Moi ça m’viendrais pas à l’idée d’buter mon voisin d’en face
Quand c’est qu’y a le championnat ou la Ligue 1 qui passent.

Quand même depuis qu’il y a eu le foot à la télé
Y’a plus d’guerre mondiale en France, je te le ferais remarquer !

 Extrait de Rock indé-débile ( encore !!! )

 

Le sport adoucit les mœurs, tout comme la musique.

Justement, il y a quelques mois de cela, je vous confiais n’avoir aucun style musical.
Aujourd’hui, nous allons parler de mes démêlés sportifs : des débuts chaotiques à mes grandes résolutions … avortées.


*** GENERIQUE ***


Juste Fais Le.

 

 

***

Les origines.

Je n’ai pratiqué aucune activité extra-scolaire sportive durant mes jeunes années.
La seule qui m’aurait tentée c’était le tennis pour des raisons … esthétiques que j’évoquerai plus tard ; mais il faut bien le reconnaître : c’était très cher.
Arrivée au collège, je n’avais donc jamais réellement bougé mon corps, et je m’en trouvais fort aise. L’idée de courir ne me venait jamais à l’esprit (quelle idée !!? ) mais, en bonne petite vosgienne, je marchais régulièrement en forêt et je trouvais cela suffisant.
Comme nous étions peu d’élèves au collège, nous n’avions également que peu de profs. J’ai donc eu les mêmes enseignants quasiment de la sixième à la troisième. J’adorais mon prof de maths, ce ne fut pas un souci ;  je détestais mon prof de sport, et là ce fut un VRAI problème.
Adolescente,  je me figurais ce dernier comme un prof méprisant les élèves peu doués pour sa matière et qui passait son temps à nous rabaisser voir nous harceler.
Avec le recul ( et de part ma profession actuelle ) , il est probable qu’il nous titillait uniquement pour nous faire progresser ou plus probablement qu’il se fichait royalement de nous.
Mais sincèrement, avec moi, cela n’a pas marché. J’angoissais d’aller en sport. Et tous les ans nous refaisions inlassablement les mêmes disciplines et j’avais droit aux même remarques.
Les événements les plus trop-mathisants ? Les séquences de gymnastique. Chaque année, les filles devaient se mesurer aux barres asymétriques et les garçons à la barre fixe.
Cet agrès me donne ( encore aujourd’hui ) envie de vomir. Il fallait répéter une certaines chorégraphie, et  mon prof voulait que je termine mon enchaînement tout pourri par une sortie en drapeau. J’avais un vertige de dingue ( oui, je sais, la plus haute barre n’était guère qu’à 2 mètres, mais cela me suffisait pour me donner des sueurs froides. )
Je me rappelle particulièrement d’une séance, alors que j’étais en position pour faire cette fameuse sortie, j’ai regardé mon prof qui me disait de me dépêcher, et j’ai ahanné :  » Mais je voudrais bien ! » , il m’a répondu en chantonnant l’air de La Bonne du Curé ( standard d’Annie Cordy ) ( poke MCC ) :  » J’voudrais bien ouin ouin ouin , mais j’peux point ouin ouin ouin ! « 
Toute la classe a ri, je me suis rarement, de ma vie, sentie aussi morveuse.
Evidemment je n’ai pas mieux réussi pour autant, et mon enchaînement s’est toujours résumé à une roulade avant sur la barre inférieure suivie ( tout de même ) d’une roulade arrière sur la barre supérieure . La fin était peu orthodoxe , car je pratiquais la sortie en génuflexion (je me ramassais en tombant sur les genoux.)
Cet acte de bravoure ( que je renouvelais chaque année ) ne m’a jamais valu plus d’un 8/20.
Je ne parle pas de mes démêlés artistiques avec un ballon de handball. Mon village avait un bon club de hand, nous étions donc OBLIGES de pratiquer ce sport collectif au collège.
C’était moi ou cette foutue balle était vraiment TRES petite ? Je n’arrivais jamais à l’attraper correctement,  et puis je ne savais pas quoi en faire une fois que je la tenais ( tant bien que mal ) entre les mains.
De plus, j’étais toujours choisie en DERNIER dans la composition des équipes ( étonnamment ).
D’ailleurs cela m’a passablement traumatisé. J’ai été émue aux larmes quand LdmJ m’a appris cet été, que Fils Aîné n’avait pas été choisi en dernier lors d’un stage municipal de sport collectif.
Je passerai rapidement sur le basket et son ballon trop gros ( y-avait-il un sport co dont la baballe était adaptée à ma main ? )
D’ailleurs en regardant cet épisode de The Big Bang Theory, j’ai fait preuve d’empathie :

 

Pour la natation, nous étions divisé en deux groupes A et B : respectivement ceux qui savaient bien nager ( et qui se retrouvaient avec mon prof habituel ) et les autres … ( avec le prof à tyout faire du collège : sport/francais, qui au demeurant était très gentil)
Je savais nager , tout à fait correctement d’ailleurs, mais en début de chaque cycle, je faisais semblant de me débrouiller comme une truelle afin de me retrouver dans le groupe B.
Le prof de ce groupe ne se laissait pas abuser et me disait chaque année :
 » Tiens, te revoilà !  » avec un petit clin d’oeil.
Le cross du collège fut aussi bien une épreuve bien difficile pour moi. J’étais toujours dans les dernières, et le parcours ( très accidenté et pentu ) n’était pas vraiment sympathique.
Cependant en troisième, je me souviens parfaitement avoir croisé sur le parcours mon prof de techno ( qui était aussi le cousin de mon père ) ( c’était un collège familial ).
Il m’a crié  :
– Florence , t’es en progrès, tu es 7 ème !!!
J’ai trouvé l’énergie de lui répondre:
– Mais on n’est que 10 !!!
Beaucoup de mes camarades avaient réussi à se faire dispenser ce jour là ^^.
Arrivée au lycée, j’ai enfin pu me débarrasser de mon prof de sport antipathique.
Je tiens tout de même à préciser que 20 ans plus tard j’ai voté pour lui lors d’élections locales. ( Comme quoi je n’ai pas la rancune tenace ). Mais il a perdu ( mouhaha ).
Mes profs de sport de seconde et première étaient des femmes très sympathiques.
J’ai pu faire du volley et j’ai adoré !
Poke Daria !
J’étais nulle ( en vrai, j’étais plus Daria que Jeanne ) ( la Jeanne de « Jeanne est Serge » hein, pas Jane la BFF de Daria ) mais je m’éclatais et surtout mon équipe était cool ! Le ballon avait une taille tout à fait convenable. Comme quoi, la taille ( enfin surtout le diamètre ) ça compte !
J’ai fait de la danse , du ping pong tennis de table, bref des sports ( hum ) nouveaux. Je ne suis plus jamais allée en EPS avec la boule au ventre, comme cela se passait quelques années auparavant.
Mon prof de terminale, par contre, était un vrai cliché ambulant. LdmJ qui était dans ma classe pourrait vous le confirmer : il ressemblait au prof de sport du Petit Spirou.
Un bonne bedaine et n’effectuant aucune démonstration.
Je le revois encore sous le auvent du gymnase par temps de pluie pendant que nous courrions sur le stade.
Mais finalement , il m’a accordé un 10 au Bac, alors je n’en garde pas un si mauvais souvenir ( ET il a eu le bon goût de ne JAMAIS me chanter La Bonne du Curé ^^’ ).

Le sport devant la télévision.

En dépit de ce non-style, j’ai été une furieuse pratiquante de sport sur canapé ( avec un pot de glace ).
Ma sœur m’a fait découvrir le tennis ET SURTOUT Matts Wilander ( Forever ). Nous étions passionnée par le suédois. A tel point qu’en 1988, nous étions folles de joie quand il a laminé un certain Henry Leconte en finale de Rolland-Garros.
A cette époque, je me suis intéressée également au volley grâce à Jeanne et Serge. Pauv’ Serge,  qui n’était d’ailleurs pas dans le titre japonais ( étant donné que nous le voyons au mieux que dans un tiers de la série, c’est logique ). La traduction française n’a voulu retenir que la romance entre les deux héros ( romance à peine esquissée ). L’héroïne était très attachante, nous la suivions de sa découverte du volley au lycée comme simple amatrice jusqu’à sa sélection aux JO de Séoul. J’ai adoré regarder sa progression ( fulgurante ). Je m’imaginais bien, plus âgée, débuter un sport et devenir une déesse du ballon. Cela n’est pas arrivé …
Dans le même genre, j’adorais Olive et Tom.
Mais pourquoi les traducteurs français voulaient-ils absolument mettre un couple de héros en avant ?
Tout comme Serge, Tom n’a pas fait long feu au casting …
Ce dessin animé m’a appris les règles ( euh, japonaises ) du football. Le terrain était juste trèèèèèèèèèèèèèèèèèès long ( et vallonné ) . Et je pense que Matrix s’est inspiré du jeu aérien hallucinant de ce dessin animé pour ses ralentis. Je ne parle des différentes techniques pour marquer un but ( rappelez-vous des jumeaux qui faisait une catapulte … ) ni du fait que certains joueurs pouvaient limite en bastonner d’autres sur le terrain sans se faire exclure …
Quand à penser que le Japon ( même junior ) puisse terminer en finale d’un championnat du monde … hein.
Les autres dessins animés à base de sport, je ne les ai pas regardé. Je me rappelle juste que dans «  Juliette je t’aime « , l’héroïne à voix pincharde jouait au tennis avec le beau François .
Adolescente, j’ai presque abandonné les Dessins Animés et j’ai commencé à suivre énormément de sports différents, comme le rugby ou la formule 1  ( bon ok pour ce dernier, cela n’est pas vraiment un sport ) ( poke Mr V ). Je me passionnais pour l’athlétisme ou la gymnastique. Et je continuais de suivre avec émotion  le tennis ( même quand les suédois ont arrêté de truster les premières places sur terre battue ).
J’appréciais particulièrement certains reporters et en détestaient cordialement d’autres. Etais-je la seule à zapper systématiquement dès que je voyais ce Monsieur apparaître à l’écran ?
Et en plus, il était ( ou est ? ) ( peut-être sévit-il encore ) PARTOUT.
Et puis jeune adulte, j’ai arrêté le sport sur canapé. Heureusement LdmJ ne regarde rien non plus. Pas de soirée pizza/bière/foot à Winterfell donc. On se contente de pizza/bière/séries. Et le comble, cela doit bien faire 10 ans que je n’ai pas regardé un seul match de Roland-Garros ( même une petite partie … )

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La vie d’un athlète cela se respecte, ce ne sont pas les Inconnus qui nous diront le contraire.
Ce sketch ( très daté ) me rappelle vraiment ces années de pratique intensive de sports télévisées.

 

***

Le sport est mon ami.

Comme beaucoup d’entre nous ( si si je le sais, ne le niez pas !!! ), j’ai commencé tout un tas de sports en me disant :
 » Cette fois-ci, c’est le bon, je vais m’y tenir « 
J’ai donc débuté, à la fac, de la boxe française, mais je me suis fait mal au petit doigt dès la première séance, j’ai donc dû abandonner ( la mort dans l’âme ) ( question de vie ou de mort de mon auriculaire ). De plus, le prof m’avait foutu la trouille en nous parlant d’agression potentielle, et de défense éventuelle. Je descendais de ma montagne à cheval et cela m’avait fait flipper.
J’ai commencé, deux années consécutives, le step et puis cela m’a saoulé.
Avec le recul, j’ai été bien conne quand même, c’était quasiment gratuit.
Plus tard, j’ai tenté le fitness, mais je n’arrivais pas à suivre les pas de la prof même quand elle me les détaillait ( euh … juste pour moi ). Du coup, je me sentais bien bien nulle. Evidemment, j’ai arrêté d’y aller, j’avais l’impression d’être à nouveau en cinquième et de ne pas réussir cette fameuse sortie en drapeau. ( NON je ne suis pas du tout traumatisée … )
J’ai testé le Wéléa Club. Je me suis dis que c’était pour moi ce truc de feignasse : faire du sport à la maison devant mon ordi ( non loin de mon canap chéri ).
J’ai gagné un abonnement grâce à Maman Bavarde.
J’étais super heureuse ! Le seul problème était comment suivre les consignes sur ton PC quand tu es censée être au sol … Même avec le portable ce n’était pas très pratique. J’avais toujours le soleil qui donnait sur l’écran. Et puis LdmJ se foutait de ma gueule. Donc je me trouvais une fois de plus ridicule.
Bref, vous vous doutez de la suite : je n’ai pas renouvelé mon abonnement. Mais bon, j’avais plein de bonnes raisons pour le faire, non ?
J’ai tenté quelques séances de Pilate, mais j’ai falli m’endormir sur le tapis de sol plusieurs fois. J’avais commis l’imprudence d’y aller le vendredi soir après le travail. De plus l’une des personnes qui suivait le cours, qui avait été une amie quelques années auparavant, me faisait ostensiblement la gueule – pour des raisons qui n’étaient absolument pas de mon ressort. Quand nous nous sommes retrouvées plus que 4 personnes à suivre le cours, dont elle et moi, j’ai décidé avec tout le courage qui me caractérise de laisser tomber.
Aujourd’hui, je vais de temps en temps à la piscine et j’essaierai d’être plus rigoureuse cette année grâce à Béa ( poke ) ( je compte sur toi ). Et puis c’est bien en nageant avec une planche , nous faisons quasiment du sur place donc nous pouvons papoter ( faut juste retirer un peu le bonnet de bain et c’est parfait ! ).
En 2005, j’ai épousé un mec non-sportif. Mais oui ami lecteur, c’est bien connu , les musiciens ne font pas de sport. C’était cool. En plus il avait un dos de papy ( une jolie sciatique quelques mois avant notre mariage ) ( oui, oui, il somatisait ! ).
Mais la crise de la trentaine l’a rattrapé, et il a voulu faire du footing. Pas le week-end comme la plupart des gens, NON, LdmJ a souhaité courir chaque matin de sa semaine de travail :
– Oui, parce que le soir, c’est embêtant, tu n’arrives plus à t’endormir . C’est pour cela, mon amour, que j’ai décidé de faire mon footing le matin.
– Ha.
– Oui, mais tu comprends il faut que je le fasse très tôt pour ne pas nous mettre en retard avec les enfants. Je pense donc mettre le réveil à 5h30 chaque matin.
  oÔ
– Euh tu peux répéter ?
Oui, vous avez bien lu. Et cela fait trois ans, que j’endure le réveil à 5h30 du matin – en semaine – de LdmJ. Monsieur court, ( et lui a réussi à s’y tenir ) ( grâce au lecteur MP3 ) ( évidemment ). Je pense même que cela devient une drogue. Et la drogue c’est mal … m’voyez.
Les premiers temps ont été très difficiles POUR MOI. Fils Cadet venait de naître, c’est dire si mon temps de sommeil était compté ( genre le bébé tétait 2 à 3 fois la nuit ). Donc, quand j’étais réveillée à  5h30 j’avais envie, au mieux, d’envoyer mon chausson dans la face de la personne qui se trouvait à côté de moi ; au pire de divorcer ( ou au moins de faire chambre à part ).
Et puis, je me suis habituée.
On ne peut pas dire que j’en retire de grands bénéfices ( il se serait mis à la muscu, cela aurait été différent ) ( rhooooooooo mais je t’aime LdmJ ! ) ( c’est pour faire une blagueuuuu ) ( il est susceptible ). Cependant, j’ai appris à ne plus faire cas de ce réveil intempestif. D’autant plus que depuis cette année, LdmJ, grand prince, l’a reprogrammé à  6 heures : vu que Fils Cadet ne va plus à la crèche, nous disposons de plus de temps le matin pour les préparer.
Depuis cette année, mon tendre époux va également à la piscine tous les mercredis soir, parce qu’en vrai c’était un boss des bassins dans sa jeunesse LdmJ ! Selon la légende familiale , il était capable de faire un plongeon arrière en piqué-vrille ( oui enfin un truc comme cela ). Tout ce dont je suis sûre, c’est qu’il nage plus vite que moi ( euphémisme ) ( surtout si j’avance avec une planche ! ).
J’en arrive à l’extrême limite de cet épisode et j’allais presque oublier de vous parler d’une série sur le sport complètement crétine ( qui a dit  » française  » ? ) que je suivais pourtant avec assiduité. Si je vous dis TF1 et  » l’Académie  » ? ( Non, pas celle des chanteurs Kleenex, l’autre. )

*** GENERIQUE de FIN ***

La voix du chanteur est un pur régal !

 

 

En même temps, il est possible que ce soit un footeux qui chante genre JP François.
Si cet épisode t’a plu , n’hésite pas à le commenter, l’aimer ou même le  partager.
( Soyons fou ) (  Merci
Si tu as failli t’endormir devant – ce n’est pas normal , le sport le soir cela doit te booster ! – , je te promets de tenter la sortie en drapeau au prochain épisode ! ( Et je te fais des bisous quand même pour avoir lu le générique jusqu’au bout. )

 

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