Seule sur le sable, les yeux dans l’eau. Mon rêve était trop beau.

Fin du rêve. ( Et ne me remercie pas pour la chanson bien pourrite que tu as en tête ).

Non je ne suis pas seule : j’ai deux Mômes. Et mes yeux, certes ils sont dans l’eau, car en permanence rivés sur eux.

Avoir à s’occuper / surveiller deux jeunes enfants à la plage est trèèèèèèèèèès fatigant, et même si j’avais un peu le cafard de rentrer, je reconnais que je n’étais pas non plus mécontente ( en même temps je te rappelle que j’ai encore 5 semaines de vacances ^^) ( cela aide à relativiser … ).

Dans la lignée des deux épisodes de la saison 1 : Un jour sans fin ( à la maison) et Un jour sans fin ( dans ma salle de classe ), voici un épisode sur la répétitivité des journées à la plage avec des Mômes.


*** GENERIQUE ***

Cela faisait longtemps que je n’avais pas mis un clip de Robin Sparkles en générique d’un épisode.
D’autant qu’il s’accorde parfaitement avec le sujet du jour :

 


 

LES HORAIRES :

Nous étions en vacances, nous espérions donc un mieux pour le réveil du matin.
Les Mômes se couchaient beaucoup plus tard : ils sont passés de 20h30 à 22h30 en moyenne.
Nous espérions donc des réveils vers 8h30 (oui oui , pour nous c’est une grass mat’).

Premier matin : coucher 23h réveil 6h45. Bon c’est normal c’est la première nuit. Ils ne sont pas encore dans l’esprit vacances (  » Pense : Vacance  »  le Môme ! ).
Deuxième matin : 6h50 : ouaiiiii y’a du mieux ( second degré )
Troisième matin : 7h00 : on est sur la bonne voie hein ?
Tous les matins suivants : …  7h30 maximum …

Moralité : Mômes fatigués, Mômes énervés. On aurait mieux fait de les coucher vers 20h comme d’hab…Sauf qu’à 20h nous étions encore à la plage :
comme nous avions la chance d’avoir un temps magnifique, nous y allions deux fois par jour : le matin avant 11h et le soir après 18 h. Avec évidemment le même programme.

De fait, nous étions les premiers à la plage, vu que nous arrivions entre 9h et 10h00.
Mais également les derniers …
Entre temps on essayait de faire d’autres activités ( genre une sieste ^^ ).

LA MER :

Nous étions prévenus qu’il fallait se méfier des vagues sur la côte basque et de ses fameuses baïnes ( un mouvement marin qui vient te chercher en bord de plage pour t’emmener en pleine mer) ( non merci, sans façon, Monsieur le Courant ).

Mais le propriétaire de notre location nous a rassuré :

 » A Saint Jean, grâce aux digues, la mer est tranquille  » ( à prononcer avé l’accent )
Le soir de notre arrivée , nous nous sommes donc précipités en bord de mer et voilà effectivement les vagues de la grande plage de Saint Jean de Luz que nous avons pu observer :
Ouais. On a vite compris qu’on ne pourrait pas laisser les gosses jouer seul en bord de mer pendant que nous les observerions tranquillement depuis notre serviette :
Oups , elle était un peu violente, celle-ci … ( Il pourrait sourire tout de même, quand son père le prend en photo … )
Concrètement, nous les encerclions : un sur le sable et un dans l’eau. ( oui, nous sommes des parents légèrement névrosés ) ( ceci explique sans doute cela ).
Cependant, une question s’impose à moi : pourquoi personne ne nous prévient quand nous devenons parents ? La plage n’est plus un endroit de repos mais un lieu de surveillance attentive.
Et malgré mon regard scrutateur vers l’océan je ne me suis pas transformée en Pamela Anderson pour autant ( ou en Yasmine Bleeth, elle est brune, c’est plus crédible ). Shiiiiiiiiiiiit.

Je pensais naïvement que, comme l’an dernier, les Mômes passeraient la plupart de leur temps sur le sable à construire des châteaux tels Robin Sparkles ( cf générique ).

J’avais simplement oublié que l’année dernière nous séjournions en Bretagne. L’eau était à 16° et nous étions en période de grande marée. Pour trouver la mer à marée basse les gamins devaient donc marcher un kilomètre pour finalement se retrouver à nager au milieu des bateaux de pêche.
Autant dire qu’il ne se sont pour ainsi dire pas baignés.
Par contre ici, il ne voulait aller que dans l’eau. Même le petit qui a pourtant fait quelques roulés boulés dans les vagues, en redemandait encore et encore … et encore. Je ne sais pas chez toi, ami lecteur, mais personnellement au bout d’une heure à patauger dans une eau tiédasse, j’ai légèrement froid. Eux nan. Jamais. Des warriors. Il pouvaient se prendre 10 000 vagues dans la tête, ils se relevaient toujours de plus en plus hilares. Surtout si leur père apportait un seau et l’utilisait pour faire des « prouts » dans l’eau ( LdmJ, 6 ans ) ou la pluie ( les Mômes avait droit à une pluie genre douche tropicale légère et agréable, quand moi je me prenais directement le seau de flotte dans la tronche ) ( nan LdmJ, ce n’était pas drôle ) ( surtout quand on porte des lentilles de contact ).
Fils Cadet, lui, voulait que je le poursuive en criant « AHHHHHHHHHHHH » et en mimant le requin , il tentait alors de s’échapper aussi loin que sa bouée lui permettait ( à 1 mètre donc ).
On a quand même réussi à faire quelques châteaux de sable avec eux ( sinon LdmJ aurait été très déçu ) ( d’autant plus qu’on se trimbalait l’ÉNORME sac avec tout le « matérielpourjouerdanslesable » deux fois par jour ).
Tu noteras l’angle de prise de vue qui permet une mise en abyme avec le fort de Socoa ( quel talent )
Dans le sable, les Mômes avaient des jeux très cycliques donc bien dans le thème du jour :
Fils Aîné ( et Ldmj ) construisaient un château de sable.
Fils Cadet détruisait le château de son frère qui se trouvait sur son chemin ( en même temps, ils venaient de lui faire une jolie entrée, c’était tentant ).
Crise de colère de Fils Aîné.
Course poursuite des deux Mômes avec un Fils Aîné brandissant son râteau tel un gladiateur et un petit glapissant et sautillant.
Retour au début.
Ou encore :
Fils Cadet va chercher de l’eau avec son seau.
Fils Cadet verse son gros seau dans son minuscule arrosoir ( légère perte dans l’opération ).
Fils Cadet verse son arrosoir dans son moulin.
Observation intensive du moulin qui tourne.
Retour au début.
Passionnant. ( Je baille en y repensant )
Et comme je n’avais pas pris de livre, je me retrouvais dans l’obligation d’observer tout leurs faits et gestes.

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Un  » Behind the Music  » spécial Robin Sparkles, Sandcastle in the Sand :


 

 

Mais sérieusement ce qu’il y a de plus marrant à la plage avec des enfants c’est le …

RHABILLAGE de tes Mômes sablés :

 

Premièrement il nous faut expliquer aux Mômes qu’il est l’heure de sortir de l’eau, car cela fait tout de même 1h30 qu’ils s’éclatent dans de la flotte salée à la propreté douteuse. Et que, de toute façon, on va revenir dans moins de douze heures. (Ouéééé) .
Bien évidemment, ils refusent de rentrer ( genre comme s’ils avaient le choix, quoi ! ).
Fils Cadet prend même carrément la tangente, il se met à courir le long de la plage et criant « ze coooooooooooooours » et en pensant qu’il va très vite. En soupirant, LdmJ rejoint le fugitif en 3 enjambées  mais ce dernier se débat furieusement en essayant de mordre l’épaule de son père. (oui, c’est son truc en ce moment ).
De son côté , Fils Aîné teste une autre tactique, il cherche à s’enfuir par la mer. Bon le fait qu’il ne sache pas nager le ralentit légèrement, j’attends un peu puis les vagues le renvoient  assez vite dans mes bras.
Finalement on leur demande d’aller se doucher, et comme ils surkiffent  la douche  de la plage, ils acceptent de bonne grâce.
Evidemment, une fois sur place,  ils préfèrent se balancer l’eau du petit robinet à la tronche plutôt que de s’enlever le sable.
C’est le jeu ma pov’ Lucette.
N’empêche que cela devient grave gonflant, et que je commence à en avoir sérieusement assez. J’essaie tant bien que mal d’enlever les derniers grains de sable des jambes du Fils Aîné quand celui-ci s’écrie bien fort, en me tendant son postérieur  : «  Maman, tu peux regarder s’il reste du sable entre mes fesses »
– -‘
Et c’est toujours au moment précis où le sable est plus ou moins ôté, que Fils Cadet trébuche et se vautre de tout son long dans le sable, imitant alors à la perfection une escalope panée.  Non, ce n’est pas drôle.
Retour case départ ( un nettoyage sans fin … )
Pendant ce temps, Fils aîné s’est rhabillé tant bien que mal. Certes, il a encore du sable dans les cheveux mais plus dans les fesses.
Un soir je l’entends crier bien fort :
« -Oh maman j’ai trouvé plein de trésors !!! »
Moi ahanant et suant entrain de rhabiller son frère, je m’imagine qu’il a découvert des coquillages et crustacés cailloux,  au pire un bout de bois ( bien taillé cela donne une super épée, donc un véritable trésor pour un enfant de 5 ans ).
Je lui jette un vague coup d’œil et que vois-je dans ses mains : une cuillère en plastique dégueu et un truc dontjepréfèrenepassavoirdequoiils’agit.
Replaçons nous dans le contexte : nous quittions la plage vers 20h30, elle s’était donc transformée petit à petit en dépotoir …
 Je lui crie de jeter cela. Il va les mettre à la poubelle en ronchonnant :
–   Tu laisserais quand même pas tout ça par terre. C’est pas propre…
Bah si c’est exactement ce que je comptais faire en fait. Au mieux, je mets un peu de sable dessus avec le bout de mon pied.
J’ai furieusement envie de rétorquer :
– Honnêtement Fils Aîné, tout à l’heure quand tu as fait pipi dans le sable, je ne suis pas sûre que cela soit particulièrement propre non plus. ( d’ailleurs nous avons recouvert le délit par du sable ) ( Oh ça va, leur frère Brimbelle fait pareil ).
Mais je me contente d’un :
–    Demain, le tracteur de la plage va passer et tout nettoyer. Voilà.
( Tu sais Fils Aîné, les tracteurs qui te font flipper TOUS les matins  et à cause desquels tu te précipites  dans la mer en hurlant : « MAMAN, j’ai peuuuuuuuuuuur, le tracteur il va rouler sur ma pelle en plastiiiiiiiiiiiiiiiique !!! » )( D’ailleurs à ce propos, je tenais à remercier les conducteurs de ces engins qui ont toujours su éviter d’écrabouiller nos affaires alors que nous les avons toujours placées bien pile au centre de l’espace à nettoyer ).
Pendant ce temps, LdmJ a rangé toutes les affaires sur la poussette ( qui ressemble désormais à un tank et qui a une envergure plus d’un mètre ) et la porte tant bien que mal au dessus du sable ( A Saint-Jean, il doit en plus remonter l’escalier de la digue, puis le redescendre. ) Quand je le vois arriver près de nous dégoulinant, je me dis que finalement le rhabillage des Mômes n’était pas le plus pénible.

LES VISITES :

Nous avons également fait quelques visites, qui elles aussi avaient un côté répétitif dans leur déroulement :
–     Si nous marchions dans les ruelles d’une ville : Fils Aîné râlait que c’était trop long et qu’il avait mal aux pieds. Fils Cadet était heureux car il était tranquillou dans sa poussette.
–       Si nous marchions sur des sentiers côtiers : Fils Cadet râlait que c’était trop long et qu’il avait mal aux pieds. Fis Aîné était heureux car il pouvait courir sans nous donner la main.
–      Si nous visitions des musées : ils râlaient tous les deux.
–      Partout où nous sommes allés nous avons – pour le plus grand plaisir des Mômes –  pris un truc qui se déplace sur des rails ( au mépris du danger ) ( le train n’étant pas le moyen le plus sûr de se déplacer actuellement ) :
·         Train à crémaillère.
·         Métro aérien.
·         Manège train.
·         Petit train touristique de ville.
·         Funiculaire.

DANS LA LOCATION :

Pour terminer, dans la location aussi, certaines situations étaient TRES répétitives…
Soit les enfants se coursaient en hurlant, soit nous les placions devant la télévision et le calme revenait. Je vous laisse deviner quel est le choix que nous avons adopté durant toutes nos vacances. On les a même laissé regarder des trucs aussi improbables que Diégo : un autre copain à grosse tête de Dora. Et d’ailleurs à ce propos, j’ai toujours proclamé haut et fort que Dora était d’une nullité absolue. Et bien ce matin Fils aîné à expliquer à Fils Cadet que les perroquets multicolores s’appelaient des Ara, et que c’est Dora qui lui avait appris ( je meurs  … )

 

*** GENERIQUE de FIN ***

Le quotidien des bombasses sans enfant à la plage est aussi très répétitif et fatigant :

 

 


 

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