (de glande quoi.)

Un méchant virus avait attaqué Fils Cadet (et accessoirement LdmJ) au début de la semaine.
Heureusement, Mamou était venue le garder (Fils Cadet pas LdmJ) le mardi et le jeudi. LdmJ ne travaillant pas le mercredi, c’est lui qui fut chargé du petit malade ce jour là.
Logiquement, le vendredi était donc pour moi, car justement un vendredi sur deux , je n’assure pas de cours au collège. Je n’ai pas dit que je ne travaillais pas, hein, au contraire j’ai toujours beaucoup de copies à corriger et de cours à préparer. Mais bon, je suis à la maison.
Le jeudi soir, Fils Cadet allait beaucoup mieux. J’ai donc envisagé d’avoir mon vendredi tranquille ( si on excepte les deux heures de midi ).

Sauf qu’un Môme malade peut en cacher un autre. Ou encore, un Môme malade chasse l’autre.
Vous l’aurez compris, Fils Aîné n’était pas bien vaillant le vendredi matin, plein de fièvre, le vomito au bord des lèvres, l’oeil morne. Bref, il était tout « balade ». Inutile d’envisager l’option « Un doliprane + école  » vu que vendredi est le jour de  piscine. Je ne suis pas #BadMother à ce point.

 
8h00

Fils Aîné n’est vraiment pas bien, il vient de vomir de l’eau et il est brûlant.

NDLR ~ Oui, à Winterfell , les Mômes vomissent de l’eau, pas des trucs dégoûtants, non non non : ils sont bien élevés. De toute façon , je les ai prévenu : s’ils vomissent, je fais pareil. Et ils prennent ma menace au sérieux. ~

Il est toujours en pyjama et dans son lit. Et il râle parce qu’il veut que ce soit Mamou qui vienne le garder :, ben oui, son frère, il a eu Mamou toute la semaine, donc lui aussi veut sa Mamou ( accessoirement , il s’en cogne que je sois à la maison ).

L’école de Fils Cadet est à 5 minutes à pied ( au bout de la rue ). J’explique à Fils Aîné que c’est un grand garçon de presque 6 ans. Je peux donc raisonnablement le laisser 10 minutes le temps de faire l’aller-retour. Il accepte.

Sauf qu’au moment ou j’enfile les chaussures du petit, je me retourne et voit mon Fils Aîné qui a déjà mis son manteau et qui me demande d’un ton suppliant de nous accompagner. Pour ceux qui ont déjà lu cette histoire ici, vous connaissez la suite : sur le chemin, un vieux doute me prend, je l’inspecte et me rend compte qu’il est toujours en pyjama. Oups.

A l’école, je ne m’éternise pas du coup, j’envoie Fils Cadet à sa maîtresse. Qui m’affirme que c’est moi qui ai l’air fatiguée. Oui,  je ne suis ni maquillée et j’ai mes lunettes. Donc une sale tronche. Fils Aîné fait sa mine de Chat Potté. J’ai peur qu’il ne vomisse son doliprane sur les pieds de la maîtresse, j’active le mouvement.

8h30
A la maison, je place mon malade devant un DVD de Minuscules et je commence mes copies.

8h45 
Il vomit son doliprane.

9h00

Je dois emmener Fils Aîné chez le médecin. Le rendez-vous est à 9h30 mais je commence les préparatifs tôt car je veux avoir une place non payante pas trop loin. Comme d’habitude, je n’en trouve pas, je tourne dans le quartier, je suis en retard. Bref je paie.

Habituellement, les Mômes guérissent par miracle dans le cabinet du pédiatre ou du médecin; surtout chez le pédiatre, qui ne ressemble pas du tout à Georges Clooney ( c’est une femme en plus), mais qui possède de superbes engins Duplo (non, ce n’est pas une remarque sexuelle).
Aujourd’hui, pas de guérison spontanée, il a vraiment une petite mine.

10h00

De retour à la maison, je lorgne avec presque envie sur mon paquet de copies. Mais Fils Aîné veut jouer avec ses Majokit. Son père en a trouvé un bac complet en brocante. La caisse se trouve à la cave  ( il en a été privé durant une semaine rapport à un lampadaire jeté en travers de la tronche de son frère) ( en majokit le lampadaire hein, pas celui du sketch des Inconnus ! )

Voici le bac en question :

« Tu comprends maman, pour trouver les petites pièces, il faut tout renverser ! »  Arghh.
Je vais chercher la caisse, mais arrivée en haut des escaliers, j’aperçois une ÉNORME araignée entre deux morceaux de trottoirs.

J’essaie de réagir raisonnablement : JE HURLE donc et je cours vers la cuisine, dont j’ouvre frénétiquement la porte fenêtre. Enfin, je renverse mélo-dramatiquement toute la boite de Majokit sur la terrasse.

Pas de trace de l’araignée.

Mon fils me regarde comme si j’étais complètement maboule et me demande pourquoi j’ai renversé toute sa caisse dehors alors qu’il fait à peine 10 ° et qu’il est malade.

Certes.

Je lui explique pour l’araignée. Comme il est chou, il va passer son manteau et vient m’aider à tout remettre dans son bac. Je tremble légèrement de découvrir le monstre entre deux baraques, mais j’essaie d’être courageuse. Arrivé sur la fin, Fils Aîné m’affirme que l’araignée a dû se faufiler entre deux lattes de la terrasse,  (comme deux ou trois casques de bonhommes d’ailleurs.) Je me détends, mais en soulevant un des derniers morceaux de trottoir, la tégénaire apparaît et en se barrant, elle frôle ma main. La connasse.

Là, j’ai disjoncté : je me suis mise debout et j’ai hurlé pendant, je dirais, une bonne dizaine de secondes. Ma voisine d’en face a eu le temps de sortir sur son balcon, en tout cas. Fils Aîné s’est bouché les oreilles et a juste rajouté que lui aussi avait vu l’araignée, mais qu’il n’avait pas crié pour autant.

Mise en abyme !
J’ai reconstitué le scène avec des Majokit :

 

10h15
Après ces émotions (enfin les miennes surtout), nous décidons de construire une ville majokit dans le salon. Sans araignée.
11h00
Fils Aîné ne se sent pas bien , il va se coucher sur le canapé. Je lui précise que nous allons bientôt chercher son frère à l’école. Et je reprends ma correction de copies.
11h15
Fils Aîné ronfle sur le canapé.Dilemme. Dois-je le laisser roupiller tranquille pendant les 10 minutes du trajet maison / école.

J’ai peur qu’il se réveille et qu’il soit effrayé d’être seul. Il sait lire, je lui pose donc un gros message devant sa tête. Et je me sauve comme une voleuse.

A l’école, la maîtresse prend son temps pour rendre les enfants. Ce matin-là, ils ont eu rendez-vous avec un ophtalmologiste. Et un parent sur trois doit retourner voir le spécialiste. J’ai des sueurs froides. LdmJ et moi-même étant myopes comme des taupes (enfin surtout moi), il y a une chance pour qu’il ait détecté quelque-chose sur Fils Cadet. Hors, je n’ai vraiment pas le temps d’aller papoter. J’évalue mon gamin et supplie mentalement qu’il ne soit pas déjà obligé de mettre des lunettes. Heureusement, ce n’est pas encore pour aujourd’hui, car la maîtresse me le rend sans rien ajouter. Je passe triomphante devant la file de parents attendant pour l’ophtalmo ( je plaisante, hein, je ne me fais guère d’illusion sur leur futur besoin de correction visuelle ). Puis je commence à courir avec le petit dans les bras.

Je mets 5 minutes à pied pour rentrer à la maison seule, 10 minutes en allant au rythme de Fils Cadet. Ce vendredi là, en le portant, j’ai dû mettre 3 minutes.

Fils Aîné est dans le couloir, il vient de se réveiller, a lu le petit mot et d’après lui :

« Je n’ai même pas eu peur, … enfin juste un peu, mais quand même moins que toi avec l’araignée ce matin, hein !« 

^^’

Haha, Fils Aîné, ce futur talent comique.

*** GENERIQUE de FIN ***

En ce moment, les Mômes se passionnent pour les maladies, les bactéries, les globules blanc.
Fils Cadet parle des plaquettes qui viennent arrêter le sang dans son nez, par exemple.
Fils Aîné explique la bataille des globules blancs contre les méchantes bactéries.
Grâce notamment à des petits livres, mais également à a rubrique Zig Zag de Pomme d’Api, très bien faite et enfin (surtout) leur dessin animé chouchou du moment :

 « Il était une fois la vie »




 




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