Viens voir , viens voir le Docteur, non n’aie pas peur.

Justement, j’ai un peu peur des docteurs.
D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été angoissée par les rendez-vous médicaux.
Alors autant partager ici mes pires expériences.
Ce sera une bonne thérapie .
Et c’est moins cher.

évidemment, c’est parce que je n’ai jamais rencontré le docteur Carter
Stéthoscope et cravate, je craque …


 

*** GENERIQUE ***

( en VO pour Karya )


Moi et les médecins.

Je suis hypocondriaque. Comme bon nombre d’entre nous, je suis angoissée à l’idée d’être mortelle. Tout symptôme inhabituel me laisse redouter le pire. Que ce soit pour moi, ou pour mes Mômes.

Plus jeune, je compulsais le QUID avec frénésie dès que je me trouvais un mal étrange.
Aujourd’hui, j’ai Google. Je sais c’est nul, mais c’est plus fort que moi.

Parfois, en allant sur Google,  LdmJ trouve des requêtes étranges du genre :
« paupière tombante asymétrique »( c’était pour Fils Cadet – je trouvais sa paupière gauche légèrement plus basse que sa paupière droite  ) ( rien qu’en l’écrivant , je vois bien que cela ne va pas très bien dans ma tête … )
ou « bosse sur le nez » (c’était pour moi ça – j’avais une sinusite en fait).
ou « grosses amygdales » (celle de Fils Aîné sont démentielles).

Bref à chaque fois que LdmJ trouve ce genre de recherches, il me questionne :

« Bah quoi, Flo, je les trouve très jolies tes amygdales »

Hahaha.

Ces angoisses ne sont pas nouvelles.
Je me rappelle avoir psychoté toute mon adolescence à cause d’un grain de beauté mal placé …
Il était situé  … sous une branche de lunettes, derrière mon oreille gauche.
J’avais des lunettes très lourdes, en plastique, qui l’écrasait complètement. Bref, j’avais lu des articles selon lesquels, ce grain de beauté risquait de se transformer en mélanome (et encore je n’avais pas regardé The Big C). Je n’osais pas en parler à mes parents (oui, je sais, c’est bête) (mais on est bête à 15 ans). Je n’arrêtais pas de le tripoter et de lui trouver une forme étrange.

Vers 18 ans, j’ai fini par cracher le morceau, ma mère m’a accompagné voir un dermato qui m’a demandé :
« Ah ce grain de beauté ? Vous souhaitez l’enlever ? Pourquoi ? Pour pouvoir vous coiffer à votre goût ? »
Moi -dépitée- « Euh non  Monsieur, j’ai peur qu’il ne se transforme en vilain cancer ! »
Dermato -s’esclaffant- « Ça ??? Non, cela ne risque pas d’arriver… »

Et voilà 3 ans d’angoisse pour rien … Je l’ai quand même fait enlever, il me sortait par les yeux ( bien que techniquement je ne puisse pas le voir … en fait ).

Pendant longtemps, j’ai cru que les médecins ne se trompaient jamais, et je les écoutais religieusement. Ensuite j’ai grandi … Mes proches ou moi-même avons eu des expériences qui m’ont fait prendre conscience que les médecins sont des êtres faillibles ( voir cupides pour certains ) et que parfois un deuxième avis pouvait être utile.

D’ailleurs, je ne résiste pas à l’envie de te narrer une expérience hallucinante qui m’est arrivée il y a presque 10 ans.

A 26 ans, ma gynécologue m’a trouvé une petite masse dans l’utérus (le truc très rare à cet âge). Elle m’a envoyé auprès d’un gynécologue de la clinique privée de Winterfell afin de faire un examen plus approfondi : on appelle cela une hystéroscopie.

Inutile de t’expliquer dans quel état d’angoisse je me trouvais : un genre de zombie dépressif.
J’ai pris rendez-vous par téléphone, on ne m’a rien demandé de particulier si ce n’est mes disponibilités. Le jour-dit, j’ai patienté 1 heure dans la salle d’attente. Puis 1 heure sur la table gynécologique en -très- petite tenue. Enfin,  le docteur Oraifice  est venu me rejoindre (certaines personnes ont des noms prédestinés)(et pourris).

Il ne s’est pas excusé pour le retard, car il avait calé mon examen entre deux rendez-vous, m’voyez.
Il était très demandé par les futures accouchées, ce brave gygy ( hihihi ).

Il a commencé l’examen, m’a fait super mal puis finalement a renoncé :
« Je n’arrive pas à ouvrir votre col : vous n’êtes pas dans la bonne partie de votre cycle » m’a-t-il dit d’un ton hargneux, et devant ma tête ébahie, il s’est permis de rajouter : « Il ne fallait pas vous tromper ! »

???!!!

Il aurait peut-être fallu  me poser des questions lors de la prise du rendez-vous, hein ? Genre la date de mes dernière règles. Je pense que j’aurais été en mesure de répondre correctement.

Il m’a donc congédié au bout de 10 minutes après m’avoir donné un autre rencard. Ouéééééé.

Je suis donc repartie broucouille, et particulièrement énervée  quand au moment de récupérer ma carte vitale au guichet, la secrétaire m’a demandé de payer pour un acte qui n’avait pas été effectué. J’ai protesté : à la rigueur payer la consultation, mais certainement pas l’hystéroscopie (qui devait être dans les 80€).

Ce à quoi, la secrétaire m’a répondu : « Bah quoi c’est votre sécu qui paie, non ? »

Ma mâchoire a dû se décrocher sur le comptoir. Et j’ai juste bégayé que c’était honteux. (oui je sais , je suis faible – j’aurais dû péter un scandale –  mais je te rappelle que j’étais un zombie durant cette période là).

Finalement l’hystéroscopie a eu lieu la semaine suivante. Le docteur Oraifice , toujours aussi sympathique,  s’est écrié : « Mais qu’est-ce que c’est que ce truc ??? » en matant à l’intérieur de mon utérus et il a même demandé à l’infirmière qui se trouvait dans la salle de venir regarder.

Ben oui, ne vous gênez pas surtout, c’est open-bar.

Inutile de dire que je suis passé de SUPER angoissée à  MEGA (voir GIGA) angoissée. Il a fait un prélèvement du « truc » donc et l’a envoyé pour biopsie. 10 jours d’attente. 10 jours de zombie-party à ne rien manger.

Le rendez-vous suivant, je ne ressemblais à rien (enfin à rien de bien joli), j’avais dû perdre 4 kilos. Je me rappelle m’être rongée tous mes ongles durant les 2 à 3 heures d’attente au milieu des sourires béats de femmes enceintes. Elles mataient pas très discrètement  mon ventre, en se demandant à quel stade j’en étais. J’avais envie de HURLER que :

« Putain, OUI j’ai un truc chelou dans l’utérus mais ce n’est pas un bébé, MERDEUUUU »

Enfin ce fut mon tour. Je me suis assisse en face d’Oraifice (putain  ce nom quand même). Il était sur le point de me parler quand le téléphone nous a interrompu. Devant mes yeux hallucinés, il s’est levé puis m’a expliqué qu’il devait se rendre à une césarienne d’urgence.

Dans cette clinique, il n’y avait pas de gynécologue de garde. Sur leur après-midi de consultation, les gynécos présents pouvaient se rendre au bloc. On peut dire qu’ils méritaient leur Monster Truck qui les attendait au parking.

J’ai hésité à retourner son bureau en hurlant, mais finalement je me suis contentée d’aller fouiller dans ses dossiers afin d’y trouver le mien et de lire que je n’avais pas de cancer de l’utérus mais un simple polype de rien du tout.

Cependant ce n’était pas fini : de retour de sa césarienne, ce « CHER » médecin m’a expliqué, qu’il vallait mieux me l’enlever tout de même, car cela pouvait gêner la nidification d’un éventuel futur bébé.
Un peu sonnée, j’ai accepté.

Cette fois-ci, nous avons pris rendez-vous durant la bonne période de mon cycle (oui, je sais : très sexy …). Et il a tenu à m’hospitaliser 3 jours. Ce qui – mais je ne le savais pas encore – était gravement abusé vu que ce genre d’intervention se fait en ambulatoire à l’hôpital public.

L’opération prévue tôt le matin et qui était censée durer 1/2 heure a dû prendre plus de temps que prévu vu que je me suis réveillée nauséeuse au début de l’après-midi. Oraifice m’a annoncé vers 21h seulement (grosse journée au boulot, plein de césas, toussa) qu’il n’avait pas pu m’enlever le polype car j’avais eu mes règles pendant l’intervention (soit 10 jours à peine après les précédentes) (normal quoi …) (mon cycle est taquin).

En gros, il avait merdé et il cherchait à m’enfumer.

Le lendemain, au moment de partir , il m’a annoncé que nous allions reprogrammer une nouvelle intervention. Là, j’ai – ENFIN – craqué, je lui ai demandé mon dossier, et je lui ai dit que je ne remettrais plus jamais les pieds dans cette clinique de merde dont les médecins portent quasiment le même nom que mon trou de balle.

Encore aujourd’hui, je ne sais toujours pas ce qu’il m’a fait, ni pourquoi j’ai eu une hémorragie pendant l’intervention (évidemment, ce n’était pas mes règles et pourtant c’est ce qu’il a écrit sur son rapport). Un mois après, j’ai pris rendez-vous à N. auprès d’un gynécologue non obstétricien plutôt réputé et qui -détail important- possèdait un nom de famille tout à fait normal. Il m’a fait une échographie très pointue, m’a annoncé que je n’avais rien de grave. Et il m’a expliqué que l’on devait éviter d’intervenir dans l’utérus d’une femme qui n’a pas encore eu d’enfants. Mieux valait laisser un petit polype. Bref, moi et mon polype, on est resté ensemble. Et après l’accouchement de Fils Aîné, il a disparu.

Depuis, je me méfie passablement des médecins. Beaucoup plus qu’auparavant.


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Je trouve que cette publicité s’accorde merveilleusement avec le nom de famille du gynécologue cité plus haut , c’est une spéciale dédicace :


Moi et les séries médicales.

Et pourtant, entre-temps j’avais découvert entre temps le monde merveilleux des séries médicales.

Urgences.
La série qui me faisait aimer mes rentrées à la fac.
Effectivement, France 2 la diffusait le dimanche soir à partir du mois de septembre.
Nous descendions en procession vers le hall de notre cité afin de nous regrouper devant l’unique poste de télévision, et nous pouvions commencer la veillée.
Rhâ les docteurs Carter et  Ross (de son côté, dans son chez-lui, LdmJ craquait pour Susan Weaver).

Bien sûr, ce genre de programme n’a pas arrangé mon hypocondrie.


Etudiante, il y avait aussi les séries médicales radiophoniques : sur Foun radio , je pouvais écouter le Doc  » ce n’est pas sale « . Lui aussi abordait des problèmes … euh .. gynécologiques, entre autres !


Puis il y a eu LOST , …. SI c’était une série médicale : le beau Jack était docteur, oui tout à fait ! Et lui il n’avait que des roseaux pour faire des trachéotomies dans la jungle. Il était tour à tour urgentiste, gynécologue, dentiste, … Heureusement l’Ile l’aidait un peu dans sa lourde tâche en guérissant spontanément certains de ses potentiels patients.


Souvenons-nous également du Docteur Drake Ramorey dans FRIENDS, qui me fit regarder avec méfiance chaque cage d’ascenseur par la suite.

Il nous a expliqué ( si, si )  comment les acteurs de ce genre de série arrivaient à retenir tout le jargon médical :

***


Je conseille, l’excellente série The Big C également, qui nous place exclusivement du côté patient.. Ce n’est pas vraiment la fête, mais le côté purement médical n’est pas trop abordé. On évoque ici les conséquences psychologiques et les retentissements de la maladie dans une famille américaine au bord de l’implosion. C’est plutôt drôle – dans le genre grinçant. Bon, il faut partir du principe que le personnage principal est condamné à plus ou moins court terme ( et ne pas trop s’y attacher ) ( mais pour moi, c’est dur quand même ) ( je suis rien qu’un marshmallow ).

 


Nous n’avons malheureusement regardé qu’une seule saison de Nurse Jacky ( la femme de Tony Soprano dans une autre vie ), mais elle reste sur ma liste des séries à revoir plus tard. Nous suivons une infirmière d’un genre particulier, accro aux médicaments. Tiens, elle me fait songer à quelqu’un …


 

Pour terminer cet article, je vais donc évidemment évoquer le Docteur House.

Pour vous cela vous semble évident, mais nous n’avons commencer à regarder cette série, qu’il y a seulement quelques mois. Nous avons encore 6 saisons à rattraper.

Ne me  spoliez surtout pas, car il vient de se faire tirer dessus … (Mon Dieu, va-t-il survivre ?).
Pour nous, parents en possession de Mômes, il y a encore trois mois,  Hugh Laurie c’était lui :

Le papa de Stuart Little, la petite souris.
Autant dire que le décalage fut rude (mais on s’habitue).
Avec cette série, mon hypocondrie a pris un sacré coup de boost. C’est simple, je pense déclarer une maladie rare avant d’avoir terminé de regarder le dernier épisode de la huitième saison.
De plus, je ne sais pas quel est le problème des scénaristes avec les bébés. Mais en moins de trois saisons, déjà deux nourrissons morts ( punaise, j’ai même du mal à l’écrire) et des litres de larmes à éponger à la maison. C’est simple, des que je vois que l’épisode porte sur un Môme, je commence à renifler.
Et puis grâce à House, j’associe deux symptômes anodins et cela devient vraiment inquiétant :
La semaine dernière, j’ai eu mal à mon gros orteil droit sans aucune raison et un méchant torticolis.

J’attends vos diagnostics différentiels en commentaires ci-dessous.


*** GENERIQUE de FIN ***

 

Enfin, comment ne pas évoquer la série médicale préférée des médecins
( ceci dit dans le générique, on voit bien le côté soap mais pas du tout le côté hospitalier ) :

LdmJ a tenu à avoir le mot de la fin, c’est ICI.

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