J’ai toujours préféré aux voisins, mes voisines.

… enfin pas toujours, certaines voisines sont de véritables commères.

Retour sur 35 années de voisinage dans cet épisode.

Je dédie ce billet à tous les voisins de la Terre, et à ceux qui habitent à côté aussi ! ( copyright Ivan Callot )

*** GENERIQUE ***

 

Je vous avais promis dans la bande-annonce de l’épisode : Kylie Minogue habillée, j’ai donc déterré cela :

 

( cette série sévit toujours en Australie … )

***

L’esprit village :

Je suis née dans un petit village, où le voisinage ne se limite pas aux deux trois maisons qui nous entourent.
Non, le voisinage … eh bien … c’était tout le village, je crois.
Tu sais tout ( ou plutôt tu crois tout savoir ) sur ton prochain ( même celui qui habite à la sortie du patelin ).
Les cancans vont bon train et se déplacent à une vitesse hallucinante. Ils peuvent traverser le village en une seule journée.

Les conversations peuvent parfois ressembler à cela :
 » Machinbidulle … , mais siiiiiiiiiiii tu sais c’est le frère de BiduleTruc, qui habite la maison bleue en face de chez la factrice. Comment cela, tu ne sais pas où habite la factrice ???  »
Oui, parfois je m’y perds, il faut dire que j’essaie de ne RIEN retenir. En même temps j’ai certaines raisons de me méfier.

 

Quelques anecdotes drôles ( ou pas ) de mes jeunes années pour agrémenter mes propos :
Mon père était artisan peintre, il recevait donc régulièrement des livraisons.
Un jour, peu de temps après l’une d’entre elles, nous recevons la visite d’une voisine :
V.      – Oh bonjour, tout le monde va bien chez vous ?
Moi   – Euh oui …
V.      – Nan, parce que j’ai vu que vous veniez de recevoir une livraison de médicaments … Et comme je
            sais que ton papa était un peu malade ce week-end …
Moi   – ?????
Certaines livraisons urgentes de mon père s’effectuaient par des camionnettes de coursiers où il était écrit :  » Urgence Médicaments ». Je te laisse méditer sur le fait que des pots de peinture était entreposés à côté de médocs. Mais bon.
Donc ma voisine qui savait ~ dieu seul sait comment ~ que mon père avait eu un rhume le week-end précédent, avait pensé que nous avions reçu une commande urgente pour le soigner ( tout à fait logique en somme ) ( moi aussi je commande mes médoc par coursier, c’est plus rapide et cela m’évite de me déplacer ).
Un autre anecdote ( encore plus hallucinante ) :

Nous avions d’autres voisins un peu plus loin ( je ne te rappelle pas la définition de voisin ) qui étaient particulièrement réputés pour colporter des ragots sur les autres. Autant dire qu’il fallait faire attention à ce que tu disais quand tu discutais avec eux.
Un matin, ma maman était assise sur notre balcon. Quand soudain, elle voit débouler le fameux voisin devant elle ( il venait donc de franchir allègrement  les limites de deux propriétés en passant par les jardins ).
Ma mère , un peu surprise ( et énervée)  lui demande :
M. – Que se passe-t-il  L. ? Ne savez-vous pas que la porte d’entrée se trouve de l’autre côté de la maison ? 
L. sans s’excuser  – Ah ben c’est vous !!!
M. – Evidemment, qui voudriez-vous que ce soit !
L. – Bah justement, de loin , avec votre coiffure là [  NDLR : des bigoudis … ] , j’ai cru que D. [ mon père ] avait changé de femme …
:$
Je ne sais pas comment mes parents ont réussi à garder des rapports cordiaux avec L. après cela.
Encore une :
Une personne, qui m’est très proche, obtenait durant sa scolarité au collège du village de brillants résultats. Cela ne plaisait pas à l’une de ses  « copines », qui avait été raconter à sa mère qu’elle devait tricher …
Ce qui à la base n’était qu’un ragot de gamine jalouse a fait le tour du quartier ( qui n’était pas un quartier défavorisé ) ( merci les adultes ) puis il est revenu ( soit 2 kilomètres ) aux oreilles de la famille de mon amie, qui en a été particulièrement meurtrie. On le serait à moins.
Et je peux évoquer également mon propre vécu :
 
L’esprit village peut également s’infiltrer dans les rapports familiaux.
Dans ma cité U, quand j’étais jeune étudiante, vivait également la nièce d’une de mes tantes par alliance ( sisi c’est pas si dur, je te laisse 2 minutes pour  faire un dessin de mon arbre généalogique ).
C’est bon ? Ok. Il n’y avait donc aucun lien de parenté direct entre nous. Je ne la connaissais pas et m’en fichais comme de mon premier sous-pull en lycra ( orange, bien sûr ).
Ma mère m’en avait vaguement parlé, mais elle m’était sortie de la tête aussitôt.
Seulement, cette demoiselle, dont je ne saurais même pas te dire le nom, me connaissait ! ( Vu que nous nous étions jamais rencontré, je me demande encore aujourd’hui comment elle avait pu me repérer … )
Nous étions – a priori – voisine d’étage.
Elle racontait deux trois trucs sur mon compte à ma charmante tante.
Par exemple que j’avais chanté lors d’une fête improvisée dans le hall de la cité ( d’ailleurs LdmJ nous avait accompagné à la guitare ).
Mais aussi, que je sortais beaucoup, beaucoup … oO. Si tu me connais, ou que tu as lu le récit de mes aventures à la fac, tu sauras que je n’étais pas, à proprement parler, une fêtarde. Cette année-là est peut-être  celle effectivement où je suis le plus sortie :  3 fois par mois à tout casser. ( Whaaaaaaaaaa la rebèèèllllllleu !!! ) ( ouais j’étais comme ça ).
Elle lui a  raconté que des garçons venait me voir à la cité ( oui, c’est dingue j’avais des amis garçons ). En même temps, j’étais dans une cité de filles, les garçons étaient interdits dans les chambres  ( mouhaha ) ( je suis sans doute l’une de celles qui ont le plus respecté cette consigne débile ) ( LdmJ en a encore des souvenirs  émus de « Comment passer devant l’accueil en se mettant à 4 pattes » ).
Quand aux petits copains, j’en avais eu 3 ( en 6 ans, bordel ), et 3 d’entre eux  m’avaient larguée au bout d’un mois ( le barrage cité U était efficace ). Le quatrième avec qui je ne sortais pas encore à l’époque,  m’a épousé ( ouah, je fais comme dans Fringe : je donne une indice pour le prochain épisode ). Autant dire que j’ai passé 95% de ma vie estudiantine « célibataire ».
Et comment j’ai su qu’elle colportait ces gentillesses dans mon dos ?
Parce qu’en juillet 2001, après avoir raté pour la deuxième fois mon CAPES, ma tante a pensé que je n’étais pas suffisamment déprimée. Elle a déballé tout ce qu’elle croyait savoir à ma mère : pour elle, je n’avais pas dû bosser suffisamment, étant donné que je chantais dans le hall de la cité, entourée de types qui montaient après dans ma chambre  ( sans doute des groupies ). Je schématise.
Evidemment, ma mère m’a tout répété. Il a fallu que je m’explique point par point : je me sentais déjà coupable d’avoir raté mon année, ce fût la goutte d’eau qui a fait déborder le vase de mes larmes ( oui je suis une poète ratée aussi ) .
Depuis je nourris une sévère aversion aux ragots, de tous types, colportés par des voisins ou des « amis » mal intentionnés.
Certaines de mes collègues pourront le confirmer, j’ai du mal à « putasser » sur les autres ( à l’oral en petits groupes ) ( par contre à l’écrit sur le web ouvert à tout public, pas de souci ) ( quoique ). Quand on me demande avec insistance :  » Mais si tu as bien un ou une collègue que tu n’aimes pas « , eh bien les mots refusent de sortir. Dans la vie, je suis une vraie chiante, pas marrante du tout. ( C’est pas moi qui grimperais sur une table pour faire tourner les serviettes, quoi ).
Enfin … avec la famille ce n’est pas pareil. le week-end dernier, après seulement quelques heures passées à la maison, je n’ai pu m’empêcher de demander à ma maman  :
– Mais ton voisin là , il n’entretient plus son jardin ?
– Oui, il parait que sa femme est partie !
– Nooooooooooon, raconte !!!

*** COUPURE LANGUE-DE-PUTE ***

Nous avons acheté notre maison actuelle en 2004.
Peut-être que le jour de notre emménagement ,
nos voisins ont émis quelques suppositions lors de notre arrivée :

 

 

 

***

 

Le voisinage bienveillant.

Je pensais qu’achetant dans une petite ville, nous serions moins encombrés par les voisins.
Les propriétaires de l’époque nous avaient imprimés une fiche détaillant les différentes caractéristiques de leur maison. Et sur cette fiche était inscrit : voisinage bienveillant ; d’ailleurs comme preuve voilà une photo de la fiche ( on garde tout ici ) :

Ouais t’as vu, j’ai 43m² de garage et cave. J’aime envoyer du rêve étoilé.

 

 

Cette dernière remarque nous a laissés perplexes ( le voisinage bienveillant, pas la cave ). Premièrement le voisinage de l’époque était composé quasiment uniquement de personnes assez très âgées.
Donc nous pouvions supposer que dans un avenir plus ou moins proche, il y aurait un renouvellement ( pardon mais bon, c’est la vie, hein … ).
Et puis, nous n’aurions pas forcément les même affinités. Et, effectivement, cela s’est confirmé avec au moins un couple de voisins, qui pourtant étaient très proches des anciens propriétaires.
Nous avions de toute façon décidé d’avoir le moins de rapport possible avec les voisins. Je gardais un tellement mauvais souvenir de cet esprit village que je préférais rester sur mes gardes.
Mais il faut le reconnaître, depuis que nous avons emménagé, nous n’avons pas eu de problèmes avec les voisins. De toute façon, entre les cris suraigus de Fils Cadet, les miens et la pièce à musique de LdmJ, je pense que nous sommes les plus bruyants du quartiers. Mais nous n’avons pas encore eu de plaintes.
Les voisins les plus proches de la pièce POUR FAIRE DU BRUIT de LdmJ étaient sourds ( il fallait hurler pour leur parler au dessus de la haie ) et depuis 4 ans, ils sont un peu … morts. Leurs enfants entretiennent la maison mais ne l’ont toujours pas vendue – ce qui nous arrange bien.
Le voisin de l’autre côté de la rue, est également âgé et il a déménagé à Marseille. Il ne vient dans sa maison Winterfellienne qu’un mois par an. D’ailleurs il est là en ce moment.
Il est arrivé le jour même, où nous sommes rentrés de vacances.
La première fois que je l’ai salué cette année, c’est en fermant mes volets de cuisine le lendemain soir. J’étais en nuisette très déshabillée … Hum ( j’ai tellement l’habitude qu’il n’y ait personne en face ). Je l’ai vu me faire de grande signes de la main depuis son balcon, le visage réjoui. Reste à espérer qu’il n’y voit plus trop clair. Remarque, cela aurait pu être pire, j’aurais pu être … à poil :

Je suis bien contente qu’il ne soit jamais là, car il est très curieux. Je me rappelle du jour où une amie gendarme est venue nous faire un coucou à la maison ( elle venait de déposer un détenu dans la prison de Winterfell ) ( la fêteuuu ). Elle a garé la voiture d’un joli bleu gendarmerie devant la maison du fameux voisin.
Ce dernier est apparu à son balcon dès le premier coup de sonnette et il est resté accoudé là à nous regarder durant toute notre conversation. Cela m’a rappelé des souvenirs d’enfance : je me suis demandée comment aurait réagi notre voisine  » médicaments urgents  » à la visite d’une voiture de police chez mes parents.
Notre voisine la plus proche est adorable quoique un peu beaucoup bavarde … Elle et son mari se sont montrés très serviables et nous ont offert de bien jolis cadeaux à la naissance des enfants ( oui, je te rappelle que le fayottage marche avec moi ) . Depuis son mari est décédé ( oui, oui, lui aussi ), et nous nous rendons mutuellement quelques menus services .
Le seul souci, quand tu vas chez elle, c’est que tu ne sais jamais quand tu vas en ressortir. Donc il faut prévoir large ( genre ton après-midi ) ( et LdmJ et moi tirons à la courte paille : « ce-se-ra-toi-qui-i-ra-là-bas » ).
Ce qui me fait penser qu’elle a notre double de clé de boîte aux lettres ( depuis 3 semaines ), et je n’ai pas encore trouvé 3 heures dans mon planning ni le courage pour aller le récupérer ^^’.
C’est à elle que nous devons une célèbre expression couramment utilisée par LdmJ.
Un matin alors que je désherbais à genou dans mes parterres, j’ai vu ses yeux dépasser de la haie. J’étais habillée d’un débardeur très échancré, je lui offrais donc une jolie vue sur ma poitrine. En guise de salut , je l’ai entendue me dire :
– Oh !!! Vous êtes bien CHALEUREUSE Madame BatMax.
LdmJ est rentré dans la maison pour rire à son aise. Depuis, à chaque fois que je porte un décolleté, il me dit que je suis chaleureuse.
Et enfin, je vais évoquer le dernier couple de voisin ( celui que l’on fuit ).
Nous avons pu en faire la connaissance lors d’un grand apéritif réunissant toutes les personnes habitant dans la rue. Nous venions d’acheter la maison. D’après les précédents propriétaires, c’était un couple adorable. Mouhaha.
En revenant à nos maisons respectives, nous avons discuté un trop long moment avec lui devant la sienne. Il nous a fait de nombreuses remarques déplacées. Notamment que nous nous étions fait avoir en achetant la maison au prix où nous l’avions payé. Je ne sais pas comment il avait appris le montant exact que nous avions déboursé vu que nous avions fait une offre, mais bon … peut-être l’ancien propriétaire s’en était vanté.
En 2004, une maison comme la notre était en moyenne 30 000€ au dessus du prix que nous avons payé. D’après la banquiers, nous faisions une excellente affaire … mais pas d’après notre voisin, car il nous a expliqué que notre ancien propriétaire l’avait acheté 20 000€ de moins ( euh, 5 ans avant ), et qu’il n’avait rien fait dedans si ce n’est passer un coup de peinture sur la façade avant la vente ( trop fort l’ancien proprio car  » Maison à Vendre » n’était pas encore diffusé sur M6  ) .
Nous avons tenté d’expliquer à notre voisin obtus que le prix des maisons augmentait en 5 ans ( sisi cela s’appelle l’inflation immobilière ).
Mais bon, il secouait la tête en expliquant que sa maison moche à lui, il ne l’avait payé que 400 000 francs ( en 1988, putain !!! ). Et que vu que nous en avions déboursé plus du double, on était de gros pigeons…
Là, tu as juste envie de lui faire bouffer ses nombres débiles, mais on a tenté la pédagogie  en soufflant mentalement bien fort : « si votre baguette est passée de 4Fr à 1€ ( en 5 ans ), imaginez avec le prix d’une maison », pis on a renoncé. Il ne comprenait pas.
On s’est dit que c’était vraiment un gros con  quand il nous a expliqué tout ce qui n’allait pas dans notre maison.
On s’est dit que c’était vraiment un très gros con, quand au bout d’une heure de palabre (on se savait plus comment s’en défaire ) ( mais on est cons polis aussi ) , il s’est mis à pleuvoir. Il a ouvert son parapluie et nous a laissé sous la flotte sans même me proposer un bout de pépin.
Mais je dois avouer que le pompon, ce fut le jour, ou revenant de l’école maternelle avec Fils Aîné, sa femme m’a dit en secouant la tête que nous n’aurions pas dû mettre notre fils là-bas !
– Ah bon ? ai-je répondu étonnée, pourquoi ? Elle est très bien, la maîtresse est géniale et surtout elle est située à 50 mètres de la maison … Donc je peux surveiller mon Môme dans la cour de l’école.
– Oui, mais : il y a trop d’arabes maintenant …
Puis elle a rajouté consciente de mon mutisme glacial :
 
– Par contre, l’école primaire est très bien !
– Ah bon ? Pourtant il me semble que c’est le même public …
– Euh oui, mais … les instits sont géniaux !
– Ah, ça change tout alors, pétasse !
 
Nous ne sommes quasiment plus adressés la parole ( cela fait deux ans ).
Et je ne veux pas en rajouter …oh et puis, si : eux-même sont originaires d’Inde, ils ont émigré en France à l’âge de 20 ans. Bref, ils savent certainement que le regard des autres n’est pas toujours facile. Ce genre de rejet de l’autre me hérisse au plus haut point.
Récemment, les deux maisons les plus proches de chez eux ont été rachetées par une famille d’ascendance turque pour l’une et marocaine pour l’autre. Je dois avouer que nous avons légèrement ricané avec LdmJ.
Et oui, les meilleurs copains de Fils Aîné s’appellent Magid et Enes. Son école maternelle est géniale ( vous avez vu les supers productions qu’il ramène ) ( sans compter qu’il sait lire depuis un an ). Fils Cadet va prendre le relais de son frère, sans aucune inquiétude de notre part. Par contre, je suis plus angoissée pour Fils Aîné qui va entrer à l’école primaire, mais c’est une autre histoire … ( Enfin, les instits sont géniaux paraît-il … )
Malgré ce mauvais exemple, je me suis rendue compte que « voisiner » ( comme le dirait Winnie l’Ourson ) pouvait avoir de bons côtés. Par exemple, le jour où voyant LdmJ se battre avec un taille haie manuel, une de nos voisines n’a pas hésité à venir nous proposer son taille-haie électrique. Un autre nous a plusieurs fois proposé sa remorque pour aller à la déchetterie. LdmJ déneige les trottoirs de nos voisins les plus âgés.
Et puis, ce serait sympa que nos enfants trouvent des affinités avec des enfants du voisinage. Parce que dans mon village, nous étions toujours fourrés dans les maisons voisines. Et c’était génial.
En ville, c’est moins évident.
Pour l’instant, les Mômes ne sont pas dans un quartier très « vivant ». Nous sommes encore entourés de beaucoup de retraités dont même les petits enfants ont déjà passé leur bac. Mais comme je le disais plus haut, c’est en train de changer et de se transformer petit à petit .
***



Et pour terminer : une anecdote amusante … enfin pour nous. On se la raconte encore le soir au coin du feu.

Nous avons croisé un de nos voisins  ( qui est aussi un collègue )
… en vacances.
Rien d’incroyable.
En Italie.
On limite les possibilités.
A Côme.
Les probabilités se restreignent.
A bord d’un des nombreux bateaux qui traversent le lac.

Le monde est petit, hein ?   (copyright … ah non, refrain traditionnel, air connu )

 

*** GENERIQUE DE FIN ***

 

 

Ce générique est home made. Voui c’est moi qui l’ai fait !  Cependant, il est à écouter sous haute perfusion de glucose

( vu que le thème est une chanson pour enfants des plus niaises ) ( que les Mômes adorent ).

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