Vacances, j’oublie tout, plus rien à faire du tout

Oui, enfin, même en vacances, il est plutôt utile de ne pas oublier son cerveau.
Il n’y a pas que dans ma salle de classe que je commets quelques .. erreurs , cela peut arriver aussi en bord de mer.

Je partage avec vous les ratés les plus cons drôles de nos vacances :

  *** GENERIQUE ***

 

 Voici le générique d’une série qui est un fail à elle toute seule.Mais cela parle de plage, de vacances et d’amûûûr .

 

 

***

 

Le Fail du premier jour :

Comme nous avons traversé la France de Nord-Est en Sud-Ouest, nous avons roulé un millier de kilomètres ( en moins de 24h ). Heureusement, sur les sièges arrière, nous possédons le modèle « Mômes de Route ». Ils se taisent dès que nous roulons ( si tu es jaloux : n’oublie pas que j’ai des nuits pourries ). Fils Cadet dort, parle tout seul ou quand il devient ( légèrement ) pénible, chante ; Fils Aîné observe avec attention les voitures, les camions et surtout  les panneaux : il ne veut en rater aucun et savoir à côté de quelles villes nous passons. D’ailleurs avant de partir, c’est lui qui avait créé notre feuille de route grâce à une petite carte de France affichée dans sa chambre.

 

Il a ajouté le numéro des départements traversés ( c’est écrit sur sa carte, il ne les connaît pas par cœur  … ) et
il a failé sur la destination finale : nous n’allions pas à Pau mais à Saint Jean de Luz , sinon, c’est pas trop mal.
Bon bien sûr, nous ne passons que par des préfectures de départements.
Il nous a fait une jolie colère quand nous lui avons expliqué que nous éviterions soigneusement toutes les villes écrites grâce à une invention magique et coûteuse : l’autoroute.
Bref, je digresse. Donc nous avions beaucoup roulé. Comme beaucoup de familles, nous possédons un monospace, c’est moche pratique.
Arrivé à la location, nous avons la possibilité de garer la voiture dans une cour privée. Cette cour est très pentue, assez courte et le portail étroit. De plus, la voiture doit se placer dans un coin bien défini  pour que le propriétaire puisse sortir la sienne ( de voiture  ).
Déjà moi, là je ne le sens pas mais je m’en fous car c’est pas moi qui suis au volant.
En marche avant, aucun souci, LdmJ gare la voiture sur l’emplacement.
Nous rencontrons le propriétaire, qui nous explique que sa femme voudrait nous souhaiter la bienvenue le soir-même en revenant du travail ;  nous lâchons quelques bagages et nous décidons de faire nos touristes de base en allant directement à la plage.
En revenant à la location vers 21h30, nous sommes tous passablement fatigués, et LdmJ a l’idée du siècle  en fait c’était mon idée : garer la voiture en marche arrière, pour pouvoir être prêt à partir le lendemain. La manœuvre est beaucoup moins évidente. L’embrayage apprécie modérément les démarrages en côte en marche arrière et le ventilo se met en route. Bref, notre monospace nous fait comprendre qu’ il a roulé 800 km aujourd’hui et qu’il aimerait bien aller se pieuter peinard.
Une légère odeur me parvient aux narines, et comme je suis joueuse, je lance :
– Tu trouves pas que cela sent le cramé ?
~ Digression obligatoire pour la suite de l’histoire ~ 
 
Fils Aîné a peur du feu. Pas une petite flippette, plutôt la grosse trouille de la mort qui tue. Nous ne savons pas d’où vient cette phobie :Peut-être de la micro-brûlure qu’il s’est fait au bout d’un doigt en touchant la grille du barbecue à 2 ans.
Peut-être du jour où je lui ai expliqué qu’il ne fallait mettre de trucs derrière les radiateurs car il risquait de mettre le feu à la maison ( non mais c’est vrai quoi !).
Peut-être du jour où une feuille de papier s’est négligemment échappée de la pile de paperasse accumulée sur le bar pour aller se placer sur une plaque vitrocéramique négligemment ( encore ! ) allumée, provoquant ainsi une fumée noire assez effrayante.
En tout cas. il est un peu névrosé : il hurle dès qu’il fait tomber un truc derrière le radiateur… et n’ose pas aller le rechercher ( des fois que son duplo connaisse un sort de combustion spontanée ).
Et il craint toute fumée ou odeur suspecte. Il n’a pas encore englobé dans sa phobie les pompiers ( parce qu’ils ont  un gros camion rouge ) mais cela ne saurait tarder.
~ Fin de la digression ~
Maintenant , tu comprends sans doute pourquoi quand je dis à voix haute :  » Ça sent le brûlé ?  » LdmJ me lance aussitôt un regard d’avertissement. Trop tard : Fils Aîné a entendu. Il stresse. Lui aussi a senti. En même temps faudrait avoir les deux narines bouchées et la tête dans un sac pour ne pas sentir l’odeur de cramé qui envahit l’habitacle. Je n’ose plus rien dire car LdmJ n’a pas encore fini sa manœuvre et je sens à son regard, qu’il vaut mieux que je me taise pour les dix années à venir. Fils Aîné commence à pleurer doucement d’abord, puis au moment où de la fumée noire s’échappe du capot se met à hurler :  » La voiture brûle !!! »
N’écoutant que sa peur, mon très prudent Fils Aîné se détache et bondit hors de la voiture ( en pleine manœuvre ) en hurlant ( je ne vois pas de terme plus adapté ) :
 » CA VA EXPLOOOOOOOOOOSER !!!!!!« 
( Je vous promets qu’on ne lui a jamais fait regarder de film catastrophe ! )
LdmJ arrête aussitôt la voiture. Fils Cadet se met à pleurer également, quand au monospace … il est fumasse.
La propriétaire qui nous attendait toute sourire pour nous souhaiter la bienvenue, a donc rencontré une famille de quatre personnes assez flippante : Moi échevelée, stressée, fatiguée ( et tout autre adjectif en ée ) en train de porter un Fils Cadet se débattant et pleurant de plus en plus fort, LdmJ le nez dans le capot de son monospace entrain de ronchonner et Fils Aîné tapant des mains et des pieds sur la porte de la location en criant qu’il veut rentrer tout de suiiiiiiiiiiiiiiiiiite.
En fait, c’était juste l’embrayage qui avait trop chauffé. Y’avait rien. Je sais que dans la bande-annonce de cette épisode, je vous promettais des explosions, mais il va falloir attendre le fail suivant.
Moralité :  Eviter la « sortie de trop » le soir de ton arrivée …

Le Fail du deuxième jour :

Notre location est sympa, c’est un appart en rez de jardin dans la maison des propriétaires. Nous avons une jolie terrasse qui donne sur un terrain clôturé, idéal pour les enfants.
Bon, les différents appareils électrique font un peu cheap et sont parfois rafistolés de manière étrange à grand renfort de chatterton ( oui, je fais ma bourge là ). Mais  vu le prix de la location, on ne peut pas se plaindre ( très bon rapport qualité/emplacement/prix )
Sur la terrasse, nous avons un truc bien sympathique : une plancha. En revenant de la plage, nous achetons du poisson et salivons à l’avance à l’idée de le faire griller sur la terrasse.
C’est une plancha au gaz. Le tuyau qui relie la bouteille de gaz à la plancha donne l’impression d’avoir connu la guerre. D’ailleurs, il est écrit dessus : à remplacer avant 2009, … soit.
LdmJ qui est un peu maniaque concernant ce genre de truc commence à bougonner.
Je lui fais remarquer, en montrant du doigt l’aspirateur chattertonné que :
 » Cela va bien avec le reste du patelin …  » [ réplique fréquemment utilisée à la maison, et issue du film Cars ]
Le propriétaire nous avait prévenu que cette plancha avait parfois des soucis d’embrayage d’allumage.
Effectivement, on essaie une fois. Deux fois. Avant la troisième, on se dit qu’on essaie encore puis qu’on éteint après.
Fail : j’aurais dû éteindre tout de suite.
Le boum du gaz nous surprend et le souffle me fait reculer d’un bon mètre. Je ressens une douleur sur le bras gauche : je viens de bénéficier d’une épilation gratuite jusqu’au coude. Et j’écope d’une légère brûlure sur la main.
La propriétaire, alertée par le bruit  et mon cri suraigu accoure : elle nous assure que c’est la première fois. Et que de toute façon comme la plancha est à l’extérieur, cela ne risque rien. Ma main gauche a tendance à prouver le contraire. Mais comme je suis de signe zodiacal conciliante ( d’ascendance cruche ) je ferme ma bouche ( mais je le pense fort ).
Evidemment, nous n’avons pas tenté de réutiliser cet appareil barbare. LdmJ m’a juste fait remarquer qu’il aurait peut-être été utile que je recommence l’opération en exposant mon bras droit afin de symétriser mon épilation . Mouhaha. C’est son côté prof de maths.
Moralité : En vacances : avec le gaz , tu ne joueras pas.

The Big Fail … mais vraiment pas drôle :

La plage c’est bien, mais assez répétitif. Donc cet après-midi là, on pense avoir une très bonne idée en se rendant sur le lac de Saint Pée sur Nivelle. Bon ok, tu vas me dire : c’est toujours de l’eau et du sable MAIS on pourra y faire du pédalo. Les Mômes sont ravis. En plus, il y a un grand toboggan aquatique et un  parc de jeux sur la plage du lac. Fils Aîné trépigne d’impatience.
Arrivés sur place, nous constatons que les pédalos sont à quai et que le toboggan est fermé. Pas de veine. Mais il est encore tôt.
Au bord du lac, nous voyons des plongeurs, des gendarmes et des pompiers. On se dit qu’il doit s’agir d’un exercice, vu que la plage à côté est remplie de monde et que personne ne semble s’inquiéter. On se réjouit même de pouvoir montrer des plongeurs en pleine action aux Mômes.
Le personnel de secours a établi son QG à coté du terrain de jeux. Nos garçons voulant d’abord aller se baigner, nous allons nous installer sur la plage surveillée. J’emmène les enfants dans l’eau.
Puis je vois LdmJ me faire des signes : les gendarmes viennent de réquisitionner le terrain de jeux :
Quand je reviens sur la serviette, Nous commençons par plaisanter sur ce Cluedo IRL :
-Alors je te propose : le Colonel Moutarde ( c’est le seul personnage que nous connaissons ) dans le terrain de jeu avec le râteau en plastique !
On ricane bêtement, puis on commence à se poser des questions ( nous avons l’esprit passablement ramolli en vacances ).
Il est quand même curieux que le monospace de la gendarmerie, qui nous a dépassé tout à l’heure toute sirène hurlante et qui est maintenant garé près de la plage, ait utilisé ses gyrophares pour un simple exercice.
Cinq plongeurs draguent le lac méthodiquement.
Ils arrivent à présent à proximité de la zone de baignade surveillée.
Alors que nos Mômes jouent gentiment dans le sable à côté de nous, la Pamela Anderson locale demande aux baigneurs de sortir de l’eau.
Là, on ne rigole plus du tout.
Heureusement, les Mômes ne percutent pas et continuent de jouer, peinards. On leur donne machinalement le goûter.
Un plongeur siffle. Cela s’agite au milieu du lac.
La zone de baignade est ré-ouverte au public. Ben oui, puisqu’ils ont trouvé ce qu’ils cherchaient en dehors de cette zone, on peut retourner s’amuser dans l’eau, non ?
Moi, non. Mais les Mômes le voudraient bien, eux. Je manque de vomir et leur dis que finalement ce n’est pas une très bonne idée … [ J’essaie de ne pas penser que je me suis moi-même baignée dans ce lac une demi-heure auparavant. ]
Depuis sa création, un seul accident mortel est survenu dans ce lac. Pile le jour où nous avions décidé d’aller y faire du pédalo.
Un monsieur de 75 ans en vacances dans la région, a fait un malaise en traversant le lac. Environ une heure avant que nous arrivions. Je suis quand même assez étonnée que les autorités n’aient pas pris la décision de fermer la zone pour l’après midi.  Certains baigneurs n’ont pas hésité à nager jusqu’à l’endroit où le corps avait été repéré. Ils ont été poliment mais fermement renvoyés sur le bord, mais tout de même …
Nous avions l’impression d’être dans un épisode des Experts ( CSI : Saint Pée sur Nivelle) ( même si je n’ai jamais regardé cette série ).
Le corps, une fois photographié par une brigade spécialisée de la gendarmerie et placé dans un body-bag ( toutes ces opérations s’effectuant sous l’eau à l’endroit de la découverte de la dépouille ), a été remorqué par un scooter des mers de l’autre côté du lac. Nos Mômes ne se sont rendus compte de rien. Par contre nous, nous étions passablement retournés.
Et nous n’avons pas fait de pédalo.
Moralité : Bah y’en a pas.

 *** COUPURE PUBLICITAIRE ***

 
Pour détendre l’atmosphère, je vous propose une fausse publicité russe. Un Fail à la plage :

 ***

Le Fail cheveux :

 

Un sujet plus léger …
Oui, en bord de mer mes cheveux deviennent un fail à eux seuls. J’écope d’une crinière frisée et sèche, sur laquelle mon peigne se casse les dents. Je regarde avec envie les bombasses passer avec leur cheveux souples et brillants et leur corps de déesse, quand je me contente d’entortiller les miens dans une pince à cheveux ou de les natter ( frisé pour frisé … )
Mon esthéticienne m’a conseillé de les huiler, c’est encore pire, je dois mal m’y prendre : ils sont secs aux racines et gras sur toute la longueur…  et frisés … et cassants . Bref c’est moche.
Voilà, c’est à peu près cela …

 

Moralité : Préférer la coupe « Rachel » à celle de « Monica aux Bahamas » …

Le Fail à la con :

 
Je suis sur ma serviette ( youhou ), je surveille Fils Cadet qui surveille son seau.
Bref, je suis peinarde.
LdmJ est dans l’eau avec Fils Aîné. Soudain, j’aperçois une petite fille de l’âge de Fils Cadet qui erre seule sur la plage. Elle semble perdue, cela m’inquiète. Je la suis du regard pendant un long moment et je suis sur le point d’aller vers elle, quand une dame vient la prendre dans ses bras.
Rassurée, je me retourne vers mon Môme qui …… n’est plus là ! –‘
Il était juste parti rejoindre son père et son frère dans l’eau, mais j’ai connu un beau moment de panique.
Moralité : Avant de surveiller le Môme de ta voisine, commence par surveiller le tien ( ou au moins son seau ).

Le Fail de Fils Cadet :

Mes trois hommes sortent de l’eau. LdmJ ( qui a 6 ans, je te le rappelle ) se dit qu’il serait marrant d’apprendre à Fils Aîné à faire l’étoile de mer dans le sable.
Le voilà qui s’étale sur son dos en remuant les bras et le jambes. Ravi, Fils Aîné fait de même.
Je les observe le sourire au lèvres ( je suis bon public ) quand nous entendons un bruit de sanglot étouffé provenant de … Fils Cadet.
Il a voulu faire comme son frère et son père mais … il s’est étendu côté ventre … donc là il a la juste tête enterrée dans le sable.
Punaise, j’en ai encore les larmes ( de rire ) aux yeux en l’écrivant.
Moralité : Le sable dans la bouche et les yeux, ça pique.

Le Fail Espagnol :

 
Ce jour là, nous avions décidé de nous rendre en Espagne. Nous voilà arrivés à San Sébastian vers 10h30 ( on a pris le métro aérien ) ( ouais un train en Espagne en juillet 2013 … on est des fous ) ( je sais : j’ai déjà fait la vanne ).
Bref, arrivés sur la grande baie on a plein d’idées de trucs à faire, et on ne sait pas par où commencer. J’ai l’excellente idée de commencer par le Monte Igueldo : il parait qu’il y a une très jolie vue et un parc d’attraction au sommet.
Premier souci : le chemin qui longe toute la baie est très long, on marche entre 3 et 4 kilomètres. Le ciel se couvre petit à petit et Fils Aîné devient très irritable :
 » J’ai mal aux pieeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeds !!! « 
Deuxième souci : Arrivé au sommet épuisés et énervés, le ciel est tout moche. Voici la superbe vue vantée par les guides touristiques :

 

Bon pas grave, il reste le parc d’attraction. Sauf que …   :

Troisième souci : 
Nous sommes Vosgiens ( au cas où cela t’aurait échappé ami lecteur ), donc nous vivons à l’heure vosgienne : levés avec les poules et les yeux qui piquent vers 21h30 au début du film.
Or ici, nous sommes à l’heure espagnole : rien n’est ouvert avant midi.
Le seul truc que peuvent faire les Mômes à une heure aussi matinale ( 11h30, putain )  c’est un manège train dans lequel Fils Aîné fait la tronche :

 

Pourtant c’est lui qui conduit …
( note les mèches frisées qui s’échappent de ma coiffure )
Nous redescendons vers 12h, et nous percutons :
– que le ciel se dégage, … on aurait presque envie de remonter pour  profiter de la vue mais bon …
– que tous les autres « trucs à faire » se situent de l’autre côté de baie : il va donc falloir la re-longer  … en pleine cagne.
Moralité : Si tu veux passer une journée sympa dans un lieu inconnu, évite d’écouter mes conseils. Ils sont tout pourris.
 

Le Fail du dernier jour :

 
Dernière journée de vacances, nous remontons dans l’Est. Nous sommes partis vers 13h30 des Pyrénées Orientales. ( Edit pour Lydoue  : nous avons fait escale dans les PO) ( J’ai bien conscience que Saint Jean de Luz se trouve dans les PA ).
Il est à présent 22h, Fils Cadet a dormi une bonne partie de l’après-midi et vient de se rendormir.
Je dis à Fils Aîné ( que nous n’avons pas entendu de toute la journée ), qu’il peut se reposer également.
Il a le cou tendu et se montre très concentré :
 » Mais maman, je regarde les panneaux . Je veux voir les directions et le panneau des Vosges. »
A 23h30 il est toujours réveillé, j’abandonne.
A 23h35, nous entrons dans le département, je me retourne toute excitée :   » Ça y est, tu as vu le panneau ? « 
Il s’était endormi.

 

*** GENERIQUE ***

Avec une chanson de Jeff Buckley adaptée au Big Fail :
 » Nightmares by the Sea « .

 

Et vous quelques ratés à avouer   partager ???
C’était ma participation aux « Fail du mois » de Maman Bavarde.
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